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Petit éloge de la fuite hors du monde. De Pétrarque à Pascal Quignard
Oudghiri Rémy
ARLEA
9,00 €
Épuisé
EAN :9782363081278
Qui n'a pas rêvé, un jour, de tout quitter ? De renoncer au confort d'une vie réglée, d'abandonner la société des hommes, de disparaître à l'horizon du monde ? Cette tentation de la fuite peut apparaître à tous les âges de la vie, toucher tous les milieux, prendre des aspects très différents selon les individus ; force est de constater qu'elle est présente chez beaucoup de nos contemporains. Certains ne feront qu'y penser, d'autres sauteront le pas et tenteront l'aventure. C'est pour mieux cerner ce phénomène que Rémy Oudghiri se penche sur notre désir d'autre chose. De la fuite au désert prôné au IVe siècle par l'érémitisme chrétien à l'éloge exalté de l'évasion à partir des années 1960, c'est dans la littérature qu'il trouve les réponses les plus inattendues. De Pétrarque à Rousseau, de Tolstoï à Flaubert, sans oublier Simenon ou Pascal Quignard, Rémy Oudghiri montre que, derrière ce besoin de retrait, on retrouve le même secret étonnant et paradoxal : la fuite hors du monde n'est rien d'autre qu'une façon d'y entrer vraiment. Rémy Oudghiri, sociologue, est l'auteur de Déconnectez-vous ! paru en 2013 aux éditions Arléa.
Résumé : Nos modes de vies et nos sociétés laissent de moins en place à l'imprévu. Ainsi, ce qui fait l'essentiel de la vie est en train de se perdre : la beauté insoupçonnée du quotidien, une rencontre inattendue, la découverte par hasard d'un paysage... Mais il est encore possible d'échapper à cette triste évolution. Les solutions sont à notre portée. En adoptant un autre regard sur certaines situations, en accueillant favorablement certains événements apparemment contrariants, en les envisageant non comme des obstacles, mais comme des chances, alors notre capacité d'émerveillement peut reprendre ses droits. Il existe aussi des lieux de l'imprévu : les bancs publics, les premiers étages dans les cafés, les halls d'aéroports, les restaurants vides, les églises, les cimetières, tous ces lieux d'apparence banale offrent d'incomparables occasions de fugues, de vies parallèles. Ces instants dérobés, inattendus, ces lieux où le temps paraît flottant ou suspendu, sont ce qu'il nous reste pour accéder à la poésie.
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Présentation de l'éditeur Après la publication de Déconnectez-vous, Rémy Oudghiri poursuit son travail d'entomologiste des faits de société pour s'attaquer à une tendance qu'il avait déjà évoquée succinctement dans son premier ouvrage : de plus en plus de gens décident de rompre avec leur vie, abandonnant souvent un univers professionnel, un lieu de résidence, (souvent en milieu urbain), pour Entre la fuite au désert prônée au IVe siècle par l'érémitisme chrétien et l'éloge exalté de l'évasion à partir des années 1960, toute une histoire de la fuite se dessine. Mais Rémy Oudghiri va plus loin et s'attache, comme il l'avait fait dans Déconnectez-vous, à retrouver dans l'histoire de la littérature les oeuvres qui, chacune à sa façon, montrent le chemin de cette mise à l'écart volontaire. De Pétrarque à Rousseau, de Tolstoï à Flaubert, sans oublier Simenon ou Pascal Quignard, Rémy Oudghiri montre que ce thème de la fuite ne date pas d'hier.
Tout ce qu'on cherche une grande partie de sa vie est là : une paix absente partout ailleurs, une lumière qui ne se donne ni chaque fois ni entièrement, une lumière qu'il faut attendre ? et c'est cette attente qui donne du sens à notre vie si fragile. Le "Miracle Morning" a mis l'aube à la mode : il suffirait, nous dit-on, de se lever tôt, faire du sport, méditer, manger équilibré, et prendre de l'avance sur les autres pour "réussir sa vie". Et si l'art de vivre était ailleurs ? S'il fallait le chercher dans la splendeur plutôt que dans la performance ? Dans le petit matin rêveur loin de toutes contraintes sociales. Après Déconnectez-vous ! et Petit Eloge de la fuite hors du monde, Rémy Oudghiri poursuit l'aube dans les rues de Paris, les paysages toscans, les jardins de Casablanca ? comme dans les oeuvres des grands solitaires du cinéma, de la musique ou de la littérature, de Paul Valéry à Peter Handke ou Pascal Quignard.
Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.
Aujourd'hui, internet nous accompagne toujours et partout. Où que nous soyons, grâce à nostéléphones portables, nous pouvons nous connecter à tout moment. Conséquence : nous nesavons plus nous déconnecter. D'où une addiction maladive aux messages, un oubli dela présence de l'autre, un état de distraction chronique, voire un manque d'efficacité et deprésence au monde...Pour certains, la connexion est un réflexe mécanique : elle a perdu toute signification. On seconnecte... sans même savoir pourquoi !Le temps est venu d'apprendre à vivre avec les nouvelles technologies. Un mouvement enfaveur de la " déconnexion " est en train d'émerger dans nos sociétés. Ici et là, des individuscommencent à ralentir le rythme. Ils n'hésitent plus à " débrancher " temporairement leursappareils électroniques. Leur objectif ? Reprendre le contrôle de leur vie.S'appuyant sur ses lectures, de Sénèque à Sylvain Tesson, en passant par Thoreau et tantd'autres, Rémy Oudghiri pense que cette déconnexion salutaire est une possibilité de seretrouver soi-même et de remettre les livres et l'esprit au coeur de notre vie.
Ce livre est tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. A 5 ans, Hélène Lanscotte reçoit le premier prix de gourmandise. La récompense détrône le péché. Sa vie sera gourmande, exigeante en goûts, curieuse de toutes les saveurs et de tous les mets. Manger a toujours été un acte simple, naturel et vital pourtant jamais une telle évidence n'aura été disséquée, analysée et cataloguée. Regarde comment tu manges et tu sauras qui tu es. Ce pourrait être l'exergue de ce livre, tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. De la pinailleuse qui cache son jeu au glouton qui semble jouer sa vie à chaque repas, des habitudes de cuisine aux recettes transmises de génération en génération, elle dresse un panorama sensible et gourmand de ces comportements alimentaires, et ce faisant, parle de la vie tout court. Elle oscille sans cesse entre le coup de fourchette et le coup d'oeil, débusquant celle qui n'aime pas, celui qui déguste, ou encore celui qui fait de chaque repas une cérémonie immuable. De quelques miettes, elle fait son essentiel, comme si manger était bien plus que se nourrir, mais aussi se dire et se dévoiler.