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Lettres françaises
Orleans Charlotte Elisabeth de Bavière ; Van der C
FAYARD
34,00 €
Épuisé
EAN :9782213023656
Qui savait que Madame Palatine (Elisabeth Charlotte, duchesse d'Orléans) a écrit près de la moitié de sa correspondance monumentale en français ? Qui savait que la belle-soeur allemande de Louis XIV mérite une place de choix parmi les écrivains du Grand Siècle ? Voici, rassemblées pour la première fois, les 850 lettres françaises conservées ; elles étaient soit inédites, soit publiées sous forme d'extraits dans des revues allemandes du XIXe siècle. Une édition intégrale s'imposait, établie sur les originaux dépistés dans une vingtaine d'archives et collections françaises, allemandes (RFA et RDA), autrichiennes, suisses, espagnoles et anglaises. Que ces lettres soient longues ou brèves, que ce soient des lettres de cour ou d'amitié, on y retrouve invariablement les qualités qui rendent la princesse si attanchante : son bon sens, son coeur exquis et généreux, son humour, sa santé morale, sa simplicité qui n'exclut pas un ton de princesse, sa curiosité intellectuelle, sa capacité si rare d'oublier ses propres misères en se penchant sur celles de ses amis. " Je ne vous écris que pour que mes lettres ne soient vues que de vous ", écrit-elle à l'un de ses correspondants. Et encore : " Je serais bien effrayée si je voyais de mes lettres imprimées ! ". La bonne princesse se trompait, car c'est précisément l'absence de la moindre intention littéraire qui garantit la spontanéité et le charme de sa correspondance. Dirk Van der Cruysse est professeur à l'Université d'Anvers. Auteur de deux livres sur Saint-Simon et d'une biographie de Madame Palatine (Fayard, 1988, Prix de la Société du XVIIe siècle et Prix Gutenberg de la Francophonie), il prépare dans la même collection une édition des Mémoires et lettres de voyage (écrits en français) de Sophie de Hanovre, tante de la Palatine.
Orleans Charlotte Elisabeth de Bavière ; Gascar Pi
Née en 1652, arrachée, à dix-neuf ans, à son Palatinat natal pour être mariée au frère de Louis XIV, Charlotte-Elisabeth étonna la cour par ses façons rustiques et ses propos cocasses mais sut gagner la sympathie du roi. Ni l'indifférence courtoise de Monsieur, ni les intrigues des courtisans, ni, plus tard, la mise à sac de son pays d'origine par les troupes françaises ne lui firent oublier ses devoirs. Mais, quand Louis XIV obligea Philippe d'Orléans à épouser une de ses bâtardes, elle osa un esclandre et vécut désormais à l'écart. Ses joies et ses peines, Liselotte les confia chaque jour à ses parents d'Allemagne dans des lettres qui forment la chronique la plus dense, la plus animée et sans doute la plus véridique du règne de Louis XIV.
A la mort de son père, il a reçu l'Histoire en héritage. Monarque de c?ur, roi sans royaume, Henri de France est le dernier maillon d'une longue chaîne de veille, d'attentes et de silences. Condamné par le destin à naître roi, le comte de Paris a choisi pour la première fois de se raconter. Il remonte pas à pas les sentiers secrets d'une vie de faste et de peines, d'amitiés, de passions. L'enfance exilée, l'autorité d'un père, les études parisiennes, la guerre d'Algérie; puis la carrière militaire, un mariage, cinq enfants, la peinture et la passion Micaela. Dans ce mélange de souvenirs personnels et de confessions indiscrètes, le Prince promène doucement sa sagesse, son flegme et sa gentillesse sur le temps, qui passe, l'histoire, la France, vous, nous. Partagez avec lui cette promenade sentimentale. Ecoutez-le vous sourire. Un roi vous parle
Ce roman historique, en forme de révélation spirituelle, veut redonner à Jehanne d'Arc l'héroïne nationale, toute sa dimension populaire au regard des faits et de sa mission messianique, lourde de symboles chrétiens. Au fil des pages, l'auteure s'est attachée à percer le secret divin de l'épée johannique. Elle explore le sens caché de l'arme mystique de l'héroïne, afin d'en dévoiler les multiples facettes, divulguant par la même occasion le véritable enjeu du trésor des Templiers.
Vent de panique au couvent sainte Marie de Jésus de Palerme... Mais que se passe-t-il donc ? Le cuisinier a disparu et l'Inquisiteur Apostolique du Royaume de Sicile va arriver d'une minute à l'autre. Qui va s'occuper du repas de Noël ? Entre mensonges, intrigues et rumeurs, la vérité va éclater après la Grand Messe... La rose noire de Palerme raconte un épisode de l'histoire exceptionnelle de Benoît l'Africain, un saint catholique Noir fêté le 4 avril, et qui en 1602 fut choisi par le sénat, comme patron de la ville de Palerme.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--