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L'île de Saveria
Ottavi Antoine
GALLIMARD
10,85 €
Épuisé
EAN :9782070712830
Témoin omniprésent et omniscient parce que vieille autant qu'on peut l'être, Saveria n'est que souvenirs, intuitions et commentaires qu'elle assène à ses interlocuteurs, et au lecteur. Voix obstinée, une parmi tant d'autres possibles, elle décide d'exprimer le monde silencieux des siens, divers et contradictoire. Assignée par l'âge au spectacle de l'histoire, elle croit ne plus rien attendre, sans savoir qu'elle n'est que désir d'un dialogue et angoisse d'un avenir. "Ces vocalises, ce cri collectif inlassablement repris et dont on souhaite qu'il ne finisse jamais, la ravissent et l'emplissent d'effroi. C'est que ce chant dont l'oreille guette les accords sans cesse renouvelés chante rarement la joie, mais presque toujours le malheur qu'il tient ainsi à distance. Paroles de la douleur subie, musique du bonheur d'être ensemble, solidaires. Tendue à se briser, la voix haute crie, la voix moyenne est douce, la voix basse est virile. L'une inquiète, les autres rassurent. Le groupe vit ainsi, au soir de son labeur, son instant de plénitude, face à la nuit. Ceux qui n'ont pas entendu a paghjella ne nous connaissent pas." Qui parle ? Une conscience singulière, mais aussi toute une île, paysage compris. A l'imitation du chant méconnu, des voix tissent le récit polyphonique des confidences, des révoltes et des espoirs.
Résumé : Voici la biographie tout à la fois la plus complète, la mieux détaillée et la moins inaccessible du théoricien américain. Véritable prophète aux Etats-Unis, ayant annoncé quarante ans avant tout le monde le retournement des élites contre le peuple, Christopher Lasch connait un succès fulgurant en France depuis 10 ans. Mis à l'honneur pendant la crise des Gilets jaunes, il est la plupart du temps incompris ou cité de travers. Le voici dans une biographie écrite par l'un de ses jeunes spécialistes, dans une langue claire et passionnée.
Julius a disparu. On est sans nouvelles. Dans le grand salon blanc, les siens sont rassemblés... Longue distance, suite. Plus il croyait s'approcher, plus l'horizon reculait. Au fil de ses successifs dédoublements. Qui finirent par s'emparer de l'approche même. Il lui restait, dès lors, à disparaître. Ce qu'il fit, leur laissant le texte à scander, à hautes voix.
L'essor de la télévision et des médias et le statut qu'ils ont acquis au sein de l'espace familial et auprès des enfants modifient considérablement les conditions de socialisation et de subjectivation de l'individu. Dans ce livre, Dominique Ottavi et Dany-Robert Dufour s'attèlent à une analyse de cette réalité et des conséquences sur le développement de l'enfant, sur le devenir des liens familiaux et des rapports sociaux. Sans entrer dans les querelles partisanes du "pour et du contre", leur analyse contribue à s'interroger sur les enjeux de ces transformations et sur la reconstruction d'un climat de confiance et d'un dialogue constructif dans cet univers surmédiatisé. Dans la première partie, Dominique Ottavi pose le problème du lien entre enfance, violence et médias. Entre l'hypothèse d'une totale innocuité de la télévision et l'idée opposée d'une influence directe de celle-ci sur le comportement, l'auteur questionne le rapport entre jeunesse et violence, institué par notre culture et réfracté par les médias. Dans la seconde partie, Dany-Robert Dufour aborde deux aspects: les transformations produites par la télévision au sein de la famille et les dérèglements dans l'accès au symbolique produits par l'image télévisuelle.
Chaque jour, Jacques de Bascher déjeune aux Deux Magots ou chez Lipp, toujours à la même table. Il retrouve dans ce minuscule triangle germanopratin l'ensemble de la faune qu'il recroisera le soir venu. Ses journées suivent un rituel immuable. Lorsqu'il rentre chez lui après le déjeuner, il fait une sieste puis se rend chez Carita, où Monsieur Guy, coiffeur de feu Gérard Philipe, se charge de sa nuque. Quand il ne prend pas soin de son apparence, il va au cinéma, fait du shopping, prend le thé chez une comtesse ou reçoit un amant. Vers dix-sept heures, il repart vers l'Odéon et s'installe au Dauphin, rue de Buci. Il y joue au flipper et y achète les substances nécessaires à la prochaine nuit. Puis il se rend chez Karl Lagerfeld avant de rentrer se préparer pour sa soirée et de filer vers le Flore, l'antichambre de la nuit, à quatre minutes de chez lui." L'allure d'aristocrate, le goût très sûr et la beauté viscontienne de Jacques de Bascher féront de lui la muse de Karl Lagerfeld et l'amant terrible d'Yves Saint Laurent. Ce livre, fruit d'une enquête auprès de ceux qui l'ont côtoyé, admiré ou mal aimé, est une plongée dans les années 1970 et 1980, ces années folles qui consumèrent Paris et ses troupes, et dont il fut l'une des figures les plus singulières.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.