Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La vie précaire
Olcèse Rodolphe ; Deligny Fernand
MIMESIS
24,00 €
Épuisé
EAN :9788869763939
En 1958, Fernand Deligny, éducateur singulier dont les tentatives de cures libres refusaient les méthodes psychiatriques ordinaires, prend en charge Yves, considéré par l'institution hospitalière comme "inéducable et irrécupérable" . Yves devient, en 1962, le personnage central du film que Deligny tourne dans les Cévennes, "Le moindre geste". L'oeuvre de ce cinéaste atypique frappe à la fois par son caractère multiforme et cependant par sa profonde cohérence, comme le révèle son examen au prisme de la notion de précarité. Cette notion constitue un motif qui se complexifie au fil des expériences pédagogiques, littéraires, filmiques - et le principe d'une poétique qui opère sur des objets eux-mêmes très différenciés : textes, films et cartes. Le présent livre cherche, dans un dialogue continu avec les textes et les images de Fernand Deligny, à établir les principes de ce que pourrait être une écologie du "moindre geste" . Après avoir travaillé dans l'action culturelle cinématographique pendant 20 ans, actuellement Rodolphe Olcèse enseigne la philosophie de l'art et la théorie du cinéma à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne et co-dirige le département de recherche "La parole de l'art" au Collège des Bernardins, à Paris. Ses recherches portent sur la philosophie contemporaine et le cinéma dit expérimental. En 2021 il a publié "Le Surgissement des archives".
Le remploi d'archives est une puissance filmique de tout premier ordre, non seulement par Le territoire d'inventivité et de renouvellement formels que ce geste de création ne cesse de creuser, mais aussi parce qu'il engage une possibilité essentielle du medium. Le présent texte s'efforce de montrer la singularité et l'acuité de cette pratique telle qu'elle est développée dans trois films contemporains : X+ (2010) de Maryléne Negro, The Uprising (2012) de Peter Snowdon et Pays Barbare (2013) de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi. Ces films sont appréhendés dans leur capacité à mettre en évidence une matérialité (fragments, rythmes) et des modalités de mise en oeuvre (traduction, dialogisme, répétition) propres au médium cinématographique. Pensée à l'aune de son surgissement, l'archive se présente dans ses dimensions indissociablement poétiques et politiques, ouvrant dans L'ordre de l'expression filmique des espaces utopiques qui confrontent le présent à son propre devenir.
La notion de défaillance est essentielle à l'existence humaine, qui ne pourrait s'apparaître à elle-même si l'excès de son épreuve du réel ne la confrontait à des situations critiques. Ces moments critiques lui confèrent en effet un relief nouveau et exacerbent les mouvements de fond qui la traversent, selon un paradigme qui permet également de comprendre l'écriture poétique ou les formes plastiques. Il s'agit ainsi de penser la défaillance comme une dimension constitutive de l'existence, qui ne peut plus être comprise selon les logiques du projet, de la réussite et du résultat qui saturent nos environnements d'existence. Un corpus restreint de philosophes - Soren Kierkegaard, Simone Weil, Emmanuel Levinas, Louis Lavelle, Henri Maldiney et Jean-Louis Chrétien - et une poignée d'artistes - Josef Sudek, Jean Bazaine, Jean-Luc Godard - conduisent à faire le constat qu'une faille traverse toute expérience sensible et permettent d'établir que notre être au monde doit être compris à l'aune d'un déséquilibre impossible à résorber. Ces analyses ouvrent sur une philosophie du témoignage, qui implique ce déséquilibre comme sa condition de possibilité. Elles viennent également nourrir l'horizon d'une vie en commun susceptible d'accueillir toutes les singularités humaines et de les articuler à une exigence de justice qui irrigue la pensée utopique.
A travers une vingtaine de contributions de chercheurs et d'artistes, L'art tout contre la machine invite à réfléchir à la médiation de la technique dans notre rapport au monde telles que les pratiques artistiques contemporaines en esquissent le sens. Il se divise en trois parties, qui tissent de nombreux liens entre elles : " Technique et nature " ; " Interfaces relationnelles et dispositifs génératifs " et " Outils conviviaux et machines domestiques " . Les objectifs sont multiples : interroger des oeuvres et des procédures artistiques pour leur capacité à mettre en évidence les incidences des dispositifs machiniques sur nos environnements d'existence ; faire apparaître les filiations de dispositifs de création a priori hétérogènes en interrogeant les circulations entre différents régimes de technicité ; mettre en relief enfin la portée politique et artistique d'une compréhension conviviale des outils de création et la spécificité du rapport à la technique qui la sous-tend.
Résumé : Les 25 contributions de chercheurs et d'artistes qui composent le volume L'Art et les formes de la nature viennent mettre en évidence en quoi les liens qui nous attachent à la nature sont constitutifs de notre manière d'habiter et de penser le monde. A travers un ensemble thématique qui se structure en cinq grandes questions, il s'agit ainsi de montrer comment la nature peut - et sans doute doit désormais - constituer à la fois l'origine et le terme de pratiques artistiques soucieuses de penser les figures de l'humain et du monde selon un paradigme débarrassé des logiques d'emprise et de prédation et susceptibles de nous aider à concevoir, pour les générations qui viennent, un avenir soutenable et désirable. Cet effort vers lequel convergent des signatures plastiques très différentes se fixe ainsi les objectifs suivants : réaffirmer la prégnance des liens sensibles qui nous attachent à nos milieux d'existence et mettre à jour des collaborations inédites avec le monde sensible ; instruire de nouvelles formes d'égards pour la nature en travaillant sur les échelles de représentation qui circulent entre macrocosme et microcosme afin de nous rendre attentifs à ce qui échappe ordinairement à nos facultés d'attention ; prendre la mesure des crises qui affectent les environnements naturels et transforment leur capacité à faire paysage ; repenser enfin nos manières d'habiter le monde et contribuer efficacement à redonner à la catastrophe partout annoncée le sens qu'elle a étymologiquement : produire un retournement.
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?
Cette étude du système de représentations, mais aussi de désirs et d´émotions qui fondent l´imaginaire des Français - en particulier la représentation de la servitude et le moyen de s´en affranchir : la Révolution - a pour but de dévoiler la dynamique des mécanismes inconscients qui déterminent la vie collective en France. Car la France ne se serait pas constituée à partir d´une émancipation et d´un projet instituant. Au contraire, elle s´est cristallisée autour du projet permanent de destitution du pouvoir qui est à la fois générateur de plaisir et fédérateur. Une thèse inédite, et une analyse cohérente de l´agitation sociale qui perturbe le mandat d´Emmanuel Macron depuis maintenant plus d´un an. Etablissant un lien entre idées et émotions, elle s´inspire des grands textes freudiens sur la nature du lien social, dans un langage simple et clair.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.