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Extraits d'une oeuvre
Hassoun Jacques
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782296081734
Jacques Hassoun, dans une délicate impudeur, n'a jamais cessé de se dévoiler dans ses élaborations théoriques. A lire ses livres et articles, on ne peut qu'être sensible aux mouvements de sa pensée marquée par une infatigable reprise, à la lumière de la psychanalyse, de tout ce qui l'a constituée. Ses réflexions se sont nourries en permanence de la reprise dialectique de son histoire dans l'Histoire. Les termes d'auteur et d'acteur pourraient le qualifier. Auteur, il n'a jamais cessé d'écrire sa vie de sujet et de citoyen, sa vie d'homme sujet de l'inconscient et du politique. De même, il n'a jamais cessé d'en être l'acteur - celui qui acte -, que ce soit dans le domaine social ou politique. Traversant la diversité des thèmes, émergent de l'écriture de J. Hassoun des mots récurrents - des signifiants - qui témoignent de ses préoccupations fondamentales. Pour n'en retenir que quelques-uns, citons: contrebandier, passage, langue, exil et passion. Les différents champs que J. Hassoun parcourt ne viennent pas simplement en illustration, appui ou référence. Ils se croisent de manière à constituer des points de nouage pour élargir ou approfondir sa recherche et témoignent de la démarche intellectuelle d'un homme qui se laissait angoisser par le politique. Conformément au titre d'un de ses livres (Les contrebandiers de la mémoire), J. Hassoun apparaît lui-même comme un contrebandier. Contrebandier-braconnier, passeur d'invisible ou chasseur de leurres hors saison, c'est dans cet inconfort et cette non-conformité assumés qu'il trouvait raison à privilégier Eros plutôt que Thanatos, à poursuivre son travail et à en rendre compte.
Comment traiter des passions du point de vue de la théorie psychanalytique alors que ce terme n'apparaît qu'exceptionnellement dans le corpus freudien ou lacanien ? Est-ce la pulsion de mort qui déchaîne la passion ? La passion est en proie à ses démons qui bousculent jusqu'à la folie l'existence de celui qui en est la victime. Et elle rejoue le drame d'un deuil impossible. Jacques Hassoun suit ici à la trace quelques-uns des avatars de la passion, à travers des romans, des essais, la mystique ou l'histoire politique. Il interroge le destin de Judas, de Boukharine, de Georges Bataille, d'Oscar Wilde, de Rilke, de Cocteau... pour tenter d'entendre que la passion exigeante et intraitable a pour partenaire la solitude.
Comment traiter des passions du point de vue de la théorie psychanalytique alors que ce terme n'apparaît qu'exceptionnellement dans le corpus freudien ou lacanien ? Est-ce la pulsion de mort qui déchaîne la passion ? La passion est en proie à ses démons qui bousculent jusqu'à la folie l'existence de celui qui en est la victime. Et elle rejoue le drame d'un deuil impossible. Jacques Hassoun suit ici à la trace quelques-uns des avatars de la passion, à travers des romans, des essais, la mystique ou l'histoire politique. Il interroge le destin de Judas, de Boukharine, de Georges Bataille, d'Oscar Wilde, de Rilke, de Cocteau... pour tenter d'entendre que la passion exigeante et intraitable a pour partenaire la solitude.
En 2010, les Français ont eu recours à la restauration hors domicile (restauration commerciale et restauration collective) 145 fois par an, l'équivalent de trois repas par semaine et ces chiffres sont en progression. Les articles historiques, anthropologiques et sociologiques ici rassemblés montrent que le restaurant est aujourd'hui un élément central des pratiques alimentaires en milieu urbain. De l'invention du restaurant moderne à Paris au XVIIIe siècle, aux restaurants de l'Exposition universelle de 2010, des restaurants ouverts par ou pour des migrants, à ceux destinés aux touristes, ce numéro d'Ethnologie française offre une palette diversifiée, présentant des exemples en France, en Belgique, en Afrique, en Asie, aux Etats-Unis. Qu'ils soient restaurants de quartier, d'entreprise, fast-foods ou adeptes du Slow Food, tous participent à la transformation de la ville et de ses quartiers. Ce sont autant de lieux permettant à chacun d'affirmer un statut, une appartenance communautaire ou politique ; espaces de sociabilité, ils sont aussi des espaces marchands animés par un monde d'entrepreneurs. Ils initient le consommateur à de nouveaux goûts et de nouvelles saveurs, tout en suivant l'évolution des normes d'hygiène et des certifications "morales" (bio, diététiques, éthiques, halal, cacher, etc.). Miroir de l'histoire et des transformations urbaines, le restaurant est finalement un espace social total, qui permet de lire en un même lieu marchand les ambitions d'un entrepreneur et les engagements sociaux, de même que les pulsions et les sensations intimes des espaces et des hommes.
Le sujet en proie à la haine est celui qui, dévoré par l'horreur que l'autre fait naître en lui, s'acharne à détruire cette cause supposée de son indignité. Fanatisé par cette idée obsédante, il ne cesse de susciter puis de traquer cet obscur objet de sa rage désespérée pour mieux le détruire, pour mieux se détruire aussi. Mais si, comme l'aurait dit Empédocle, " la genèse commence quand la haine s'accomplit ", ici nulle genèse, nul accès à la création ne semble être envisageable ni même pensable. Celui qui est possédé par la haine semble se dissoudre dans l'acte même de l'exécration qui le pousse à vouloir éradiquer l'autre. Cette haine le dévore, abîme son espace à tel point que, cessant de frayer avec l'étranger pour ne plus aimer que son semblable, il en arrive de proche en proche à détester ensuite ses cousins, ses frères, ses enfants et disparaît dans la vague de haine qui va submerger jusqu'à son image. "
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.