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Le goût de Bali
Ortiz Sébastien
MERCURE DE FRAN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782715225596
Alors que la plus grande partie de l'archipel indonésien s'est convertie à l'islam, Bali s'est constituée depuis le XVe siècle en une société absolument unique, synthèse réussie entre l'hindouisme et les arts de cour javanais les plus subtils. Bali, baptisée "la petite java" par les premiers explorateurs, c'est d'abord un écrin où la nature et les hommes qui l'habitent dialoguent en permanence avec le monde des dieux et des démons - l'alliance éternelle de la volupté et du sacré. Mais Bali, c'est aussi un mythe, un fantasme lancinant. Dans les années 1930, l'île, avec ses croyances, ses spectacles, ses pratiques magiques, suscite une telle fascination en Europe qu'elle ne quittera jamais plus la carte de notre imaginaire: celui de l'évasion et du retour aux origines. Déclinons ce rêve lointain en compagnie d'Henri Michaux, Roger Vailland, Vicki Baum, Antonin Artaud, Lorenzo Pestelli, Clara Malraux, Christine Jordis et bien d'autres...
Résumé : Fils d'Ismaël le luthier de Kharâbât, Hâfiz passe son enfance dans les bazars de Peshawar où les siens ont pu reconstruire leur existence, après l'humiliation du départ de Kaboul puis la précarité de la vie dans un camp de réfugiés. Il y a là l'oncle Kamal le contrebandier, la tante Faitana dont la voix se perdit un jour dans les plis de sa robe, le dolent Abdur aux manières de fille et toute la bande des garçons du quartier. Il y a enfin Leylâ, la s?ur chérie, contre laquelle il se blottit et qui pour lui convertit la nuit en lumière. Le parcours de Hâfiz bifurque le jour où il passe les portes de la madrassa. Pendant plusieurs années, il s'y imprègne de la parole de Dieu qui féconde la terre, se prend d'amour pour le Prophète et finit par entendre l'appel du Jihad qui tire les Croyants dans le chemin de Dieu et leur épargne la punition du tombeau. Et c'est en Tâleb qu'il entre dans Kaboul assujettie à l'ordre islamique.
Résumé : Après trente ans d'une carrière diplomatique sédentaire sans gloire ni démérite, alors que son corps a gagné en embonpoint et que sa pression artérielle commence à lui jouer des tours, Pierre Tonneau, proche de la soixantaine, cède à l'appel du large et quitte une vie sans relief à Paris pour occuper le poste de consul général à Kyoto au Japon. Célibataire endurci, il tombe sous le charme d'une bibliothécaire souriante qu'il épouse. Après quelques années de bonheur, le tsunami de 2011 les pousse à quitter le Japon. Sur les conseils de Kimiko, sa femme, Tonneau postule pour Calcutta, la plus délirante métropole indienne. Ce choix fatal va bouleverser son existence et l'Inde déverser sur lui le fracas de son exubérance. S'ensuit une cascade d'aventures calamiteuses ou rocambolesques, auxquelles le couple Tonneau aura bien du mal à résister. Nourri d'expériences vécues, l'humour british de Sébastien Ortiz célèbre Calcutta, héroïne de ce roman délicieusement décalé.
New York, Greenwich Village, début des années cinquante. Pour avoir pris trop de risques afin de rapporter des clichés sensationnels, un photographe-reporter, L. B. Jefferies (James Stewart), est cloué dans un fauteuil roulant, une jambe dans le plâtre. La canicule qui sévit à Manhattan contraint tout le monde à vivre les fenêtres grandes ouvertes. Jefferies peut ainsi épier ses voisins depuis son appartement qui donne sur une arrière-cour. Ses observations assidues l'amènent à se persuader que l'un d'entre eux a assassiné sa femme. Ses soupçons sont vite partagés par sa maîtresse, Lisa Fremont (Grace Kelly), et son infirmière, Stella (Thelma Ritter).Telle est l'intrigue de Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock, la plus efficace métaphore de ce voyeurisme qui est au cour même de la démarche cinématographique - et littéraire.Or, parmi toutes les existences dont le film nous amène à percer l'intimité, l'une a toujours occupé à mes yeux un (place singulière et m'a touché plus que les autres. Il s'agit de la pauvre Mademoiselle C?ur Solitaire (" Miss Lonely Hearts "), qui compense par le rêve la vie qui lui a été refusée. Sa lutte magnifique et désespérée pour briser son absolue solitude m'a tant ému que j'aurais souhaité passer avec elle, dans le microcosme du film, bien davantage que les sept minutes du minuscule destin que Hitchcock nous donne à voir.Le présent texte a pour dessein de réparer cette injustice.
En 1974, Mohammed Ali a la chance incroyable de pouvoir récupérer son titre de champion du monde contre le tenant du titre : George Foreman. Un combat de boxe va les opposer au Zaïre. Organisé par le promoteur Don King et payé par le dictateur Mobutu Sese Seko, ce combat a pour but avoué de promouvoir la zaïrianisation (décolonisation culturelle). Sur l'affiche, on pouvait lire : "Un cadeau du président Mobutu au peuple zaïrois et un honneur pour l'homme noir." Ce combat, d'abord prévu le 25 septembre, se déroulera finalement le 30 octobre. Surnommé par la population "The Rumble in the Jungle", il doit se dérouler en quinze rounds maximum. Foreman est un véritable monstre, il vient de vaincre par K.O. les deux seuls adversaires à avoir battu Ali. Mais ce dernier compte bien récupérer son titre de champion du monde. De plus, le peuple zaïrois le soutient, ce qui démoralise profondément son adversaire. Il n'empêche que de son propre aveu, Ali est terrifié à l'idée de l'affronter sur le ring. Fin stratège, il sait qu'il ne pourra vaincre Foreman qu'en l'épuisant. Il encaissera donc des coups pendant huit rounds avant de mettre K.O. le tenant du titre, déjouant tous les pronostics ! Abbas, photojournaliste qui se trouve sur place, va immortaliser cette rencontre incroyable. Il gardera les clichés pour lui pendant 36 ans ! Dans ce livre rare, véritable croisement entre le documentaire, le photoreportage et le roman graphique, ces photos se révèlent d'autant plus percutantes dans leur contexte. Les auteurs viennent combler les espaces entre les clichés, permettant de comprendre ce qui y est photographié et l'Histoire qu'ils renferment.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.