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Jean Kahn, une tragédie optimiste 1929-2013
Olivier Philippe
HERMANN
48,84 €
Épuisé
EAN :9791037000828
Cette biographie de Jean Kahn, éminente personnalité du judaïsme européen et grand défenseur des droits de l'homme, a été établie par Philippe Olivier, qui a entrepris d'analyser cinq mètres linéaires d'archives inédites laissées par Jean Kahn. S'il retrace le parcours singulier d'un homme, ce livre, également élaboré au cours d'une soixantaine d'entretiens avec des témoins de son action, constitue aussi une fresque historique couvrant une grande partie du XXe siècle et du XXIe siècle commençant. Les relations suivies de Jean Kahn avec Jacques Chirac et François Mitterrand, avec les grands dirigeants israéliens et d'autres personnalités de divers pays (Amérique, URSS ou Fédération de Russie, Europe orientale) montrent un homme épris de justice, partisan résolu de la laïcité, qui exerça notamment comme président du Conseil représentatif des institutions juives et de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.
Un facteur, un évêque, Thomas Mann, plusieurs divas entrées dans l'histoire du bel canto, Francis Bacon, un médecin légiste, Wagner, un chef d'orchestre, un souffleur, Bellini... histoires vécues ou rêvées d'hommes et de femmes, glorieux ou sans grade, comme autant de prismes pour éclairer une étoile. Un mystère : Maria Callas. Elle fut un phénomène de barbarie vocale. Un objet de foire, une créature à la limite de l'hermaphrodisme sonore. Une danseuse sur fil, une maîtresse impétueuse, une femme aimante et fragile. Une colorature et un soprano dramatique autant que lyrique, une mezzo empaquetée dans un corps digne des matrones de Fellini. Elle n'avait pas une voix, mais plusieurs.Milan, New York, Buenos Aires, Paris... Voyages et chroniques jubilatoires d'une tragédienne, tour à tour divinisée ou haïe, qui déroula son existence comme les héroïnes qu'elle incarna : Carmen, Gilda, Madame Butterfly. Et - surtout - Norma. Entre passion et désespoir.
NI CHAIR, NI POISSON?Berlin, août 2008. Le Quartier des Granges. Y vivaient durant les dernières décennies du XIXe siècle - dans des conditions des plus difficiles - les Juifs arrivés de l'Est. Ce secteur de la capitale, jadis intégré à la République démocratique allemande, abonde en traces d'un passé tragique: ici et là, devant les immeubles, des pavés dorés portent le nom de leurs occupants d'antan et précisent où ils sont morts. Auschwitz, Treblinka, Theresienstadt. Ailleurs, une plaque commémorative signale la présence - éradiquée - de la dernière boucherie casher de Berlin sous Hitler. Ou encore le souvenir de l'école où les enfants juifs furent scolarisés jusqu'au moment où le gouvernement national-socialiste interdit qu'ils reçoivent une formation élémentaire.Non loin de là se trouve, sur un tapis de gazon, la tombe de Moses Mendelssohn (1729-1786), premier émancipateur des Juifs allemands et ami de Lessing l'ayant immortalisé dans sa pièce Nathan le Sage. L'un des classiques de la pensée vernaculaire, dont la dernière biographie en date - signée du Français Dominique Bourel - est un succès international. L'Université de Potsdam dispose aussi d'un Moses-Mendelssohn-Zentrum de renom. Moses, le fondateur d'une dynastie célèbre, suscite, en 1787, l'intérêt de Mirabeau. Ce dernier lui consacre un ouvrage contesté, intitulé Sur Moses Mendelssohn - Sur la réforme politique des Juifs. La tombe du penseur est toujours couverte de petits cailloux: la trace, dans la tradition juive, d'une visite au cimetière. Cette sépulture est isolée, presque seule. Tel un doigt levé vers le ciel, un avertissement au milieu des ruines. Celles de l'Allemagne de l'humanisme et de la République de Weimar, pleurées - en dépit d'une attitude pour le moins ambiguë à l'égard du pouvoir national-socialiste - par Richard Strauss dans ses Métamorphoses. Ici, tout près de la Gro
Vénéré par les uns, détesté par les autres, le compositeur français Erik Satie (1866-1925) demeure une figure hors du commun tant sa musique est inattendue, sa personnalité souvent déroutante et sa manière de s'exprimer peu conformiste. Le présent recueil rassemble des textes écrits par seize personnalités ayant connu - et souvent beaucoup fréquenté - l'auteur des célèbres Gymnopédies. On y retrouvera, entre autres, Jean Cocteau, Francis Picabia, Fernand Léger, Alfred Cortot ou Francis Poulenc. A ces témoignages souvent rédigés du vivant de Satie, s'ajoutent des portraits parus dans la presse française comme étrangère, de l'époque des années folles. L'ensemble du propos émane donc des contemporains de Satie. Une introduction et des notes accompagnent la lecture de ces écrits à la fois passionnants et, parfois, délicieusement désuets. En annexe, un tableau chronologique, une discographie sélective, la présentation des ressources DVD et Web une bibliographie synthétique et des indications pratiques pour se procurer la partition des ?uvres principales de Satie contribuent à dresser le panorama de la renommée et de l'influence de Satie aujourd'hui.
Voler les voleurs est un délicieux moyen de s'enrichir et d'échapper au fisc. Trahir les policiers relève de l'art suprême. Devenir leur indicateur permet de les manipuler. Pigeonner les poulets en jouant les dindons ? Jeu exquis. Costes et Bernstein, escrocs de charme, l'un en surpoids, l'autre obsédé sexuel, survivent comme ils le peuvent dans ce monde fourbe et brutal. La police les fait chanter pour qu'ils infiltrent un gang ? Bingo ! Voilà l'occasion de copiner avec des grands voyous, et de leur "emprunter" trois cents kilos de cocaïne. Pour Costes et Bernstein, la drogue est une médecine parallèle. Mieux que la Sécurité sociale, elle soulage les pauvres.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.