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Clint Eastwood. La figure du guerrier
Ortoli Philippe
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738425171
Parce que l'on vit une époque où les hommes, et les créateurs plus que tous les autres, doivent se ranger derrière des étiquettes, des masques rassurants et des imageries réductrices, un individualiste aussi forcené qu'Eastwood a longtemps souffert du mépris injurieux de l'intelligentsia. Reconsidéré depuis quelques années, l'ancien fasciste-mysogine n'en est pas pour autant devenu l'apôtre bêlant de la bonne conscience de l'art officiel. Couvert d'oscars, invité à Cannes, chevalier des Arts et des Lettres, Clint Eastwood continue à bâtir son oeuvre dérangeante, plaçant au centre de toutes ses préoccupations l'être humain et les moyens dont il dispose pour s'affamer pleinement. Cet ouvrage n'est pas une bio-filmo commentée, comme c'est trop souvent le cas : il entreprend d'analyser la totalité des films d'Eastwood-acteur en extrayant sa figure-phare : le guerrier, mot effrayant s'il en est en ces ères consensuelles, mais qui ne désigne, suivant la conception tibétaine, qu'un être luttant contre tout ce qui peut l'empêcher de s'épanouir. Parce qu'il reste la dernière star, et un exemple unique d'artiste poursuivant, par le cinéma, un véritable discours de la méthode appliquée à un personnage obsessionnel, parce qu'il use des codes (western, polar, comédie, drame) pour ne leur faire servir que ses propres convictions, Eastwood apparaît comme l'ultime héros d'un monde qui en manque cruellement. Et si ce livre prétend livrer quelques clefs, il ne saurait expliciter entièrement un mythe aussi fondamental de notre fin de siècle.
Etre au-delà n'entend pas dresser une typologie des représentations de la mort au cinéma, mais plutôt de réfléchir au lien existant entre un art qui fait, étymologiquement, de l'écriture du mouvement son ambition et un événement qui a lieu chez tous les êtres vivants puisqu'il en conditionne la définition même. Filmer le vivant permet d'entretenir un rapport avec la mort : la conservation de ce qui s'échappe des êtres capturés par l'objectif est précieux. Nous regardons quelque chose qui n'est plus et, de fait, avons la possibilité, d'essayer d'y percevoir les glissements imperceptibles qui les entraînent vers un terme. La notion d'ensemble que revêt le film de par le montage qui a contribué à l'élaborer peut effectivement et rétrospectivement permettre à ce point final d'exister. Une expérience au-delà du sensible. Maîtrise du tout et de la partie : c'est à partir de ces qualités que se développe ce livre qui parlera autant de Federico Fellini que de John Wayne, autant de Torture Porn que de western classique, tant ce qui est son coeur est la base palpitante, émouvante, fébrile de toutes les formes de cinéma qui n'évoquent la mort que pour mieux rêver à ce qui peut la dépasser.
En 1984, Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod publiaient Le Cantique des quantiques, un livre salué à l'époque comme l'un des meilleurs ouvrages de vulgarisation sur le difficile sujet de la mécanique quantique, traduit en six langues, vendu à 70 000 exemplaires en langue française. Mais, depuis un quart de siècle, le paysage a radicalement changé : la manipulation et l'observation d'éléments quantiques uniques (un électron, un photon, un ion, un atome, une molécule...), engagées dans les années 1960, sont devenues faciles et presque banales. Des idées invraisemblables sont devenues testables et des expériences jusque-là impossibles ont été réalisées : leurs résultats sont venus confirmer et amplifier les aspects les plus déroutants de la théorie des quanta, ouvrant la porte à des applications techniques révolutionnaires, comme l'ordinateur quantique. Fables éclairantes et schémas à l'appui, les auteurs dessinent ici dans un langage clair, drôle et rigoureux, les nouveaux contours de cet étrange monde quantique sans lequel nous n'aurions ni Internet, ni ordinateur, ni téléphones portables, ni... rien de ce qui a permis la société de la communication. Un monde hors de l'espace-temps, où les particules savent se téléporter et vraisemblablement remonter le temps... Un monde dont les nouvelles frontières, théoriques et expérimentales, plongeront le lecteur dans un inexorable mais délicieux vertige métaphysique.
Philosophie magazine a demandé à une trentaine d'intellectuels européens (philosophes, linguistes, anthropologues, politologues, économistes, médecins ...) de décrypter le génie d'Astérix. A travers des thèmes qui touchent chacun d'entre nous de la force du rire au rapport au corps en passant par la place de la femme ou le rapport à la mondialisation, ils analysent l'évolution d'Astérix au fil des événements sociétaux sur trente-cinq albums et cinquante ans.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.