Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La chouannerie en pays gallo
Orain Adolphe
CULTUREA
11,90 €
Épuisé
EAN :9782385080792
M. de la Nougaret, qui avait pris pour nom de guerre Achille le Brun, s'empara un jour, près de Saint-Jean-sur-Vilaine, d'un convoi républicain qui transportait 500. 000 francs en pièces d'argent "nouvellement frappées" . L'escorte s'était enfuie au premier coup de feu. Une autre fois, Achille et ses hommes cernèrent un détachement d'environ 100 hommes de troupe de ligne qui escortait une voiture publique. Les soldats, commandés par un sergent, venaient d'être levé et annexés à un régiment. Comme ils n'avaient jamais appris le maniement des armes, les malheureux n'essayèrent même pas de se défendre, et mirent bas les armes. Après s'être emparé de tout ce que contenait la voiture, Achille le Brun fit servir à boire et à manger aux soldats de la république. Il les garda jusqu'au soir à trinquer avec les paysans. Au soir, quand ils furent parfaitement ivres il les libéra ; et les vaillants soldats de l'escorte rentrèrent à Vitré en se tenant deux à deux par le bras, chantant et criant que les royalistes étaient de bons enfants. Il y eut peu d'événements joyeux pendant ces horribles années où la guillotine gouvernait le pays. Adolphe Orain les a notés en récoltant les informations et les témoignages les plus divers et les plus étonnants sur cette trop longue guerre civile. On en retiendra finalement la morale tirée par un royaliste qui avait assiègé un républicain et qui, le rencontrant quinze ans plus tard dans la rue, lui tendit la main avec ce propos : "Oublions, Monsieur, les cruelles années et ne nous souvenons que des instants où nous avons pu nous traiter en Français" .
Henri Louis Orain aime son épouse depuis plus de 68 ans, d'un amour fort et sincère. Aujourd'hui, à l'automne de leur vie, il le dit, une fois de plus, à travers ce magnifique ouvrage. Un livre tendre, qui prouve qu'un couple uni peut vivre heureux, dans la fidélité l'un à l'autre pendant près de sept décennies, malgré une vie mouvementée qui les a amenés à voyager et à déménager plus souvent qu'à leur tour.
Résumé : L'étude de Mai 68 a été profondément renouvelée depuis vingt ans. Mais en matière d'histoire des sciences humaines, on en est resté à des évidences : pour certains, il ne fait pas de doute que la physionomie du champ a été bouleversée, pour d'autres ce n'est qu'écume à la surface d'un océan. Les contributions réunies dans ce volume prennent au sérieux la question de l'incidence des "années 68" sur les parcours des individus, des groupes et des disciplines, participant de ce que l'on n'appelait pas encore les "SHS" (sciences humaines et sociales). La focale varie d'un article à l'autre. Elle est micro-historique quand elle s'attache à des lieux, des revues, des institutions, saisis dans leur singularité. Elle adopte une échelle disciplinaire quand, dans le cas de la géographie, les événements allemands et français sont mis en parallèle. Le dossier se fait l'écho des intenses débats et remises en question qui ont alors eu lieu dans d'innombrables mondes sociaux ou professionnels, humeur à laquelle les scientifiques n'ont pas échappé. Il dépeint une époque passionnément attachée aux expériences collectives, éphémères ou pérennes, à rebours d'un cliché trop rebattu sur l'individualisme que notre époque aurait hérité de 68. Au détour d'analyses générales, c'est toute la force du verbe et l'inventivité de l'image que l'on a tenté de convoquer, dont les "années 68" ont été particulièrement prodigues.
