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DESCARTES ET L'AMBIVALENCE DE LA CREATION
ONG-VAN-CUNG
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711614387
Peut-on tenter une nouvelle approche de Descartes ? Penser philosophiquement la notion de création, c'est la traduire dans le registre des quatre causes : ainsi la cause efficiente relie et sépare à la fois le créateur et le créé ; mais Dieu est aussi cause formelle, ce qui sauve la continuité entre l'auteur et son ouvrage. Cette continuité se nomme analogie et cette analogie assure l'autonomie de la pensée finie. Ce transfert d'autorité dans la production même, particulièrement manifeste chez Descartes, permet de comprendre la dévolution à l'homme d'un certain pouvoir créateur. L'agir humain peut être inaugural. L'est-il en matière de philosophie ? La dette de Descartes envers la scolastique tardive semble indiquer qu'on ne pense qu'à partir de ce dont on hérite. L'ambivalence de la notion de création ne nous permettrait-elle pas cependant de montrer que le commencement dans la pensée reste à tout moment possible ? Telle pourrait être l'explication du radicalisme cartésien.
A en croire la légende, on ne revient pas de l'île d'Iô, et c'est peut-être pour l'avoir contemplée que le journaliste Ch'ôn a disparu en mer. Accident? Suicide? Chargé d'enquêter sur cette affaire, un officier de marine se trouve bientôt confronté aux métamorphoses du mythe...
Guillaume d'Ockham (1285-1347) est l'un des principaux promoteurs du nominalisme, i. e. la doctrine qui soutient que seuls existent les individus et qui applique le "rasoir d'Ockham" afin de supprimer toutes les entités ontologiques superflues, comme les abstractions et les universaux. La présentation des termes clés de la logique, de la philosophie de la connaissance et de la nature, de Guillaume d'Ockham manifeste à quel point il a effectivement mis en oeuvre un programme nominaliste de réduction ontologique, appliqué à la théologie et à la philosophie naturelle. Philosophe et théologien marqué par sa formation en logique, Ockham fut aussi engagé dans les querelles politiques de son temps. Dans ses écrits polémiques, on retrouve la virtuosité argumentative qui le caractérise, mais au-delà on découvre une philosophie politique (ou écclésio-politique), dont on trouvera ici les principaux termes clés. Le présent ouvrage permet de saisir, dans la diversité des champs philosophiques que Guillaume d'Ockham aborde, l'unité du programme de réduction ontologique. Son objectif est de faciliter la lecture des textes et non de s'y substituer. Outre les nombreuses citations, les références précises invitent le lecteur à se reporter aux textes pour préciser le sens d'un terme technique. Les renvois à la fin de chacun des articles offrent un parcours dans une oeuvre qui reste l'un des sommets du nominalisme et de la philosophie.
Résumé : A lire attentivement Descartes, on se surprend à constater que l'inventeur de la philosophie du sujet pensant emploie rarement le mot de " sujet ", si ce n'est au sens traditionnel et scolastique de sujet des accidents ou des qualités, ou encore de substance. Le but de ce volume est donc d'aborder à nouveaux frais la question à partir de l'inventaire du vocabulaire cartésien de la " subjectivité ". Devons-nous dire ainsi que l'ego du cogito est sujet ? Ou bien la res cogitans ? Ou encore la mens ? Y a-t-il un sujet corporel chez Descartes, ou alors l'union est-elle le sujet ? Y a-t-il, de la même manière, un sujet des passions ? Un ipse, une ipséité serait-elle enfin le sujet chez Descartes ? Multiples formes de la question de savoir s'il y a bien une philosophie du sujet chez Descartes.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.