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LA RAGE DU SOCIAL
OTT LAURENT
LIBERTAIRE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782915514704
Le travail social est aujourd'hui en crise comme tous les secteurs et toutes les institutions. C'est en dehors des institutions, des structures, et des pratiques traditionnelles que s'invente, ou s'inaugure jour après jour, le travail social de demain. Celui-ci expérimente d'autres modalités d'intervention : le travail hors cadre et hors institutions au plus près des publics et des groupes marginalisés. Bien que minoritaires et précarisées, ces expériences existent et se répandent. Elles appellent l'ensemble des acteurs éducatifs et sociaux, au-delà des cloisonnements (professionnels / usagers), ou par secteur (l'Ecole, l'Education populaire, l'Education spécialisée) à s'approprier leurs pratiques, leurs terrains et l'ingénierie de leur intervention. Les textes réunis dans ce recueil sont directement liés aux pratiques concrètes qui les inspirent. Ils sont écrits par un seul auteur mais s'inspirent d'une expérience plurielle et collective. Ils traitent des questions vives de l'intervention sociale et éducative dans une perspective engagée.
Ce qui manque aujourd'hui dans le travail social, ce ne sont pas les idées, c'est l'énergie, l'envie et la question du sens. Où trouver les forces pour réenchanter le social, pour récréer ici et maintenant l'aventure du social? Comment continuer à travailler avec les enfants, les familles en grande difficulté, alors que nous-mêmes, acteurs sociaux, sommes condamnés à la précarité de nos moyens? Comment favoriser l'autonomie des individus et des groupes alors que nous-mêmes, dans nos institutions, nous sommes de plus en plus souvent condamnés à la dépendance et à l'hétéronomie?Face à de tels enjeux, Laurent Ott illustre les 1001 facettes d'une résistance nécessaire pour inventer ensemble les pratiques sociales et éducatives d'aujourd'hui et de demain. Il puise au coeur de l'action de l'association Intermèdes Robinson les raisons d'agir, de sortir de la routine, d'aller vers l'autre, d'abolir les distances, d'interroger les frontières, de nous confronter à une réalité complexe, sociale, économique, relationnelle et politique.Ce recueil poétique et pourtant éminemment concret constitue un manifeste politique ambitieux: ces textes courts, accessibles à tous, invitent à une réappropriation de la vie commune. Leur ancrage local dans l'action et dans la culture, loin de relativiser le propos, de le limiter à de simples événements, ouvre au contraire sur des thèmes de réflexion universels. Tel est en effet le sens du travail local au coeur du «milieu»: trouver ici et maintenant ce qui nous permet de comprendre une condition qui nous dépasse et qui nous est commune.Laurent Ott, éducateur, enseignant, philosophe social, chercheur en travail social est cofondateur de l'association Intermèdes Robinson qui réalise à Lontyumeau (91) une action de développement social communautaire.
La formation d'éducateurs spécialisés sourds se déroule depuis 30 ans à l'EFPP. Après les grandes incertitudes des débuts, le temps du questionnement d'un dispositif de formation original et éprouvé est venu. Il était nécessaire de mener une recherche pour déterminer ce que sont devenus tous ces éducateurs sourds formés, pour savoir où ils travaillent, comment ils accèdent à l'emploi éducatif, auprès de quels publics ils interviennent et de quelle manière ils bénéficient d'une évolution de carrière. Cet ouvrage reprend les éléments de réponse et d'analyse concernant les parcours de ces professionnels, résultat d'une recherche menée pendant 3 ans et qui s'est achevée en novembre 2010. Elle permet d'entendre la réalité professionnelle et la parole de ces éducateurs singuliers. L'ensemble témoigne de l'état du travail social qui reste encore fermé au handicap. Cette prise de conscience permet la proposition d'analyses et des préconisations concernant l'évolution souhaitable du secteur et des pratiques de formation.
