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Les possibles de l’écriture : forces, formes, sens
Olive Jean-Paul ; Ferrari Giordano ; Oviedo Alvaro
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782336429441
Appréhendée comme vecteur dynamique, la catégorie d'écriture musicale constitue une notion riche et complexe à appréhender non pas dans le seul sens étroit de notation, mais plutôt dans le sens d'un processus de création, d'un comportement artistique, d'un acte. Considérée sous cet angle large, la catégorie d'écriture mérite alors diverses définitions qui ouvrent à autant de champs de réflexion. Dans cet ouvrage, on peut ainsi tour à tour la considérer : comme processus de déploiement propre à la musique et néanmoins ouvert ; comme épaisseur et cohérence qui font "tenir" l'oeuvre musicale, aussi fragile soit-elle ; comme ensemble de traits qui dessinent la singularité de l'auteur ; comme champ de forces ou action de pensée ancrée dans le sensible ; comme ensemble vivant de signes qui relie le compositeur, l'interprète et l'auditeur ; comme tissu sensible et perméable au monde qui en traverse la trame ; comme champ problématique supposant son étude spécifique qui se fonde sur l'analyse et l'interprétation des oeuvres et des pratiques ; comme ouverture des possibles.
Ces échanges entre des musicologues français et argentins appréhendent la composition musicale aujourd'hui. Il n'est plus guère possible pour penser les créations musicales contemporaines de se référer à une esthétique générale comme cela pouvait être le cas avant le XXe siècle. La diversité des courants, des oeuvres elles-mêmes conduit aujourd'hui le musicologue à forger des outils spécifiques à chaque écriture, au point de multiplier les approches sans pouvoir réduire le champ de la composition à de quelconques universaux.
Caractère" , "densité" , "texture" , "bloc" , "trait" , "profil" , "figure" ou encore "énergie" : ces termes, s'ils sont souvent convoqués dans le discours musicologique se référant aux oeuvres des XXe et XXIe siècles, résistent à la clôture d'une définition. De telles notions mobilisent différentes dimensions de l'écriture mais aussi cherchent chacune à désigner un aspect qualitatif du musical, ce "devenir illimité" du discours, difficile à neutraliser et à rationaliser. Cet ouvrage, issu d'un colloque, propose de "connaître l'individu à travers l'individuation plutôt que l'individuation à partir de l'individu" en interrogeant les outils compositionnels et les catégories qualitatives de l'écriture ayant pour fonction de différencier le musical en comportements ou manières d'être singuliers.
Si la musique naît du corps, l'écriture, en son processus de rationalisation, a contribué à élaborer les manifestations de ce corps jusqu'à un raffinement extrême au point qu'il faut souvent en déplier les multiples médiations, puis en décrypter les éléments épars, pour en recomposer la présence. De l'abstraction la plus rigoureuse de certains processus compositionnels, qui confinent à la maîtrise de toute dimension corporelle, jusqu'à la surexposition du geste dans l'écriture même de pièces qui brouillent la frontière entre musique et théâtre, s'ouvre un champ d'investigation aussi vaste que perturbateur. La première partie de ce volume - Corps, tradition, modernité - pose quelques importants jalons historiques. La deuxième partie - Geste, dramaturgie, théâtre musical - aborde des cas particuliers dans lesquels le corps producteur de sons (et de silences) est appréhendé avant tout selon sa dimension théâtrale, bien qu'il soit évidemment difficile de séparer, a fortiori dans ces oeuvres, la musique de la dramaturgie. La troisième et dernière partie - Modèles d'inscription du corps dans la composition contemporaine - présente des écritures musicales dont le trait commun, au-delà des différences de styles et de tons, est la place centrale que le corps occupe dans le travail des compositeurs.
Si, comme l'écrivait Elias Canetti, " personne ne connaît le coeur secret de l'horloge ", la musique, parce qu'elle se déploie dans le temps en le sculptant, semble bien pouvoir décliner les manifestations de ce mystère qui paraît être à la fois sa source et son problème. Ce problème, la musique le transporte dans une dimension seconde, fictive, imaginaire. En abordant le thème des " Présents musicaux ", cet ouvrage collectif vise à interroger cette dimension temporelle propre à la musique, non pas selon des définitions univoques ou par une approche abstraite, mais par touches successives ; en proposant des cas concrets à travers l'analyse d'oeuvres ou en exposant des problèmes spécifiques, chaque contribution enrichit d'autant la réflexion générale. Apparaît ainsi toute la complexité d'un certain nombre de problématiques cristallisées dans les oeuvres musicales : le rapport du présent au passé et à l'histoire, la relation des matériaux à leur agencement, les conditions à travers lesquelles les oeuvres deviennent des processus riches et vivants. Ce recueil est le fruit d'un séminaire réunissant enseignants-chercheurs et doctorants, séminaire qui s'est tenu au département Musique de l'Université Paris 8, au sein du Laboratoire d'analyse et d'esthétique musicales.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.