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La philosophie féroce. Tome 2, Traces de feux furieux
Onfray Michel ; Adami Valerio
GALILEE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782718607238
Cette suite à "La Philosophie féroce" permet à Michel Onfray de continuer à lire l'actualité en philosophe engagé sur le terrain libertaire. Il nous livre cette fois-ci en textes brefs ses réflexions sur le désir des psy de fonctionner en juridiction d'exception, la vanité d'un faux modeste présidentiable, la tyrannie parisienne des lettres et l'oubli organisé du génie littéraire haïtien, l'usage du cannibalisme à des fins de philosophie juridique, la dérive zoophile d'un philosophe australien, la vulgate européenne libérale, la logique des renégats de Mai 68, le discrédit du dopage des sportifs, mais pas de celui des penseurs, la destruction du droit d'auteur par le net, la transformation de dessins politiques en prétendues caricatures, l'usage vertigineux des épithètes "antisémites" et "racistes", les recettes pour construire une philosophie médiatique, propose une célébration de l'usage perdu de l'amitié antique... Autant d'occasions d'aborder par le fait divers l'éternel retour de la méchanceté, de la trahison, du ressentiment, de la bêtise et autres joyeusetés de l'âme humaine...
Résumé : La plupart du temps, quand un peintre choisit de traiter un sujet philosophique, il peint un texte. Un texte ou une phrase de ce texte, un moment de ce texte, voire un mot. Comme il est difficile de peindre une idée, il lui faut peindre un clin d'oeil qui dira cette idée à laquelle se résume la totalité de la pensée du philosophe : ce clin d'oeil est un détail, or le diable est dans les détails. Ce qu'il faut voir dans une peinture que je dirai philosophique, c'est le détail qui résume cette philosophie. Pour Anaxagore, c'est une lampe à huile, des légumes pour Pythagore, une cruche pour Socrate et Xanthippe, des larmes pour Héraclite, un rire pour Démocrite, une coupe pour Socrate, une lanterne pour Diogène, une caverne pour Platon, un crocodile pour Aristote, une lancette pour Sénèque, un pain pour Marc-Aurèle, une coquille pour Augustin, ceci pour rester dans les limites de la philosophie antique. De Pythagore à Derrida, via Descartes et Kant, Montaigne et Rousseau, Voltaire et Nietzsche parmi d'autres, en trente-quatre toiles, donc en trente-quatre philosophes, Michel Onfray propose une histoire de la philosophie par la peinture !
Résumé : Comment se comporter dans une civilisation qui menace de s'effondrer ? En lisant les Romains dont la philosophie s'appuie sur des exemples à suivre et non sur des théories fumeuses. Sagesse est un genre de péplum philosophique dans lequel on assiste à la mort de Pline l'Ancien et à des combats de gladiatrices, à des suicides grandioses et à des banquets de philosophes ridicules, à des amitiés sublimes et à des assassinats qui changent le cours de l'histoire. On y croise des personnages hauts en couleur : Mucius Scaevola et son charbon ardent, Regulus et ses paupières cousues, Cincinnatus et sa charrue, Lucrèce et son poignard. Mais aussi Sénèque et Cicéron, Epictète et Marc Aurèle. Ce livre répond à des questions très concrètes : quel usage faire de son temps ? Comment être ferme dans la douleur ? Est-il possible de bien vieillir ? De quelle façon apprivoiser la mort ? Doit-on faire des enfants ? Qu'est-ce que tenir parole ? Qu'est-ce qu'aimer d'amour ou d'amitié ? Peut-on posséder sans être possédé ? Faut-il s'occuper de politique ? Que nous apprend la nature ? A quoi ressemble une morale de l'honneur ? Dans l'attente de la catastrophe, on peut toujours vivre en Romain : c'est-à-dire droit et debout.
Depuis longtemps, la tradition universitaire évite de se pencher sur un continent englouti et oublié de la philosophie. Et depuis trop longtemps, elle ne sacralise que les protagonistes les plus austères de la grande guerre des idées. Pourquoi? Parce que l'histoire de la philosophie est écrite par les vainqueurs d'un combat qui, inlassablement, opposent idéalistes et matérialistes. Avec le christianisme, les premiers ont accédé au pouvoir intellectuel pour vingt siècles. Dès lors, ils ont favorisé les penseurs qui oeuvrent dans leur sens et effacé toute trace de philosophie alternative. C'est à renverser cette perspective que s'attache Michel Onfray dans "Contre-histoire de la philosophie" - dont le premier volume est consacré aux sagesses antiques: de Leucippe à Diogène d'Oenanda, de Démocrite à Lucrèce, d'Eudoxe à Epicure, d'Antiphon à Diogène de Sinope. Biographie de l'auteur Né en 1959, Michel Onfray est docteur en philosophie. Après avoir enseigné dans un lycée technique, il démissionne de l'Education nationale en 2002 pour créer l'université populaire de Caen. Auteur d'une trentaine d'ouvrages, il a comme projet la formulation d'une théorie de l'hédonisme à la fois éthique, esthétique, politique et épistémologique. Il se propose ainsi de réconcilier l'homme avec son corps, et envisage la philosophie comme un art de vivre, permettant à l'homme de se débarrasser de ses illusions. Lecteur de Freud, il prône une philosophie liée à la psychanalyse et se définit comme un "freudo-marxiste"; admirateur de Nietzsche, il souhaite une révolte contre le conformisme et le dogmatisme; il affiche enfin un athéisme sans concession.