La philosophie correspond généralement à un mauvais souvenir pour les étudiants en travail social ou les enseignants. Ils ont la mémoire d'une matière très scolaire, qu'ils n'ont connue qu'une seule année, et dans l'unique optique de l'examen et de la note au Bac qui devait en découler. Parce que la Philosophie peut être trop souvent, pour reprendre l'expression de C Freinet, comme "de l'eau pour un âne qui n'a pas soif", il convient de jeter les bases de ce qui pourrait être une "Philosophie Sociale" utile à tous les éducateurs, acteurs sociaux et éducatifs (professionnels ou non). Bien entendu cette "Philosophie sociale", parce que sociale, se doit d'être une philosophie de tous et pour tous ; c'est à dire une philosophie absolument débarrassée de tout ce que l'école a pu véhiculer comme déconnexion d'avec notre vie et notre monde. Elle se doit être une philosophie "déscolarisée", c'est à dire débarrassée de toute velléité encyclopédique, et didactique. Dans cette Philosophie les auteurs que nous avons à rencontrer sont ceux qui ont été productifs au sens basique du concept de "travail". Car nous avons besoin de concepts, non seulement pour comprendre, mais (plus simplement encore) pour saisir et savoir percevoir le monde et la réalité qui nous entourent. Sans ces mots, sans ces concepts, nous sommes abusés par l'évidence et l'immédiateté de tout ce qui nous conditionne, programme ou opprime : institutions, médias, discours dominants, illusion "naturelle" d'un "ordre des choses", qui est toujours idéologique. Cet ouvrage est un outil d'aide à la réflexion et à l'action pour tous les travailleurs sociaux dans l'exercice de leur travail. Il est un outil de travail pour les étudiants en travail social.
Ce texte est une réédition augmentée du volume initialement publié en 2015. Compte tenu de la vigueur des débats sur la cause animale, une mise au point s'impose à partir d'une réflexion anarchiste bénéficiant de ses principes fondateurs : liberté de penser, franchise d'expression, prise en compte des réalités sociales, politiques, économiques et culturelles. L'ouvrage aborde l'histoire du végétarisme, la question des régimes alimentaires et de la souffrance animale. Cette nouvelle édition augmentée intègre une postface qui s'attache à répondre aux questions suscitées par la précédente édition de l'ouvrage. Ce volume fait suite à Anarchie et cause animale Tome 1. Textes fondateurs.
Résumé : Cet ouvrage est composé de deux ensembles. Le premier s'inscrit dans la suite des réflexions de l'auteur sur l'éducation libertaire. Education libertaire mise en perspective et en lien avec les réalisations de la Commune de Paris et le souhait déjà formulé d'une école laïque et gratuite. Education libertaire encore au coeur du texte de James Guillaume Idées sur l'organisation sociale écrit en 1876. Texte synthétique où l'éducation apparaît parmi d'autres exigences comme l'une des pierres angulaires de la transformation sociale. La seconde partie du volume est composée de différents articles susceptibles d'engager une réflexion sur l'actualité de l'anarchisme et sur la nécessité de l'organisation spécifique anarchiste.
Résumé : Après son Précis d'Education Libertaire paru en 2011, Hugues Lenoir précise sa réflexion sur la place de l'éducation dans la cité en vue d'une émancipation politique, sociale et citoyenne, pour répondre à la question : doit-on apprendre à apprendre ou apprendre à devenir ? Se référant aux penseurs historiques et libertaires sur l'éducation, il nous propose les bases d'une pédagogie libertaire et ses soeurs non autoritaires, une pédagogie libérée avec des méthodes pour éduquer les éducateurs, avec une dimension collective des apprentissages. Au contraire d'un enseignement de masse standardisé, Hugues Lenoir ouvre les pistes pour une expérimentation d'une éducation à la liberté dans la liberté.
Entre l'anarchisme et le marxisme, il n'y a pas de conciliation possible. Le marxisme maintient l'homme dans le cercle qui enserre les sociétés de classes, quel que soit le système dont elles se réclament, l'anarchisme sort l'homme de ce cercle. Malgré ses prétentions, le marxisme n'est qu'une adaptation des sociétés de classes avec des moyens appropriés. L'anarchisme est rupture. C'est la civilisation de l'Homme en lutte contre toutes les formes d'oppression. " Ainsi écrivait Maurice Joyeux. Les Éditions du Monde Libertaire se devaient de consacrer un livre à celui qui, par son action et sa pensée a marqué, et marque encore aujourd'hui, le mouvement libertaire français. Maurice Joyeux se montra, sa vie durant, ouvert à toutes les pistes dès lors que le principe fondateur s'appuyait sur cette notion chère qui s'appelle et, en brisant les conformismes, Maurice Joyeux construisit les adaptations de la pensée libertaire nécessaires au monde contemporain. Il reste, encore aujourd'hui, l'un des principaux artisans de sa reconstruction. Roland Bosdeveix, qui fut un de ses compagnons de combat pendant plus de vingt ans, raconte Maurice Joyeux dans ces pages. Il raconte le personnage d'abord, celui qui passa de la révolte (qui le conduisit plusieurs fois en prison) à l'action révolutionnaire et à la création de la Fédération Anarchiste. Dans une deuxième partie l'auteur analyse l'œuvre et la théorie de Maurice Joyeux.