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Inclassable enfance
Ogilvie Bertrand
TEMPETE
16,00 €
Épuisé
EAN :9791094512371
C'est un secret de Polichinelle : on n'apprend rien à l'Ecole. Rien sinon qu'au départ, soi-disant, on ne sait rien. Pour l'enfant, disqualifié, l'important à l'Ecole, c'est d'apprendre à obéir, peu importe à quoi. Certes on ne parle pas ici de ces moments enchantés où grâce à la parole d'un maître on s'est engagé sur la voie de l'émancipation intellectuelle. Ces récits, légendaires, bien d'entre nous en ont plein leur besace. Mais "bien d'entre nous" , c'est combien ? Ce n'est pas de ce nous là qu'il s'agit dans ce livre mais de l'Ecole comme système : lieu d'échec, d'ennui et de dévalorisation pour le plus grand nombre. Or une appropriation joyeuse des pratiques et des savoirs est chose aisée, peu coûteuse et libératrice. Mais c'est avant tout une volonté politique et une autre idée d'enfance.
Résumé : Il est difficile de parler de l'amitié sans risquer de réduire sa complexité ou simplement de banaliser une relation qui, par sa singularité et son intensité, semble se dérober à toute explication. L'amitié est à la fois sentiment privé et pratique du lien social : capacité de composer et de construire avec les différences, de transformer les conflits en tensions, l'amitié, suspendue à l'épreuve cruciale de la trahison, continue d'irriguer notre quotidien. De la philia grecque à la vertu moderne, ce livre présente quelques-uns des aspects de ce sentiment. À défaut de proposer une impossible définition univoque de l'amitié, il tente d'en faire entendre la musique.
Que s'est-il passé au XXe siècle pour que les sciences humaines, qui semblaient devoir oeuvrer à l'émancipation des masses, en soient venues à figurer en bonne place parmi les instruments de leur servitude ? Que l'homme ne soit que coutume, que ses cultures lui tiennent lieu de nature, que ce registre oscille sans cesse entre l'ouverture et la fermeture, voila ce que l'expression de seconde nature permet d'entrevoir. C'est dans cet espace que se joue l'émergence du politique comme rapport de forces et comme exigence de justice. Le paradoxe contemporain consiste en ce que la reconnaissance de la dimension historique, c'est-à-dire l'indétermination fondamentale de l'humain, qui fonctionnait depuis deux siècles comme argument pour l'émancipation politique contre la pseudo-naturalité de l'ordre établi, est devenue le ressort de l'argumentaire néolibéral qui, se passant désormais de toute tentative de légitimation théologico-politique, entreprend d'investir sur le mode instrumental le champ de la mutabilité indéfinie des structures individuelles et collectives. A l'inverse, la résistance à cette formidable révolution marchande globalisatrice et démondialisante ne trouve plus à se dire que dans les termes d'une naturalité passéiste. Pour dépasser ce repli, il faut reconquérir l'idée qu'il n'y a d'humain qu'institué : il ne s'agit pas de trouver et de protéger une définition de la nature humaine donnée pour toujours, mais, au contraire, en admettant qu'il n'est de nature que seconde, de proposer de nouvelles institutionnalisations prioritairement orientées vers la recherche de nouvelles conditions de possibilité de l'existence collective, au lieu de céder aux conditions d'impossibilités qui nous sont faites.
Résumé : "Certains mots vont pendant des siècles d'une bouche à l'autre sans qu'on ne puisse jamais en dégager un contenu clair et précisément défini". Un de ces mots est celui d'amitié, un "sentiment" sur lequel l'homme n'a jamais cessé de s'interroger. Qu'est-ce que l'amitié ? Avec qui se manifeste-t-elle ? Avec les camarades de classes, les collègues, les voisins, les personnes proche ou bien lointaine ? L'amitié est-ce ce qui se cultive dans l'enfance, ou bien un sentiment qui accompagne toute la vie et qui se renforce seulement à l'âge adulte ? Siegfried Kracauer, philosophe et sociologue proche de l'école de Francfort, analyse ici avec méticulosité les différentes facettes de l'amitié.
Résumé : La philosophie discursive est aussi nécessaire à la connaissance que la carte géographique au voyage : la grande erreur, je le répète, est de croire qu'on voyage en regardant une carte.
Quel est le point de vue des Indiens sur la question du point de vue ? Comment repenser la métaphysique depuis le regard du jaguar ? Dans ce recueil d'entretiens, l'anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro nous introduit à une pensée neuve : le perspectivisme amérindien. A partir des cosmogonies autochtones, c'est un rapport au monde au-delà des oppositions entre Nature et Culture, Sujet et Objet, qu'il s'agit d'affirmer. Lévi-Strauss, l'extractivisme, les masques, la littérature, les jaguars, les vautours ou les sangliers, c'est tout cela qui est ici mobilisé dans un discours clair et synthétique au service d'un bouleversement total de nos habitudes de penser. Un appel urgent à un autre régime de perception.
Résumé : Quel est le point de vue des Indiens sur la question du point de vue ? Comment repenser la métaphysique depuis le regard du jaguar ? Dans ce recueil d'entretiens, l'anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro nous introduit à une pensée neuve : le perspectivisme amérindien. A partir des cosmogonies autochtones, c'est un rapport au monde au-delà des oppositions entre Nature et Culture, Sujet et Objet, qu'il s'agit d'affirmer. Lévi-Strauss, les masques, la littérature, les jaguars, les vautours ou les pécaris, tout cela est mobilisé dans un discours synthétique qui renverse totalement nos habitudes de penser. Un appel à un autre régime de perception.