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La littérature prend le maquis
Otte Jean-Pierre
SENS ET TONKA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782845341111
Devant le peu d'exigence du public et l'intronisation de la médiocrité dans l'arène médiatique, la littérature n'a que la ressource de l'esquive ; elle prend le maquis pour se sauvegarder elle-même, vivre à sa guise, continuer de développer dans ses ouvrages des perspectives de plaisir et d'élargissement dans la présence à soi-même et au monde. Jean-Pierre Otte dénonce les méfaits de la culture par tous, l'exception culturelle et autres petites infamies en art et en littérature, le parasitisme et l'onanisme oculaire. En même temps il s'efforce de comprendre l'avilissement et la platitude comme une étape nécessaire dans un processus de renouvellement. C'est dans l'ombre, en coulisse, en marge, que s'invente une culture nouvelle, libre, forte et fertile dont nous avons la plus grande nécessité dans le temps de la rupture et du passage.
Nous nous porterions sans doute beaucoup mieux, en tout cas pas plus mal, si nous envoyions tous nos politiciens sur la Lune, à condition expresse de conserver avec nous les techniciens et les gestionnaires des grandes utilités. La politique se veut la solution des problèmes, quand en réalité elle entretient et multiplie les problèmes pour son profit et la confirmation de ses privilèges; elle n'est pas ou n'est plus la solution (si elle l'a jamais été), mais, le plus généralement, la source des maux et des misères du monde, le facteur d'autres maux et d'autres misères.Parmi ses méfaits les plus frappants, la politique a supprimé la vie en tant que vie poétique ; elle nous a détériorés insensiblement dans l'âme."
Chroniques publiées au fil du temps dans des journaux et revues, ou lues à la radio, chacun de ces textes est le condensé de la philosophie de vie d'un poète, très peu théoricien mais très attaché à son inscription parmi les choses de la nature. Capable comme très peu de rafraîchir d'une formulation toujours nouvelle des sensations et des idées retrouvées, prompt à partager une vitalité jamais entamée par la routine, il distribue généreusement convictions et enchantements, et nous entraîne dans sa quête du merveilleux. Sans jamais le céder au simplisme, à la naïveté ou à la convention.
Résumé : De sa dix-neuvième à sa vingt-quatrième année, en un temps d'apprentissage, Jean-Pierre Otte écrivit bon nombre de poèmes et de courts récits. Comme s'il convenait d'abord de s'exercer, de pratiquer des sortes d'exorcismes, et de subir des influences pour progressivement s'en affranchir. Ainsi qu'il le dit dans Entrée en écriture : "il s'agissait d'exprimer à chaque fois un univers devenu familier tout en laissant aux mots la liberté d'ourdir leurs propres images insolites et d'exprimer ainsi la saveur de ce qui, quoi qu'on fasse, nous reste insaisissable." Beaucoup de ces poèmes furent détruits, l'écrivain en herbe les considérant, peut-être à tort, comme des "copeaux d'atelier". D'autres, dispersés, furent publiés en diverses revues et un bon nombre demeura inédit. Ce sont ces textes que l'auteur a réunis ici, les prémices étonnamment matures de l'oeuvre à venir.
La critique a comparé Jean-Pierre Otte (natif de l?Ardenne belge mais établi dans le Lot) à Giono, à Genevoix. Cet amoureux des mystères de la femme, de la terre et du vin se penche ici sur son jardin, et plus spécialement sur les moeurs des êtres vivants qui l?habitent : fleurs et bestioles, dont la grande affaire est bien sûr l?amour.
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
Ecrit du mois de mars 1999 au mois de mars 2000 - d'où son titre -, cet ouvrage constitué de courtes satires fait référence à la cruauté et à l'absurdité de l'Homme désarmé, malgré tout, face à son propre désarroi. Tu lui dirais alors noblement oui de l'estocade tu meurs c'est beau et le taureau sonderait fier le regard qui ternit le souffle qui s'éteint sous le ciel imparable du soleil sévillan il couperait alors les oreilles et la queue - les couilles du héros en bouquet dans sa bouche séchantes - de ces trophées muni dans son enclos enfin ferait le signe de la croix...
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
Pendant que l'écologie radicale, arc-boutée à ses préceptes de rigueur, tente de résister, pendant que le Green business s'organise pour récupérer le marché bio, une troisième voie, sans nom, et qu'ici j'appelle "L'alternative ambiante", naît des rumeurs entremêlées analyses contradictoires, bilans de catastrophe, prédictions hasardeuses mais aussi de véritables constats, d'expériences et de recherches sérieuses. L'alternative ambiante regarde du côté de la décroissante sans y adhérer tout à fait, se détourne du Green business jugé excessif et, plutôt que d'espérer un quelconque salut venant des élus de la République, se place dans l'expectative en interrogeant les incidences possibles de l'Effet papillon. Oui, le jardin est planétaire, plus personne ne peut en douter mais tous ceux dont l'esprit alerté mesure les dimensions d'une si ample question se demandent comment on devient jardinier dans ce jardin-là. Aucune réponse ne parvient formulée d'un bloc. L'humanité incrédule, tour à tour endormie par les médias et réveillée par la crise, tente de nouvelles pistes de vie en terrain inconnu. Tout est à inventer, tout semble nouveau".