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Peirce
Olivier Michel
HERMANN
26,95 €
Épuisé
EAN :9782705684341
Extrait de l'introductionCharles Sanders Peirce (1839-1914) est l'une des grandes figures, peut-être la grande figure, de la philosophie américaine. Il est à l'origine d'un courant de pensée majeur, le pragmatisme. James, Dewey, Quine, Putnam, pour ne citer que ceux-là, en sont les héritiers. Apel et Habermas, en Europe, lui doivent beaucoup.Pourtant, Peirce est en général présenté comme un précurseur plus que comme un fondateur. Il s'est illustré principalement en logique, en sémiotique, en phénoménologie et en philosophie du langage. Dans chacun de ces domaines, il fut à l'origine d'une rupture radicale avec la tradition. Or ces domaines, considérés ensemble, constituent le coeur de la richesse philosophique du XXe siècle. Autrement dit, Peirce est bien au coeur de ce qui importe dans la philosophie de ces dernières années.Mais en logique par exemple, la révolution propre au XXe siècle est en général attribuée à Frege et Russell, et non à Peirce. En philosophie du langage, c'est à Wittgenstein que l'on pense d'abord. Ainsi, dans chacun de ces domaines, il est en général présenté, à tort, comme le génial précurseur alors que d'autres auront proposé la formulation plus facile d'accès, plus précise, voire plus féconde, que la tradition aura retenue et privilégiée.Pourtant Peirce est bien un fondateur. Mais parfois un fondateur non revendiqué par sa postérité, sans doute pour deux raisons. La première est que son oeuvre est matériellement difficile d'accès: il n'a pas laissé de livres de référence, mais un nombre invraisemblable d'articles et de lettres. Les travaux de recherche sur son oeuvre, qui ont pris de l'ampleur à partir des années 1930 et surtout des années 1980, sont encore en cours. Bref, une version pédagogique «finalisée» de son oeuvre n'a été proposée ni par lui, ni, encore, par ses héritiers. Les difficiles relations qu'il eut avec les institutions universitaires et scientifiques américaines à partir des années 1880 n'y sont pas étrangères (cf. repères chronologiques).La seconde raison est que Peirce n'est ni pur logicien, ni pur sémioticien, ni pur phénoménologue, ni pur philosophe du langage. Peirce est d'abord un philosophe animé par une question d'une ampleur bien trop large pour se laisser spécialiser dans tel ou tel domaine qu'il aurait marqué de son emprunte. Il y a bien sûr plusieurs façons différentes d'identifier un fond de questionnement, présent de part en part dans sa pensée et qui l'unifie. Nous adopterons celle-ci: quelle est la nature du lien entre le réel et la pensée? Cette question est bien métaphysique, puisqu'elle recouvre la question de ce qui est réel et de ce qui est pensée, mais aussi sémiotique et épistémologique, puisqu'elle pointe également vers ce qui fait que la pensée est bien pensée d'un réel et non simplement enchaînement de représentations.Chacun des domaines où Peirce déploya son travail fut pour lui un lieu depuis lequel aborder cette question de fond, et une possibilité d'esquisse de réponse. Jamais il n'accepta l'idée de circonscrire ses recherches pour les mener jusqu'à un certain état d'achèvement pédagogique qui en aurait permis une édition en facilitant l'accès. Il demeura en quête perpétuelle d'une philosophie première, qui sera d'abord une théorie du signe, c'est-à-dire, chez lui, une théorie de toute pensée qui prétend être pensée d'un réel.
Totalité et infini (1961), oeuvre majeure d'Emmanuel Levinas, est l'exposé de l'éthique de l'altérité qui a fait de lui l'une des figures les plus marquantes de la philosophie du XXe siècle. Dans la trace de lectures multiples (Husserl, Heidegger, Descartes, Platon ou encore Rosenzweig), il y déploie une philosophie éthique qui se départit de tout fondement ontologique. Si Totalité et infini est bien une "oeuvre de ruptures", c'est qu'elle se donne pour projet de rompre avec l'histoire de la philosophie qui donne le primat au même et à la totalité. Penser l'existence, l'advenue au monde et sa signification, à partir de la présence d'autrui, tel est l'ambitieux projet d'Emmanuel Levinas. Ne plus inscrire le "Je" comme fondement de la pensée, tel est son geste révolutionnaire. La relance du motif fondamental de l'"il y a", les gestes de rupture avec la figure de la totalité et certaines traditions de la phénoménologie, de l'épistémologie, voire de la philosophie analytique, l'actualité de l'oeuvre et l'apport pratique de Totalité et infini à l'interprétation du monde contemporain (justice, politique, éducation), le dialogue entre Totalité et infini et des pensées qui ont nourri ou qui ont croisé certains motifs de la pensée de Levinas - Henri Bergson, René Girard, Maurice Blanchot : tels sont les enjeux explorés dans ce livre.
