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L'AVENIR DE NOS ORIGINES
OSSOLA CARLO
MILLON
28,40 €
Épuisé
EAN :9782841371518
À l'origine fut la poésie des fondateurs: le récit épique; ensuite surgit la poésie de l'homme: la tragédie, la lyrique; puis l'histoire de ses gestes, de ses entreprises; enfin, le sens à donner à toute cette oeuvre issue de ses mains, à cette fabrication d'outils et de monuments: la philosophie de l'histoire. Par ses négations, ses ruptures de civilisation, le XXe siècle a humilié le sens de l'histoire, le livre de la famille humaine. Nous livrant, par ailleurs, à des savoirs analytiques qui creusent et renvoient sans cesse le moment et la possibilité même d'une soudure, d'une synthèse, nous ne pouvons plus "nous représenter" nous-mêmes, notre statut de vivants, communauté d'êtres uniques et solidaires. Ce livre s'est donc formé comme un parcours "étiologique", une recherche des causes, dont la poésie - comme aux origines des écritures et au-delà des apories de l'histoire et des sciences - reste le témoin le plus fidèle. Une poésie néanmoins consciente de son inactualité: car sa parole - comme l'écrit Paul Celan - n'est pas d'ici; elle est le Zeltwort, le " mot-tente " qui nous réunit, " au nord du futur ".
Carlo Ossola, né à Turin en 1946, est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Littératures modernes de l'Europe néolatine, membre de l'Accademia Nationale dei Lincei, Rome. Il est l'auteur de nombreux livres dont: Miroir sans visage. Du courtisan à l'homme de la rue (Seuil, 1997), L'Avenir de nos origines. Le copiste et le prophète (Jérôme Milton, 2004), En pure perte. Le renoncement et le gratuit (Payot & Rivages, 2011), et À vif La création et les signes (Imprimerie nationale / Actes Sud, 2013).
Résumé : Pour Carlo Ossola, l'unité européenne a bien un sens, celui de l'histoire, des mythes de l'Antiquité et de la chrétienté. Elle ne peut être ramenée à son seul territoire, mais doit être considérée comme un ensemble de peuples, de cultures et de nations liés depuis des millénaires. Pour étayer son propos, il s'appuie sur la Bible, les écrits d'auteurs classiques (Boccace et Dante en particulier), de philosophes, mais aussi de poètes de tout temps, dont les extraits viennent relever la plume alerte de Carlo Ossola. Voyage littéraire et philosophique à la recherche des racines d'une culture commune faite de traditions comme d'ouvertures.
Résumé : "Dantesque" : voilà comment, en français, l'usage a résumé le caractère sombre, terrifiant et tout à la fois sublime de l'oeuvre de Durante degli Alighieri (1265-1321). Et encore ce jugement ne s'applique-t-il qu'à La Divine Comédie, car Dante est également l'auteur de la Vita nuova, des Rimes, d'un De vulgari eloquentia, d'un Banquet et de Monarchia. Baudelaire le savait : "Un des caractères principaux du grand peintre est l'universalité. - Ainsi le poète épique, Homère ou Dante, sait faire également bien une idylle, un récit, un discours, une description, une ode, etc". Après avoir tracé le portrait de celui que l'on considère comme le "père de la langue italienne" , Carlo Ossola passe en revue toutes ces manifestations du génie de Dante, consacrant naturellement l'essentiel de son propos à La Divine Comédie, sommet de la littérature médiévale. Car ce sont bien dans les tercets où Dante, en compagnie de Virgile, nous conduit de L'Enfer au Paradis en passant par Le Purgatoire que sont mis en scène les universaux, physiques et métaphysiques, chers à la tradition aristotélicienne, et légués par cette voie (et cette voix) à la pensée et à l'histoire de toute la chrétienté...
Erasme avait déjà été surnommé le précepteur de l'Europe, dans ce livre on pourrait dire qu'il est l'Europe elle-même. Carlo Ossola y analyse le défenseur de la tolérance et de la . liberté de conscience, l'auteur d'une satire mordante des moeurs . de l'époque, le traducteur du Nouveau Testament, l'érudit incontournable qui a donné à l'Europe entière un souffle pour repenser et le Christianisme et les Lettres. On sait à quel point ses amis et ses disciples ont été persécutés pour avoir répandu ses idées à travers tout l'Occident mais on sait aussi que de cette conscience critique va naître le monde moderne. A travers les époques. Carlo Ossola nous conduit jusqu'au XXe siècle, aux témoignages inoubliables de Johan Huizinga, . Stefan Zweig et Marcel Bataillon.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.