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Les dessous de la révolution voltaïque. La mélancolie de la victoire
Ouattara Lona Charles
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782343127040
Excepté quelques rares pays comme le Sénégal, l'Afrique noire est malade de son armée. L'irruption éhontée de cette dernière sur la scène politique démontre à souhait son manque de formation, son impréparation à faire face à ses devoirs et obligations, son immaturité, et son manque de professionnalisme. Le complexe d'infériorité déguisé en complexe de supériorité de ses cadres vis-à-vis de leurs homologues civils participe de cette fuite en avant inacceptable. L'on est par exemple fier de se réclamer du statut militaire tout en abhorrant servir l'armée. Dès lors, les subterfuges tels que "l'armée regorge de compétences qui demandent à être mis au service de la nation" sont légion. Dans une telle posture, ni l'armée n'est commandée, ni les postes civiles usurpées ne sont bien gérés. La compétence réelle manque tout simplement. En très grand mal d'imposture, les pseudo-intellectuels et les intellectuels faussaires aident l'armée dans cette forfaiture permanente, notamment sous la révolution sankariste. Ils aident à sa politisation, toute chose qui reste contraire aux règles de neutralité qu'elle se doit d'observer de manière stricte. L'armée ne peut et ne doit être partisane en créant ou en adhérant à un parti politique sous peine de remettre en cause le contrat social. La démocratie est à ce prix car, les partis politiques sont, par essence, partisans et cause de division de la société, si des règles précises ne gouvernent leur mode de fonctionnement. Le verbe latin "partire" ne signifie-t-il pas diviser ?
Ce livre décrit, dans le détail, les mauvais choix qui ont entrainé le drame d'Inata au Burkina Faso. Celui-ci provient du mépris du politique et de la hiérarchie militaire pour la stratégie. En choisissant la tactique au détriment de la stratégie, ces acteurs ont délibérément dédaigné le renseignement et la planification logistique stratégiques. Or, le succès de toute opération militaire repose sur la surprise et la vitesse. En effet, pendant que le renseignement permet la surprise, la logistique autorise la vitesse d'exécution de la manoeuvre. L'armée burkinabè d'avant Inata a manqué d'anticipation et de mobilité. Loin de convaincre donc, les négociations engagées avec l'ennemi sont les signes avant-coureurs de la défaite militaire programmée. Car la stratégie se définissant comme étant l'art de la dialectique des volontés employant la force pour résoudre leur conflit, tout manque de volonté conduit à la reddition.
Face aux enjeux sécuritaires, mobiliser la nation dans une réconciliation politique au lieu de la mobiliser à faire la guerre est une erreur stratégique grave. Puisque nous y sommes cependant, nul n'a le droit de pardonner des crimes de sang et de violations des droits de l'homme au nom des victimes et ayants droit. Au total, c'est un livre qu'il faut lire avec attention, pour s'emparer des idées développées par l'auteur et en tirer des leçons, car comme dit un proverbe d'un pays voisin de chez nous "nul n'est coupable d'avoir parlé, c'est à celui qui écoute de savoir tirer profit" . Maître Halidou Ouédraogo
Ce recueil est composé de cinq nouvelles où l'auteur développe plusieurs thèmes : les dérives identitaires, la pauvreté, le libertinage, les coutumes, la sorcellerie, etc. A travers cette fiction narrative, l'auteur dévoile des tranches de vie. A la disparition de Kagasho, chef mythique et fondateur de Sokala-Sobara, se pose le problème de sa succession au trône royal. La référence aux origines des aspirants divise le peuple. C'est l'objet de la première nouvelle qui donne son titre à l'ouvrage. Les quatre autres nouvelles trouvent leur unité dans le thème de l'Ecole. Un enfant de parents démunis se raconte : ses cours primaires dans son petit village perdu de la savane que les rites rendent plus sauvage, et sa volonté d'affranchir ses parents des griffes de la misère. C'est sans compter avec la mort qui au dépourvu vous arrache les êtres chers. L'auteur passe également en revue les diverses fortunes de la vie estudiantine : les réformes académiques, les grèves qui sont sérieusement réprimées et les problèmes d'emploi. Pour évanouir l'incertitude du lendemain, les étudiants se donnent certaines libertés. Quand les coutumes doivent guider même le choix de l'âme soeur, la sorcellerie n'est plus loin ; un clin d'oeil pour dénoncer le mariage forcé.
L'indépendance suppose l'appropriation des attributs fondamentaux de la souveraineté nationale que sont la capacité à défendre le territoire national, l'indépendance de l'économie nationale, la souveraineté monétaire, la maîtrise du contrôle de la population, l'indépendance des politiques intérieure et extérieure. Or, du souverainisme ethnoculturel au souverainisme marxiste-révolutionnaire en passant par le souverainisme civique à caractère contractuel, le Burkina Faso n'a pas fait montre d'une indépendance économique véritable. Le colbertisme de Thomas Sankara et la non-double imposition entre le Burkina et la France, suffisent-ils pour la conquête de la souveraineté économique ?
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.