Les géographes, dans leur pratique savante, sont généralement connus pour s'être interrogés d'abord sur les relations homme-milieu, ou sur la singularité d'une région ou d'un paysage, et pour avoir placé ensuite l'organisation spatiale ou les territoires au coeur de leur discipline. C'est une autre clé de lecture qui est proposée ici: il s'agit de relire l'évolution de la géographie française, en insistant sur le souci longtemps dominant d'être "fidèle aux réalités", et sur sa remise en cause récente. L'examen d'un vaste corpus de textes, allant de 1900 aux années 1980, met en évidence l'importance du réalisme comme fondement épistémologique de la géographie. Ce souci du réel, indiscuté jusqu'à la fin des années 1960, a été battu en brèche dans les années 1970. Un épisode important de l'histoire de la géographie française est ainsi réinterprété comme une révolution scientifique (au sens de Thomas Kuhn), la "Nouvelle géographie" ayant mis en question le paradigme "classique" défendu par l'École française, selon une critique constructiviste formulée collectivement. Fondé sur des analyses multiples (littéraires, épistémologiques, sociolinguistiques, historiographiques), De plain-pied dans le monde se veut tout à la fois une contribution particulière à l'histoire de la géographie française et une réflexion plus globale sur le statut de la langue dans les mutations des sciences. Biographie de l'auteur Olivier Orain est chargé de recherches au CNRS, membre de l'équipe Épistémologie et histoire de la géographie (E.H.GO, UMR Géographie-cités). Il a participé au livre collectif Couvrir le monde. Un grand XXe siècle de géographie française (Cultures-France-ADPF / La documentation française).
Résumé : Contrairement à ce que l'on a cru jusqu'ici, le "système" mis en place en France sous la régence du duc d'Orléans n'a pas été un accident provoqué par un génie solitaire, l'Ecossais John Law. Il ne se résume en rien à une expérience financière qui se serait soldée par l'échec du billet de banque et la dérive spéculative. Dans une relecture complète de cet épisode célèbre, Arnaud Orain révèle l'incroyable ambition du "système" qui visait à mettre en place un contrôle total de l'appareil d'Etat sur l'activité économique. Au carrefour des utopies et des rêves coloniaux élaborés depuis la fin du XVIIe siècle, grâce à une intense propagande faisant du "système" un conte merveilleux, ce grand Léviathan devait modifier intégralement l'organisation sociale du royaume et répondre à la montée inquiétante du libéralisme. Son écho allait traverser le siècle des Lumières jusqu'au grand orage de 1789.
On ne trouve nulle part d'étude complète sur la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix. Ceux qui en parlaient jadis le faisaient dans un style trop allégorique pour être compréhensible ; on méconnaissait ces adeptes en abusant du prestige de leur légende ; plus tard, des érudits ou des occultistes n'ont su ou voulu présenter qu'un côté de la question. Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par tout le monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. Un halo d'une poétique splendeur, auréole l'ordre des Rose-Croix ; la lumière fascinante du fantastique joue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prête un nouvel attrait à leur histoire. Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Cette esquisse, dessinée de main de maître, montre un des aspects du type initiatique de la Rose-Croix. L'initiation antique, la magie faisait de ces hommes semblables au maître Janus d'Axël ; son symbole est la fleur de beauté, la Rose. La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, cette doctrine d'immolation constante, dont le fidèle marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les désespérés, a pour hiéroglyphe la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère.
Résumé : Le docteur Jekyll est un homme bon et loyal. M. Hyde, lui, est un individu étrange, capable des pires crimes. Pourquoi alors Jekyll a-t-il fait son testament en faveur de Hyde ? Pourquoi le laisse-t-il venir chez lui à n'importe quelle heure ? Serait-il victime d'un chantage ? Le vieux docteur Lanyon aimerait bien savoir. Peut-on être à la fois homme de bien et criminel, Jekyll et Hyde ?
Résumé : Travels with a Donkey in the Cevennes revealed Robert Louis Stevenson's romantic temperament and his interest in picturesque history, people, and places during his 12-day, 200-kilometre (120 mi) solo hiking journey through the sparsely populated and impoverished areas of the Cévennes mountains in south-central France.
La mort, la vie et son mensonge auquel qu'au dernier moment on s'accroche comme une vieille dame. Cette très courte nouvelle raconte trois morts. A travers ces morts, Tolstoï reprend des thèmes qui lui sont chers : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la vie et des vivants, ainsi que leur dureté.