Un siècle après la mort de Nietzsche, notre époque n'a toujours pas examiné en quoi sa philosophie était porteuse d'immenses révolutions. Entre lui et nous, en effet, s'intercalent plusieurs types de parasites : une soeur qui dénatura son héritage ; deux guerres et des idéologies qui brandirent son nom pour servir des causes qu'il aurait, à coup sûr, récusées ; et, plus gravement, une impressionnante série de lectures de mauvaise foi et d'interprètes mal intentionnés... Tout ceci contribue à produire de Nietzsche une image fausse, floue, dangereuse qu'il était urgent, à tous égards, de rectifier. C'est à cette tâche que s'emploie Michel Onfray dans cet ouvrage inédit. Pour l'auteur hédoniste du « traité d'athéologie » - qui a toujours revendiqué ce que sa réflexion devait au « Gai savoir » - il s'agit là, d'un formidable exposé du nietzschéisme originel et d'une émouvante « reconnaissance de dette » à l'endroit d'un philosophe majeur. D'où cette « introduction à Nietzsche » dont le ton se veut, à la fois, pédagogique et empreint de gratitude. Michel Onfray a publié une vingtaine d'ouvrages parmi lesquels un « traité d'athéologie » de grand retentissement. Il a, par ailleurs, entrepris de bâtir une « Contre-Histoire de la philosophie » afin de réhabiliter toute une tradition de penseurs hédonistes et matérialistes trop souvent négligés par la philosophie officielle.
Que puis-je faire d'autre aujourd'hui, pour camper ici, dans ce Collège d'études mondiales en création, la question si générale de l'altérité - peut-être la plus générale de la philosophie - que d'indiquer en commençant d'où - par où - je l'aborde? Donc, pour éviter des vues trop vagues et les banalités qui déjà nous menacent, de vous inviter à entrer dans la singularité - modeste - de mon chantier? Que puis-je faire d'autre, autrement dit, pour débuter ce périlleux exercice de la "Leçon", que de me justifier dans ma nature hybride: de philosophe et de sinologue? J'ai dit souvent, quitte à provoquer un haussement d'épaule chez mon interlocuteur, que, jeune helléniste à la rue d'Ulm, j'ai commencé d'apprendre le chinois pour mieux lire le grec... Nous disons si volontiers, en effet, que nous sommes "héritiers des Grecs". Mais, justement, la familiarité n'est pas la connaissance. Ce qui est "bien connu", disait Hegel, n'est, de ce fait, pas connu, weil es bekannt ist, nicht erkannt. Il faut, dirons-nous, de l'autre pour y accéder. Mais pourquoi le chinois? Pourquoi la Chine? Je n'avais, par famille et par formation, vraiment rien à voir avec la Chine. Mais justement...
Il y a une clé qui ne sèche jamais. Il s'agit de la clé qui déverrouillerait l'origine. La clé de la chambre interdite. On ne sait si elle est tachée de sperme ou de sang. On hésite toujours.
Nous y sommes, elle craque, cette vieille peau du monde. Elle se dessèche, se desquame. On ne peut plus la toucher. Nous ne pouvons plus nous toucher. Les croûtes et les escarres de la lèpre... Non, Maldoror, tu ne savais pas à quel point serait vérifié ce que tu annonçais. Nous y sommes, nos cancers nous bouffent, nous bouffons des particules, partout on crève de faim et de peur, notre technologie vacille sous ses grands airs transhumains. Nous y sommes sans que personne sache où nous sommes. Nous nous touchons cependant tout en touchant à nos limites. Qu'est-ce que traverser un temps qui n'avance plus ? Quel est ce présent qui nous est fait, privé d'avenir comme de passé ? Il n'y a rien de catastrophiste ni d'apocalyptique à penser que l'existence comme telle peut se trouver exposée, violemment, à sa propre fugacité et finitude ? et même que ce soit là qu'elle prend sa valeur infinie, unique et insubstituable. L'homme passe infiniment l'homme : on peut dire que cette phrase de Pascal a ouvert la saison qui nous vient.