Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Soudain, c’est le printemps. L'évidence de vivre selon Jonas Mekas et Emmanuel Levinas
Olcèse Rodolphe
MIMESIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9788869764516
La rencontre entre l'un des plus grands poètes del'avant-garde cinématographique américaine et le philosophe de langue françaisequi a marqué décisivement le destin de la philosophie contemporaine secristallise d'abord autour d'une certitude inébranlable, une conviction qui estexistentielle avant d'être l'objet d'une thèse philosophique ou d'un motifcinématographique. Cette certitude, c'est que la vie est bonne, que toute vie, qui se reçoit comme un don gratuit et inexplicable, vaut d'être célébrée, quandbien même elle s'éveillerait à elle-même parmi les ruines de l'histoire. Rodolphe Olcèse est maître de conférences en Philosophie del'art et Théorie du cinéma à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne. Il estégalement co-directeur du département de recherche "âLa parole de l'artâ" auCollège des Bernardins, à Paris. Il a publié Le Surgissement des archives (2021)et La Vie précaire. Textes et images de Fernand Deligny (2023). Il a codirigéles volumes collectifs L'Art tout contre la machine (2021) et L'Art et lesformes de la nature (2023).
Le remploi d'archives est une puissance filmique de tout premier ordre, non seulement par Le territoire d'inventivité et de renouvellement formels que ce geste de création ne cesse de creuser, mais aussi parce qu'il engage une possibilité essentielle du medium. Le présent texte s'efforce de montrer la singularité et l'acuité de cette pratique telle qu'elle est développée dans trois films contemporains : X+ (2010) de Maryléne Negro, The Uprising (2012) de Peter Snowdon et Pays Barbare (2013) de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi. Ces films sont appréhendés dans leur capacité à mettre en évidence une matérialité (fragments, rythmes) et des modalités de mise en oeuvre (traduction, dialogisme, répétition) propres au médium cinématographique. Pensée à l'aune de son surgissement, l'archive se présente dans ses dimensions indissociablement poétiques et politiques, ouvrant dans L'ordre de l'expression filmique des espaces utopiques qui confrontent le présent à son propre devenir.
A travers une vingtaine de contributions de chercheurs et d'artistes, L'art tout contre la machine invite à réfléchir à la médiation de la technique dans notre rapport au monde telles que les pratiques artistiques contemporaines en esquissent le sens. Il se divise en trois parties, qui tissent de nombreux liens entre elles : " Technique et nature " ; " Interfaces relationnelles et dispositifs génératifs " et " Outils conviviaux et machines domestiques " . Les objectifs sont multiples : interroger des oeuvres et des procédures artistiques pour leur capacité à mettre en évidence les incidences des dispositifs machiniques sur nos environnements d'existence ; faire apparaître les filiations de dispositifs de création a priori hétérogènes en interrogeant les circulations entre différents régimes de technicité ; mettre en relief enfin la portée politique et artistique d'une compréhension conviviale des outils de création et la spécificité du rapport à la technique qui la sous-tend.
Résumé : En 1958, Fernand Deligny, éducateur singulier dont les tentatives de cures libres refusaient les méthodes psychiatriques ordinaires, prend en charge Yves, considéré par l'institution hospitalière comme "inéducable et irrécupérable" . Yves devient, en 1962, le personnage central du film que Deligny tourne dans les Cévennes, "Le moindre geste". L'oeuvre de ce cinéaste atypique frappe à la fois par son caractère multiforme et cependant par sa profonde cohérence, comme le révèle son examen au prisme de la notion de précarité. Cette notion constitue un motif qui se complexifie au fil des expériences pédagogiques, littéraires, filmiques - et le principe d'une poétique qui opère sur des objets eux-mêmes très différenciés : textes, films et cartes. Le présent livre cherche, dans un dialogue continu avec les textes et les images de Fernand Deligny, à établir les principes de ce que pourrait être une écologie du "moindre geste" . Après avoir travaillé dans l'action culturelle cinématographique pendant 20 ans, actuellement Rodolphe Olcèse enseigne la philosophie de l'art et la théorie du cinéma à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne et co-dirige le département de recherche "La parole de l'art" au Collège des Bernardins, à Paris. Ses recherches portent sur la philosophie contemporaine et le cinéma dit expérimental. En 2021 il a publié "Le Surgissement des archives".
Pourquoi, partout et de tout temps, les hommes ont-ils voulu offrir des sacrifices à leurs dieux ? Pour leur plaire et s´attirer leurs faveurs ? Pour les remercier sans rien demander en échange ? Qu´est-ce qui se cache derrière ce rite ? Hubert et Mauss, éminents spécialistes des religions, pensent que si le sacrifice est "l´instrument privilégié de communication entre l´homme et les forces supérieures" , comprendre son langage signifie cueillir l´essence de la religiosité primitive.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.
L'esthétique du cinéma muet américain des années 1910-1920 révèle non seulement une fonctionnalité mais également une intelligence des formes filmiques. Les assemblages non conventionnels laissent place à une reprise inventive des formes en usage : cut-backs, flashes, enchaînés, surimpressions. Si les films étudiés dans cet ouvrage partagent l'ambition de créer un cinéma d'idées, ils n'abandonnent cependant jamais les modes propres de la cinématographie hollywoodienne de l'époque : l'action et le spectacle. Comment composer alors ces trois éléments, l'idée, l'action et le spectacle, dans une harmonie de formes et contenus ?
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.