Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le désir de métier. Engagement, identité et reconnaissance au travail
Osty Florence
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782868477606
Les dix dernières années ont vu la résurgence d'une affirmation professionnelle de grande ampleur dans des univers de travail variés. Accompagnée le plus souvent d'une plainte liée au manque de reconnaissance, l'identification au métier n'est pas réductible à une régression corporatiste, ou à l'avènement de nouvelles professions. Elle révèle une dynamique sociale originale de la modernisation des entreprises contemporaines et correspond à un désir de réalisation de soi par le travail ainsi que la construction d'un lien social coopératif. La compréhension de ce désir de métier, transversal à différents milieux productifs (administration de service public, secteur sanitaire et social, industrie de process et entreprise de service) se réfère à trois dimensions distinctes: la compétence comme savoir pratique et opératoire, l'identité comme d'un collectif d'appartenance mais aussi comme expérience subjective de travail, et la régulation comme processus d'institutionnalisation des métiers. La question de la reconnaissance, sur laquelle achoppent bon nombre de dynamiques sociales de métier, nécessite alors de s'intéresser aux arènes sociales, où se forment les jugements sur la qualité de la régulation de métier. Elle interroge la capacité des politiques de gestion des hommes d'organisation du travail, à proposer de nouveaux espaces de reconnaissance des compétences et de l'engagement au travail.
Ce livre est constitué de six récits de trajectoires professionnelles et de vie personnelle. D'apparence chaotiques et discontinus, ils nous font vivre des actes de délibération interne, des transactions relationnelles, des compromis, des remaniements identitaires forgeant une posture professionnelle sans cesse re-interrogée. Formés à la sociologie, les contributeurs des récits de cet ouvrage nous livrent une lecture multidimensionnelle et pointue des milieux professionnels dans lesquels ils évoluent. Ils nous révèlent aussi comment ils se sont constitués comme sujets agissants.
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. En toute simplicité. Dieu dit: "Que la lumière soit." Et la lumière fut. Au cinquième jour, il créa l'homme à son image. Puis la femme. Et ce qui était simple le fut un peu moins. Poussée par le Serpent, Ève, qui ne s'embarrassait de rien, mangea du fruit de l'arbre défendu. Il en découla toutes sortes de malheurs. Il y eut le déluge et l'arche de Noé, il y eut la tour de Babel, Sodome et Gomorrhe... Avec Abraham commence l'histoire du peuple d'Israël. La Genèse, c'est notre mémoire, l'acte de naissance de l'humanité. Des récits aussi frais que le premier matin du monde...
Résumé : Une enquête de grande ampleur a été menée dans les années 1990 auprès d'une centaine d'organisations françaises de toutes tailles : entreprises privées, publiques, administrations. Leur fonctionnement socioéconomique a été finement analysé dans ses différentes dimensions (stratégies de gestion, modes d'organisation, mais aussi cultures de travail et formes de relations entre acteurs) ; cette analyse fait apparaître des "mondes sociaux d'entreprise ", apportant un regard neuf par rapport aux typologies classiques (par taille ou secteur d'activité). En 1995, Renaud Sainsaulieu, Isabelle Francfort, Florence Osty et Marc Uhalde publiaient un ouvrage - devenu depuis une référence - restituant les résultats de cette enquête. La présente édition en propose une refonte complète actualisée, plus synthétique et accessible. Les données de l'enquête y sont confrontées aux récents débats d'interprétation de l'évolution du monde du travail et des organisations : identité par le travail, processus de modernisation, nouvelles formes de domination dans les entreprises, etc. Un nouveau chapitre complète les analyses initiales sous l'angle des processus de changement et des conditions pratiques d'intervention dans les entreprises, répondant ainsi à l'évolution de la recherche et à l'intérêt croissant des praticiens pour les sciences sociales. L'ouvrage offre par ailleurs un panorama des recherches récentes menées sur le monde du travail. Un ouvrage essentiel pour les étudiants, experts et décideurs socio-économiques cherchant des grilles d'analyse du fonctionnement social des organisations.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.