Résumé : Saurais-je sortir vivant d?une fusillade dans un lieu public ? Suis-je à l?abri d?une balle de kalachnikov derrière une table de bar ? Quelle est ma vulnérabilité à une attaque chimique quand je suis au bureau ? Depuis les attentats du 13-Novembre, ces questions hantent les Français. Selon la loi de Murphy : " Tout ce qui peut tourner mal tournera mal ". Mais les récents événements ont révélé l?instinct de survie et la capacité d?héroïsme qui sommeillent en chacun. Ce livre entend les optimiser. Comment vivre avec le terrorisme ? A cette difficulté en apparence insurmontable, ce manuel apporte des solutions pratiques. Face à l?extrême variété des menaces, il s?attache à développer une capacité de résistance : connaître l?adversaire afin de mieux s?en protéger. Pour chaque situation critique, des conseils, des exemples et la réaction adaptée, celle qui sauve la vie : savoir se déplacer, observer, choisir un abri dans un décor familier, etc. Vous apprendrez à vous confectionner un gilet pare-balles de fortune, détourner les objets du quotidien en armes redoutables, poser un garrot qui stoppera une hémorragie. Pour qu?à l?avenir, nul ne puisse dire : " Je n?ai pas su quoi faire ".
Une lecture « tambour battant », comme l écriture du roman, comme lavie d Adam.Jeune Africain, Adam qui s appelait alors Moussa, est échangé par sonpère contre un téléviseur à écran plat, et adopté par Dolorès et Matt Hanes, double transparent du « célèbre couple hollywoodien qui adopte des enfants sur chaque continent »... Mais L Amour nègre n est pas un roman sur lesbonheurs et les risques de l adoption.D Afrique, Dolorès ramène Moussa en Amérique. Rebaptisé Adam, Moussa passe sans transition de la jungle à Hollywood... Mais L Amour nègre n est pas l histoire d une acculturation.Réadopté de nouveau par Jack Malone, double sympathique de l acteur qui fait la pub pour des « capsules de café », Adam passe trois années auprès de lui dans une île d Océanie. Son nouveau papa lui enseigne le retour à la nature... Mais L Amour nègre n est pas l histoire d une rédemption zen après la corruption d Hollywood.Enfin, Adam est « adopté » par Gladys, femme de banquier genevois, en vacances sexuelles dans une île touristique. Elle le ramène en Suisse avec un passeport au nom d Aimé Clerc. Et l abandonne après usage. Moussa-Adam-Aimé survit... Mais L Amour nègre n est pas l histoire de l intégration plus ou moins réussie d un Africain clandestin au pays du secret bancaire.Si L Amour nègre n est pas tout cela, alors de quoi s agit-il?D un roman aux sens emboîtés. Sur notre très contemporaine société,assommée de « people », de « marques », de chirurgie esthétique, de drogues, de psys, de paparazzi.Un roman sur les mirages, ceux d Hollywood, des îles paradis, ou de la Suisse prospère. Où tout le monde lit le même livre. Où l on ne connaît les événements qu à la proportion du « buzz ». Où personne n écoute personne, sauf moyennant honoraires.Un roman qui n est pas tendre avec l espèce humaine.
Résumé : Willard van Orman Quine (1908-2000), philosophe et logicien américain, a conduit la philosophie analytique à sa première révolution conceptuelle en critiquant l'empirisme logique du Cercle de Vienne et de son maître Carnap en particulier. En débarrassant cet empirisme des "deux dogmes" indéfendables qui le soutiennent, Quine l'ébranle en profondeur : la signification des énoncés ayant trait au monde s'avère largement indéterminée, le savoir comme tel perd ses fondements et l'on court le risque d'un scepticisme dangereux. Pour saisir comment une connaissance solide du monde peut pourtant se monnayer en des théories verbalisées partageables, Quine réinvente le réalisme. Il veut construire, par des voies radicalement nouvelles et contre-intuitives, un empirisme "sans les dogmes" qui s'inscrive toutefois dans le champ logico-linguistique qu'il est en train de bouleverser. Ce sont les thèses centrales de son oeuvre et les polémiques dont elles furent l'objet que le présent ouvrage expose : l'indétermination de la traduction, l'inscrutabilité de la référence, le holisme sémantique, la relativité de l'ontologie, la naturalisation de l'épistémologie. La philosophie dite postanalytique et notamment ses déploiements néopragmatistes trouvent dans cette oeuvre leur date de naissance et leurs racines. Quine, dont les thèses paradoxales ont dérouté la philosophie analytique, est une figure dominante de cette tradition qui est au coeur de l'actualité philosophique contemporaine.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.