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La demi-douce
Ostrowiecki Henri ; Bensoussan Georges
ROSIERS
17,00 €
Épuisé
EAN :9791090108011
C'est l'histoire d'un petit garçon qui a perdu ses parents dans la Shoah. Recueilli par ses oncle et tante après la rafle du Vel' d'Hiv' du 16 juillet 1942, il grandit dans un milieu de juifs polonais progressistes qui exercent le métier de négociant en métaux et chiffons. Alors que ses cousin et cousine avec qui il vit font leurs études supérieures, Henri rate le concours d'entrée en sixième et se retrouve enfermé dans un sentiment d'injustice et d'incompréhension. La seule perspective qui s'offre à lui et qu'on lui impose, c'est le centre d'apprentissage puis l'usine. Jusqu'à vingt ans comme ouvrier ajusteur, il va vivre le monde du travail de l'immédiat après-guerre, l'humiliation du travail répétitif et du chronométrage, la solidarité ouvrière de ses aînés. Il nous fait pénétrer dans le monde de la mécanique avec ses différents ateliers, dans le monde oublié du geste manuel - la demi-douce - et de sa précision : une partie de sa jeunesse est captée par l'usine alors qu'il n'aspire qu'à retrouver le chemin des études. Il cache une autre blessure indicible, celle qu'il dissimule au tréfonds de lui-même, celle du petit orphelin juif qu'il parviendra à surmonter lors d'une certaine nuit à Bizerte. Il va, à son insu, faire connaissance, non pas de l'écriture, mais avec le mot, balancé rageusement comme un hurlement pour enfin le projeter hors de lui. Des années plus tard, après bien des péripéties de la vie, viendra le temps d'un manuscrit pour devenir aujourd'hui ce livre.
Le Theophrastus redivivus expose les éléments d'un matérialisme athée sans concession. Utilisant surtout les œuvres de l'Antiquité et de la Renaissance, sa technique de référence et de citation vise à faire apparaître leur potentiel antireligieux. L'ouvrage est marqué par une tension interne entre l'argumentation vigoureuse contre la pensée religieuse, et les apories du naturalisme qu'il y substitue.
Retrouver l'écriture comme une alliée dans l'épreuve ? Ceux qui le peuvent savent combien c'est précieux ; les autres ne l'ignorent pas. Car le geste d'éciture émancipe jusque dans la peine prise, jusque dans la rigueur exigée pour l'accomplir. L'écriture libère, mais en fixant, elle enferme. Elle enferme, mais en contenant, elle façonne. Elle façonne mais en édifiant elle expose ... Pareil miroitement méritait bien pour en relever les nuances, de mobiliser les ressources conjointes de la psychanlyse, de la littérature, de la philosophie, de l'anthropologie et de la pédagogie.
Prévot Jacques ; Jestaz Laure ; Bah-Ostrowiecki Hé
Cette anthologie comble une lacune de l'édition française en proposant une vision renouvelée de ce qu'il est convenu d'appeler le libertinage érudit du XVIIe siècle. Mais que l'on ne s'y trompe pas : loin de toute école littéraire, les écrivains ici rassemblés sont bien des individus, uniques, dotés d'une vive intelligence critique et d'un sentiment aigu de leur individualité - c'est-à-dire des «libertins» au sens exact du terme. Hommes du doute sans être athées, ils revendiquent le droit au libre examen contre le carcan mental, social, scientifique, voire sexuel de la religion d'État. Plaçant l'humaine condition au coeur de leurs réflexions, unis dans leur commune dénonciation de tous les dogmatismes et de toutes les impostures, ce sont les écrivains du réveil de la conscience, du déniaisement de l'esprit et des sens. Rien d'étonnant dès lors à ce que leurs oeuvres - dont plusieurs n'étaient pas jusqu'alors disponibles en librairie - soient marquées du sceau de leur diversité : poésie et prose de combat (Théophile de Viau), romans semi-autobiographiques (Tristan L'Hermite et Charles Dassoucy), histoires «comiques» (Cyrano de Bergerac), apologie érudite (Gabriel Naudé), traité philosophique (Pierre Gassendi), ou dialogue érotologique (L'École des filles).
Les études littéraires sont un choix du coeur. Aussi causent-elles une éprouvante frustration lorsque l'amour de la littérature et le sérieux dans le travail ne suffisent pas pour obtenir la réussite et l'épanouissement espérés. C'est que les efforts sont généralement mal orientés, et que de lourds malentendus empêchent une mise en oeuvre efficace des consignes et des recommandations. Comment montrer ses connaissances sans répéter le cours ? Comment éviter la paraphrase sans être hors sujet ? Comment éviter les répétitions sans tomber dans l'impropriété ? Comment donner une interprétation personnelle sans trahir le texte ? Autant de dilemmes qui arrêtent l'élan de la pensée. Pour combattre ces paralysies, la présente méthode mise sur les relations qui sont en jeu. Avant d'être un pensum destiné à nourrir une évaluation, l'analyse de texte consiste à partager, en toute rigueur et vérité, cette expérience sensible et intellectuelle si humaine qu'est la rencontre de la parole de l'autre.
