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Etre parent, c'est pas un métier ! Petit traité éducatif
Ott Laurent
FABERT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782849220535
Les parents sont souvent dans le doute. Ils se retrouvent isolés, fragilisés et assaillis de questions et de responsabilités. Ils s'interrogent, se remettent en cause, sont fréquemment en détresse. Ils ont besoin de comprendre ce qui leur arrive. Aujourd'hui, tout le monde s'accorde à dire que la parentalité a changé et qu'il est de plus en plus difficile d'être parent. Pourtant ce n'est pas ce dernier que l'on entend mais des spécialistes qui parlent à d'autres spécialistes. Je crois indispensable de s'adresser aujourd'hui aux parents sur des questions fondamentales. Il s'agit de donner corps aux idées et aux interrogations que tout un chacun est amené un jour où l'autre à se poser sur le sens de cette expérience dont on parle tout le temps sans en parler vraiment. Avec ce livre j'espère proposer une aide véritable à une époque où il n'est plus possible de se contenter de reproduire des modèles mais où il est nécessaire que chaque parent s'engage et définisse sa propre pensée. Biographie de l'auteur Laurent Ott, éducateur spécialisé, enseignant, animateur, formateur de travailleurs sociaux, travaille avec les familles. Parent lui-même de deux enfants, il connaît bien l'envers du décor des institution éducatives pour les familles. Docteur en philosophie, militant associatif engagé dans des innovation éducatives et pédagogiques il est l'auteur de Les enfant seuls (Dunod, 2000 et 2003), L'école au piquet - mauvaise: pensées d'un instituteur de banlieue (Albin Michel, 2002), Travailler avec les famille (Eres, 2004), et Le travail éducatif en milieu ouvert (Eres, 2007)
Le travail social est aujourd'hui en crise comme tous les secteurs et toutes les institutions. C'est en dehors des institutions, des structures, et des pratiques traditionnelles que s'invente, ou s'inaugure jour après jour, le travail social de demain. Celui-ci expérimente d'autres modalités d'intervention : le travail hors cadre et hors institutions au plus près des publics et des groupes marginalisés. Bien que minoritaires et précarisées, ces expériences existent et se répandent. Elles appellent l'ensemble des acteurs éducatifs et sociaux, au-delà des cloisonnements (professionnels / usagers), ou par secteur (l'Ecole, l'Education populaire, l'Education spécialisée) à s'approprier leurs pratiques, leurs terrains et l'ingénierie de leur intervention. Les textes réunis dans ce recueil sont directement liés aux pratiques concrètes qui les inspirent. Ils sont écrits par un seul auteur mais s'inspirent d'une expérience plurielle et collective. Ils traitent des questions vives de l'intervention sociale et éducative dans une perspective engagée.
La précarité s'est insinuée petit à petit à tous les étages de la société. Souvent réduite à la visibilité progressive de groupes de population cumulant des situations d'extrême pauvreté et des difficultés administratives, sociales et personnelles, la précarité n'en affecte pas moins l'ensemble du corps social. Le phénomène concerne également les acteurs socioéducatifs eux-mêmes, ainsi que les institutions dans lesquelles ils travaillent. Objet de préoccupation inévitable, la précarité n'est pour autant que rarement pensée et comprise pour ce qu'elle est : un changement radical du fonctionnement et de la nature de la société, comme de la place des institutions, ainsi que des besoins des publics. Le but de cet ouvrage est de permettre au lecteur d'appréhender au mieux ce que la précarité est en réalité. Le texte s'appuie sur une synthèse des connaissances sur le sujet, mais surtout sur les caractéristiques observables des phénomènes de "précarité" et de "précarisation". Les idées, les observations et les réflexions sont adossées aux difficultés des pratiques actuelles en matière d'intervention socioéducative, sanitaire et sociale, dans l'enseignement ou dans le secteur de l'éducation populaire. L'ensemble de l'ouvrage se réfère à une solide connaissance du fonctionnement des institutions, équipes et structures en ces domaines, et donne de nombreux exemples concrets des difficultés observables. Cet ouvrage relève les pistes d'évolutions et d'actions qui ne sont pas seulement possibles, mais sans doute nécessaires et urgentes.
