Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Didactique des sciences de la vie et de la terre. Entre phénomènes et événements
Orange Ravachol Denise
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753520127
Les sciences de la vie et de la Terre présentent des spécificités épistémologiques qui ont des conséquences sur leur enseignement et leur apprentissage. Ce livre s'intéresse particulièrement à la double dimension de ces sciences qui étudient à la fois le fonctionnement actuel et la reconstitution de l'histoire des systèmes vivants et planétaires. Quelles conséquences cette double dimension, fonctionnaliste et historique, a-t-elle sur les savoirs scolaires et les difficultés d'apprentissage des élèves ? L'étude, à fort ancrage épistémologique, porte notamment sur la construction par des élèves de collège et de lycée (11-18 ans) de quelques problèmes géologiques fonctionnalistes et historiques (la répartition des volcans et des séismes, la formation d'une chaîne de montagnes, l'origine de la vie sur la Terre). Leurs rapports au principe de l'actualisme, ce pont entre le présent et le passé qui organise la géologie historique depuis son émergence, et au catastrophisme sont analysés dans le cadre théorique de l'apprentissage par problématisation. Il apparaît que les élèves mobilisent instinctivement un actuatisme simpliste et un catastrophisme de circonstance et que leurs explications se limitent souvent à de petites histoires, du storytelling, comme la pensée commune a coutume d'en produire. En proposant de dépasser la tension entre sciences fonctionnalistes et sciences historiques pour une dialectique entre sciences des phénomènes et sciences des événements, l'auteure renouvelle à la fois les approches de la construction du savoir savant dans ces disciplines et les questions de leur enseignement. Cela conduit à des rapprochements avec d'autres champs disciplinaires et donne à voir des problèmes didactiques de première importance.
Une collection de référence pour retrouver les vies merveilleuses des grands saints de toutes les époques. Des récits passionnants pour faire découvrir aux enfants que la sainteté est une belle aventure pour aujourd?hui.
Les préoccupations et la dynamique des recherches actuelles en didactiques sont au coeur de ce numéro. Ce sont en effet les caractéristiques, les évolutions récentes, les potentialités des didactiques qu'explorent en complémentarité les sept contributions réunies. Les unes mobilisent la notion de matrice disciplinaire pour interroger la dimension normative d'une discipline scolaire (les arts plastiques) ou questionnent les liens entre formes renouvelées de démarche (la démarche d'investigation) et de dispositifs d'évaluation (PISA). D'autres étudient l'activité de l'enseignant en prise avec de nouveaux outils (les tablettes en mathématiques) ou s'appropriant des gestes professionnels spécifiques (en Education physique et sportive), quand une autre met la focale sur le fonctionnement d'élèves de deux pays (Brésil, France) vis-à-vis d'un même concept (les nombres irrationnels), mais dans un contexte de prescriptions institutionnelles différentes. D'autres enfin s'emploient à caractériser des pratiques ordinaires, par l'étude de la place accordée à une composante d'une discipline (l'anglais oral), ou par la construction minutieuse d'une méthodologie apte à saisir l'influence des pratiques d'enseignement ordinaires de la lecture et de l'écriture sur les apprentissages des élèves. Ainsi ces contributions témoignent-elles d'orientations de recherche visant à comprendre à la fois 1'"ordinaire" de l'école et ce qui porte à la transformer.
Les recherches didactiques traitant de l'apprentissage par problématisation se développent en France depuis les années quatre-vingt-dix. L'ouvrage se propose d'en faire un état des lieux en croisant les différentes disciplines dans lesquelles se déploient ces travaux (sciences de la vie et de la Terre, éducation physique et sportive, mathématiques, histoire, sciences physiques, français, arts, philosophie). L'ensemble des contributions se donne pour ambition de penser les origines, les présupposés, les usages et les significations de la problématisation. Il se propose enfin d'en déduire des outils théoriques et pratiques pour la didactique des disciplines.
Un roman qui nous immerge dans la réalité du quotidien des Indiens d'Oakland au XXIème siècle : leur marginalisation, leurs parcours chaotiques, leur quête identitaire, la délinquance qui apparaît comme une fatalité, ... Il se présente comme un roman choral : douze individus qui ignorent encore à quel point leur vie sera bouleversée par le Grand Pow-Wow prévu prochainement. L'ambiance est pesante, le lecteur sent que quelque chose se trame et peut s'attendre à une explosion finale. Tommy Orange se pose en porte-parole d'une communauté qui crie son droit d'exister.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.