Emeric Deutsch a beaucoup écrit mais il a peu publié. Il portait la méfiance traditionnelle du judaïsme à l'égard de l'écrit, qui risque de figer le sens, de le réifier, de le transformer en objet de culte. C'est pourquoi, à la demande de la famille d'Emeric Deutsch et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le grand rabbin Haïm Korsia nous présente cet extraordinaire travail de recherche et d'écriture qui reflète l'effort tenté par Emeric Deutsch, durant de nombreuses années, de saisir les événements du monde en les confrontant avec la pensée juive, pour les orienter vers un objectif vécu ou digne de l'être. On décèle, à travers la diversité des sujets abordés dans ces textes, deux thèmes dominants : communication et responsabilité. Ils éclairent l'ensemble de sa démarche et la retient aux sources profondes dont elle procède, l'étude du Talmud et la pratique psychanalytique. Emeric Deutsch conjuguait dans leur plénitude toutes les dimensions de l'intelligence et de la sagesse humaine : il lisait tout, il voyait toutes les expositions, comprenait l'art, avait une très belle voix ; c'était un merveilleux conteur, il mettait de l'humour même dans les propos les plus sérieux, il était amateur de foot, il avait un formidable don d'écoute des autres, ce qui faisait de lui un conseiller très précieux, il avait un sourire avenant soutenu par un regard bienveillant et une prestance naturelle. Il a été directeur du département psychologie du groupe Sema-Metra, il a participé à la fondation de la Sofres, pionnière des sondages et des études de marchés en France, en particulier en introduisant les études politiques, il en a été le PDG à partir de 1972. Il a été professeur de Psychologie sociale appliquée à Sciences-Po. Très actif dans ta communauté juive, président de la commission d'études politiques du CRIF et président de ta communauté Ohel Avraham de la rue de Montevideo à Paris, il était membre de la commission culture juive de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Emeric Deutsch était un des plus grands exégètes des textes du Talmud et un extraordinaire passeur de la pensée juive, en particulier lors des colloques des intellectuels juifs de France. Emeric Deutsch a été l'une des figures les plus importantes du judaïsme français avec sa façon unique de concilier culture française et Thora et d'en offrir le modèle à tous.
Des témoignages hors du commun comme La femme du Cohen qui raconte l'histoire bouleversante d'une jeune femme orthodoxe victime d'un viol. En plus de sa grande détresse, elle attend le jugement du tribunal rabbinique qui doit décider si son mari est obligé de la répudier, sachant que d'après la loi juive (halakha), l'épouse d'un "cohen" violée est "interdite à son mari". Des discussions plus larges autour du thème : "les monothéismes ( juif, chrétien musulman) sont-ils fondamentalement misogynes ?" par Joëlle Allouche-Benayoun. Elisabeth Dufourcq expose le point de vue catholique, Martine Millet celui du protestantisme, Janine Elkouby et Liliane Vana, chacune à sa manière celles du judaïsme. Une séance intitulée "Résonances juives dans le féminisme: identités, sionisme, antisémitisme", par Hélène Palma. Judith Friedlander, professeur au Hunter College (CUNY), remet en question le lien entre judéité et féminisme cher à ses collègues féministes juives américaines. Le rabbin Yeshaya Dalsace du mouvement massorti, apporte un regard nouveau au rapport entre judaïsme et féminisme. Alain Finkelkraut s’empare du sujet qui tourmente les français depuis plusieurs mois suite aux rebondissements de l'affaire DSK : il regrette la confusion entre vie privée et vie publique (point de réflexion central pour les féministes qui avaient lancé dans les années 1970 la fameuse formule : "le privé est politique"). Cette confusion nous fait-il remarquer, a pris des proportions gigantesques et a amené à des dérives incontrôlables, sous le prétexte de la "transparence" ?
Résumé : Abraham et Boris vivent une enfance paisible en Pologne. En 1942, ils fêtent leurs 12 ans quand ils sont arrachés à leurs familles par les nazis. Ils deviennent alors des enfants cobayes, livrés aux mains de l'équipe médicale du camp de Sachsenhausen où les médecins pratiquent des expérimentations humaines afin de découvrir notamment les modes de transmission des hépatites. Abraham survivra à cette barbarie. A la libération du camp, il est accueilli en France sous l'aile protectrice d'un ancien déporté, médecin originaire de Paris. Riche de cette terrible tragédie qui le laisse unique survivant de sa famille, il milite pour l'encadrement strict des expérimentations humaines et propose un outil : "l'humanomètre", comme référentiel afin d'empêcher qu'un tel drame humain se reproduise. Préfacé par celui qui survécut à ces expérimentations inhumaines, M. Saül Oren-Hornfeld, cet ouvrage est basé sur de nombreux faits réels.
Que de progrès, des premières interventions de chirurgies réfractives jusqu'aux techniques actuelles par laser (Lasik principalement) ou implants intra-oculaires. Aujourd'hui, presque tous les patients, quel que soit leur trouble visuel (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie) ou leur âge (tout le monde est concerné à un moment ou un autre de sa vie par le port de lunettes) peuvent prétendre à une solution chirurgicale pour la correction de leur vision. Dans cet ouvrage, conçu comme un guide, le futur patient trouvera les informations nécessaires à son éventuelle prise de décision (vision, troubles visuels, techniques opératoires, indications, complications et contre-indications). Le tangage employé est accessible et les éléments développés sont tous approuvés par la communauté scientifique.