Aujourd'hui quand on entend, quand on lit le mot "éducation', le plus souvent c'est de"rééducation"qu'il semble être question. Du sens premier de ce mot, on ne trouve plus guère référence. Qui mentionnera pourtant qu'éduquer c'est avant toute chose créer du lien? Qui ajoutera que l'éducation est avant tout un"don d'éducation', une offrande obligée, qui oblige l'enfant à son tour et qui l'insère ce faisant dans l'humanité? Ayant eu l'occasion au cours de mon parcours professionnel d'exercer tour à tour comme éducateur spécialisé, instituteur, professeur d'école, directeur, animateur, formateur en travail social, j'ai été à la fois confronté à l'éparpillement, à la déliaison, au manque de communication entre tous ces professionnels... malgré l'évidence d'une unité fondamentale de la fonction éducative. Partout j'ai pu vérifier qu'éduquer c'est à la fois créer du lien, transmettre, donner des limites, mais aussi prendre soin de l'enfant et l'amener à développer sa conscience et transformer sa réalité. [Laurent Ott.] Biographie de l'auteur Laurent Ott, en tant qu'éducateur spécialisé, enseignant, formateur de travailleurs sociaux, est amené à travailler avec les enfants et les parents. Docteur en philosophie, militant associatif engagé dans les innovations éducatives et pédagogiques, il a beaucoup travaillé autour des questions de coéducation et de travail avec les familles. Invité fréquemment à faire des interventions ou conférences, il est l'auteur de plusieurs ouvrages.
La formation d'éducateurs spécialisés sourds se déroule depuis 30 ans à l'EFPP. Après les grandes incertitudes des débuts, le temps du questionnement d'un dispositif de formation original et éprouvé est venu. Il était nécessaire de mener une recherche pour déterminer ce que sont devenus tous ces éducateurs sourds formés, pour savoir où ils travaillent, comment ils accèdent à l'emploi éducatif, auprès de quels publics ils interviennent et de quelle manière ils bénéficient d'une évolution de carrière. Cet ouvrage reprend les éléments de réponse et d'analyse concernant les parcours de ces professionnels, résultat d'une recherche menée pendant 3 ans et qui s'est achevée en novembre 2010. Elle permet d'entendre la réalité professionnelle et la parole de ces éducateurs singuliers. L'ensemble témoigne de l'état du travail social qui reste encore fermé au handicap. Cette prise de conscience permet la proposition d'analyses et des préconisations concernant l'évolution souhaitable du secteur et des pratiques de formation.
Ce livre a pour objet de traiter de la place de l'émotion en thérapie. Boris Cyrulnik et Mony Elkaïm rendent compte d'un colloque organisé par Michel Maestre et l'institut Psycom, ayant rassemblé plus de 3 000 personnes. Les participations d'Edith Goldbeter, Martine Nisse, Jacques Pluymaekers et Romano Scandariato font le lien entre, d'une part, les concepts de résonance et de résilience et, d'autre part, les pratiques de ces cliniciens hors du commun. Le thérapeute doit-il neutraliser ses émotions et travailler avec le transfert et le contre-transfert, comme certains courants psychanalytiques peuvent le préconiser, ou, comme le propose la cybernétique, accepter les émotions et les utiliser en séance ? Abordée sous l'angle systémique, cette question est développée par chacun des auteurs selon la spécificité de leurs approches cliniques.
Pour chaque enfant, c'est la famille conjugale qui est le lieu de l'humanisation. Les fonctions de la mère et du père restent différenciées et asymétriques même si, aujourd'hui, le mot de parentalité laisse souvent entendre le contraire: la mère est le premier autre, le père intervient en deuxième, et il s'agit pour lui d'inverser la prévalence naturelle donnée à la mère, non pas à son profit - comme le voulait souvent le patriarcat - mais au profit de l'inscription de l'enfant dans le langage, capacité qui définit notre espèce. La parentalité est alors l'indice d'une défense inédite contre le sexuel. La société néolibérale du tout possible prétend se débarrasser de la dissymétrie entre père et mère. Elle ne s'aperçoit pas qu'elle rend ainsi plus difficile le travail d'humanisation que la génération du dessus assume à l'égard de celle qui suit. S'en suivent des conséquences cliniques qui méritent d'être identifiées.
Les écrans sont partout. Fenêtres sur le monde et interfaces interactives, ils incarnent une nouvelle donne technologique et sociale qui métisse "culture du livre" et "culture numérique" . Plongés dans cette réalité, nous sommes contraints au tâtonnement. Mais notre place d'adulte et d'éducateur reste au-devant de la scène et confirme notre position éducative de transmission.
L'ennui ouvre une réflexion sur ce que nous sommes, sur notre rapport au temps, à l'espace, à l'autre, au désir, à l'éducation... L'ennui parle de nos liens intimes, de notre difficulté à vivre ensemble, motiver nos enfants à l'école, accompagner les parents, soutenir les professionnels. Véritable nourriture de l'être, l'ennui se fonde dans les premiers liens entre le bébé et son parent, et prend son envol dans l'apprentissage de la capacité d'être seul en y trouvant progressivement la sécurité intérieure. Les transformations contemporaines font oublier la vitalité de l'ennui au point que les parents ont du mal à freiner les exigences de l'enfant pour au contraire répondre à tous ses désirs, voire même les anticiper par crainte de le voir manquer et de le décevoir. Suivant le fil du développement de l'enfant et de l'adolescent, ce texte fonde la nécessité de la position parentale et éducative pour soutenir l'ennui à l'articulation du bonheur d'être soi et d'être au monde.