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Soleil levant
Ooka Akira
SEUIL
20,50 €
Épuisé
EAN :9782020194853
Un jeune fonctionnaire anonyme du ministère de la santé, appelé à enquêter sur la gestion d'un asile subventionné par l'Etat, est attiré par une belle amnésique, la " femme vide ", épouse du directeur, captivé par le délire paranoïaque de " Papi soleil levant ", un ancien combattant obsédé par le drapeau national. Flanqué d'un spectre traditionnel, " Lèche-crasse " au comportement désinhibiteur, et de son propre double, " Ombre-claire ", élégant ersatz de yuppie japonais, l'antihéros de cette fable allégorique emporte avec lui son lecteur dans le pur fantastique lorsque devient insupportable la réalité qu'il entend dévoiler - un ensemble de tabous autochtones allant des crimes de guerre à la spéculation immobilière. Terrifié et amusé, le lecteur découvre au prix de quelle folie se gagne la sacro-sainte efficacité japonaise ; il reste sous le charme de ce récit singulier et brillant.
Résumé : Peu de temps après la capitulation du Japon, une vieille demeure campagnarde est le théâtre d'un chassé-croisé amoureux comique et tragique à la fois. Malgré l'affection qu'elle porte depuis l'enfance à son cousin Tsutomu, démobilisé de fraîche date, Michiko entend rester fidèle à son mari Akiyama, qui ne se prive pourtant pas de courtiser Tomiko, de m?urs plus légères et d'ailleurs également éprise de Tsutomu. Akiyama et Tomiko parviendront chacun (provisoirement) à leurs fins, mais leurs man?uvres et la complicité du hasard auront poussé Michiko à la mort. Ces personnages veules, attendrissants, stupides, saisis par la vivacité d'un style analytique qui se réclame de Stendhal, évoluent dans des paysages naturels minutieusement dépeints et sur fond de marché noir et de marasme économique caractéristiques de la société japonaise après la guerre.
Me suis-je endormi ou suis-je tombé dans une sorte d'inconscience, ce n'est pas clair. Je repris progressivement conscience en sentant des coups répétés dans mes côtes. Puis, à l'instant où je réalisais que cette série de coups m'était portée par des chaussures, je fus saisi fermement par le bras, et je repris complètement mes esprits. Un soldat américain me tenait le bras droit, un autre braquait sur moi le canon de son fusil. Ne bouge pas, tu es mon prisonnier ! Ainsi Ooka Shôhei, soldat japonais mourant, fut-il capturé, le 25 janvier 1945, par deux soldats américains dans l'Ile de Mindoro. Des récits et des descriptions d'une extrême précision : voilà d'abord ce que nous offre ce Journal d'un prisonnier de guerre, qui évoque l'effondrement des troupes japonaises dans la guerre des Philippines, puis la vie de Japonais détenus par les Américains dans un camp sur l'île de Leyte. Mais le témoignage d'Ooka est aussi, parmi tous ceux qui sont apparus au vingtième siècle, l'un des plus puissamment méditatifs. Il unit, aux lucides observations d'un survivant, la générosité et la profondeur de pensée d'un immense écrivain. . . Ooka Shôhei (1909-1988) est, parmi tous les romanciers et critiques japonais du vingtième siècle, l'un des plus célèbres. A la guerre des Philippines il a également consacré un roman, Les feux, avant d'y revenir dans nombre de ses écrits, jusqu'à son dernier roman, La bataille de Leyte.
C'est un portrait terrible de la guerre et de ses ravages que nous livre Shôhei Ooka dans ce roman considéré comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature japonaise de l'après-guerre. Car le drame de Tamura, simple soldat et intellectuel dans le civil, envoyé dans la jungle des Philippines, où il rencontre la solitude, la faim, la peur et finalement sa propre folie, ne concerne pas seulement les Japonais ; ce drame symbolise de manière universelle la tragédie de tous les hommes, soldats ou civils, pris dans l'engrenage d'une guerre dont la logique leur échappe, mais qui finit par les dévorer, marquant à vie ceux qui lui survivent. Tamura n'est pas un "héros" dans le sens traditionnel du terme ; il est bien trop humain pour l'être ou pour le devenir. Ce qui le rend peut-être héroïque, c'est sa quête entêtée et désespérée de l'humain, même quand les choix qui lui sont imposés sont barbares. Portrait minutieux, acéré, sans complaisance, mais plein de compassion, du calvaire et de l'angoisse existentielle d'un être soumis aux pires agressions, Les feux sont avant tout une réflexion philosophique sur l'extrême.
Le soldat Tamura erre, affaibli, dans les plaines dévastées des Philippines. Nous sommes en 1945 et la débâcle de l'armée japonaise est totale. Livré à lui-même, en proie à la solitude, la faim, la peur et sa propre folie, Tamura nous plonge dans l'enfer de la guerre et dans ses instants fugaces de beauté désespérée. De rencontre en rencontre, avec l'ennemi ou un autre soldat en déroute, un dilemme s'impose à lui : doit-il rester humain ou sauver sa peau ? Les Feux, chef-d'oeuvre de la littérature japonaise, lu dans le monde entier et adapté au cinéma, symbolise la tragédie de tous les hommes pris dans l'engrenage d'une guerre dont la logique les dépasse mais qui finit, peu à peu, par les dévorer.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.