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Politique de l'activisme. Essai sur les mouvements citoyens
Ogien Albert
PUF
16,00 €
Épuisé
EAN :9782130829904
Un phénomène surprend autant qu'il effraie : les citoyens font désormais fréquemment irruption de façon impromptue dans la vie politique de leur pays et, sans se soucier de l'avis de tuteurs ou d'autorités avisées, entendent imprimer leur propre orientation à la manière dont les affaires publiques sont administrées. Il est temps de prendre la mesure de cette entrée des citoyens en politique et des conséquences qu'elle porte déjà sur l'activité des partis et les pratiques de gouvernement. Ce livre analyse les caractéristiques et les méthodes de cet "activisme sauvage" qui, un peu partout à travers le monde, exprime dans la rue, et parfois dans les urnes, la volonté de "rendre" la politique aux citoyens. Il examine quelques expériences en cours d'exercice du pouvoir par les profanes de la politique afin de saisir la force et les limites de ces mouvements citoyens qui remettent en cause le monopole des professionnels qui en ont fait leur métier.
Résumé : La sociologie est, dit-on une science particulière parce que son objet, le social, posséderait des caractéristiques défiant toute tentative d'explication... Ce livre envisage les choses tout autrement. Il considère que la particularité de la sociologie tient surtout à ce que la grande majorité de ceux qui la pratiquent a le plus grand mal à prendre au sérieux le fait qu'elle puisse être une science. Il existe un remède à ce mal : reconnaître que la sociologie est une activité de nature scientifique définie par une série d'instructions qu'il convient simplement de mettre en application. Il ne s'agit donc pas de répondre à la question : comment faire de la sociologie en suivant les règles d'une méthode ? (il existe déjà trop de réponses à cette question), mais à cette autre : qu'est-ce que faire de la sociologie veut dire, c'est-à-dire comment s'accorder sur les règles d'une pratique ? Les études qui composent l'ouvrage confrontent quelques thèses classiques de la sociologie (celles de Garfinkel et de Bourdieu, de Dewey et de Goffman, de Durkheim et de Mead) en les examinant à la lumière des problèmes de description et d'explication que pose leur utilisation dans l'enquête. Cette façon d'envisager le théorique à partir de l'empirique reflète bien le principe que l'auteur défend : le travail sur la méthode ne doit être, en sociologie, ni délégué à des épistémologues, ni conçu comme un sous-secteur de la discipline, mais résolument et méthodiquement conduit de l'intérieur même de l'enquête et de l'analyse telles qu'elles se mènent dans le quotidien de la recherche. En respectant ce principe (qui vaut pour les deux versants, quantitatif et qualitatif, de la discipline), on peut se donner les règles d'une pratique de la sociologie affichant les attributs de la visée scientifique : autonomie, réalisme, rigueur et inventivité.
Résumé : Comment peut-on établir une distinction claire entre normalité et déviance ? Quel type de règles un individu choisit-il de suivre pour ordonner son action ? Peut-on envisager les conduites déviantes comme un mode de vie ? L'essentiel des théories sociologiques de la déviance est retracé dans ce manuel, qu'il s'agisse des théories causales, fondées sur les explications de la criminalité produites par l'analyse quantitative à partir de variables sociales ou psychosociologiques, ou des théories compréhensives, qui envisagent l'infraction à partir de la réaction sociale qu'elle provoque, et le déviant comme un individu normal.
L'oeuvre de Wittgenstein ne vise pas - c'est vraiment le moins qu'on puisse dire - à proposer un modèle pour les sciences sociales. Or, curieusement, Wittgenstein figure parmi les auteurs que les sociologues aiment aujourd'hui invoquer pour justifier le bien-fondé de leurs analyses. Les notions de "forme de vie", de "jeu de langage", de "suivre une règle" et de "grammaire" ont pris place dans leur lexique; et le fameux "esprit" de la "pensée Wittgenstein" souffle sur les sciences sociales... Plutôt que de s'appesantir sur le caractère forcé, voire un peu absurde de cette invocation, il convient de le considérer comme un symptôme: celui de l'évolution d'une discipline qui en est venue à prendre en considération la signification, l'ordre des pratiques, et la nature intentionnelle des faits sociaux. Mêlant étroitement et de façon exemplaire histoire des idées et réflexion méthodologique, ce livre explore trois thèmes sociologiques liés au problème de la signification et de ses usages: la connaissance ordinaire, l'interprétation objective et l'accord dans la coordination. Ce faisant, il aidera les sociologues qui veulent réfléchir à la méthode et à l'objet de leur discipline à se mesurer à un problème très actuel: comment faire une sociologie qui ne se pose pas des questions aussi illusoires que celles dont Wittgenstein entendait délivrer la philosophie? Biographie de l'auteur Directeur de recherches au CNRS, il enseigne à l'EHESS. Ses récentes publications sont Sociologie de la déviance, Paris, Armand Colin, 1999; L'Ethnométhodologie: une sociologie radicale (avec M. de Fornel & L. Quéré), Paris, La Découverte, 2001; La Régularité (avec C. Chauviré) Paris, Éd. de l'EHESS, 2002; Vocabulaire de la sociologie de l'action, Paris, Ellipses, 2005 (avec L. Quéré); Les Moments de la confiance (avec L. Quéré), Paris, Economica, 2006.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein