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Désacraliser le chiffre dans l'évaluation du secteur public
Ogien Albert
QUAE
9,70 €
Épuisé
EAN :9782759218981
Comment le chiffre est-il devenu depuis 2006, date d'entrée en vigueur de la Loi organique sur les lois de finances (LOLF), la pièce maîtresse d'une manière de gouverner dans laquelle la décision politique est soumise à une logique du résultat ? Les procédures d'évaluation des administrations d'Etat servent à quantifier l'action publique. Albert Ogien propose de les appréhender en remontant au phénomène qui les organise : la mathématisation du monde social. L'auteur décrit la transformation radicale du modèle d'exercice du pouvoir depuis 25 ans. Il lève la confusion sur les usages du terme et distingue l'évaluation en tant que jugement pratique et en tant que technique de gestion. L'évaluation gestionnaire, qui consiste à produire une mesure de l'efficacité d'une activité de production à partir d'une valorisation financière de chaque élément qui la compose, est aujourd'hui la forme dominante. L'auteur interroge l'emprise actuelle de l'évaluation gestionnaire sur la définition de l'activité de gouvernement. Il montre comment elle affadit, voire vide de leur contenu les pratiques démocratiques. Il met en exergue les formes de résistance que les agents de la fonction publique et les citoyens peuvent opposer à cette érosion de la démocratie.
Résumé : L'usage extensif et indifférencié du terme "populisme" traduit aujourd'hui la prégnance de ce que Albert Ogien et Sandra Laugier appellent l'antidémocratie, c'est-à-dire le refus de reconnaître que les citoyen.ne.s ont la capacité de prendre collectivement des décisions respectueuses de l'égalité, de la justice et de la dignité de tou.te.s. Cette répugnance n'est pas l'apanage des ennemis déclarés de la démocratie. Elle se donne à entendre chaque fois qu'on hésite à accorder une liberté nouvelle aux individus, qu'on craint l'expression de leur jugement ou qu'on limite leur intervention dans la vie publique. Derrière cette méfiance, il y a le soupçon de l'incapacité du "peuple" à s'occuper des affaires publiques et le risque de chaos que la société courrait si on confiait la responsabilité de gouverner à ces "incompétents". A partir de l'analyse d'événements récents (terrorisme, crise grecque, Nuit debout, élections), le livre plaide en faveur de l'accroissement du contrôle que les citoyen.ne.s exercent sur les institutions publiques, en s'appuyant sur leur intelligence collective et en écoutant la voix de chacun.e. Il rappelle également que l'usage de la langue pèse sur la manière dont on pense et pratique la politique. Il soutient enfin que dénoncer toutes les expressions de l'antidémocratie contribuerait à élaborer non pas une postdémocratie, mais une démocratie enfin réelle.
L'essentiel des théories sociologiques de la déviance est retracé dans ce manuel, qu'il s'agisse des théories causales, fondées sur les explications de la criminalité produites par l'analyse quantitative à partir de variables sociales ou psychosociologiques : ou des théories compréhensives, qui envisagent l'infraction à partir de la réaction sociale provoquée, et qui considèrent le déviant comme un individu normal.
Résumé : La sociologie est, dit-on une science particulière parce que son objet, le social, posséderait des caractéristiques défiant toute tentative d'explication... Ce livre envisage les choses tout autrement. Il considère que la particularité de la sociologie tient surtout à ce que la grande majorité de ceux qui la pratiquent a le plus grand mal à prendre au sérieux le fait qu'elle puisse être une science. Il existe un remède à ce mal : reconnaître que la sociologie est une activité de nature scientifique définie par une série d'instructions qu'il convient simplement de mettre en application. Il ne s'agit donc pas de répondre à la question : comment faire de la sociologie en suivant les règles d'une méthode ? (il existe déjà trop de réponses à cette question), mais à cette autre : qu'est-ce que faire de la sociologie veut dire, c'est-à-dire comment s'accorder sur les règles d'une pratique ? Les études qui composent l'ouvrage confrontent quelques thèses classiques de la sociologie (celles de Garfinkel et de Bourdieu, de Dewey et de Goffman, de Durkheim et de Mead) en les examinant à la lumière des problèmes de description et d'explication que pose leur utilisation dans l'enquête. Cette façon d'envisager le théorique à partir de l'empirique reflète bien le principe que l'auteur défend : le travail sur la méthode ne doit être, en sociologie, ni délégué à des épistémologues, ni conçu comme un sous-secteur de la discipline, mais résolument et méthodiquement conduit de l'intérieur même de l'enquête et de l'analyse telles qu'elles se mènent dans le quotidien de la recherche. En respectant ce principe (qui vaut pour les deux versants, quantitatif et qualitatif, de la discipline), on peut se donner les règles d'une pratique de la sociologie affichant les attributs de la visée scientifique : autonomie, réalisme, rigueur et inventivité.
Résumé : Les questions dont traite la sociologie de la déviance touchent tout à la fois à la nature du changement social, à l?évolution des moeurs et à la multiplication des ordres normatifs légitimes (avec la reconnaissance des droits fondamentaux de la personne). Ces questions ont pris une place de plus en plus importante dans le débat public, suscitant des interrogations sur la nécessité de fixer de nouvelles règles prescriptives dans un monde en plein bouleversement ou sur le rétablissement d?une autorité devenue chancelante.
Résumé : Le rôle des forêts dans le fonctionnement de l'écosystème Terre est essentiel. Et pourtant, leur rythme de disparition s'intensifie. Quelles sont les causes et les conséquences de cette déforestation ? Avec la naissance de l'agriculture, la population mondiale a considérablement augmenté. Pour faire face aux besoins alimentaires croissants, ainsi qu'à l'utilisation du bois pour divers usages, les forêts ont été défrichées ou surexploitées. Depuis l'Antiquité, puis jusqu'au XIXe siècle, le pourtour méditerranéen, l'Asie, le Moyen-Orient, l'Europe de l'Ouest et à un degré moindre l'Amérique du Nord ont été déboisés. Depuis la révolution agricole du XIXe siècle, la situation s'est inversée en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord, comme aujourd'hui en Chine et en Inde, où la forêt regagne du terrain. En revanche, à partir du début du XXe siècle, les besoins en bois mondiaux mettent en péril les forêts tropicales ou équatoriales. Actuellement, la principale menace réside dans la fourniture aux pays développés de denrées alimentaires ou à usage industriel (soja, huile de palme, caoutchouc, canne à sucre, etc.), ou encore d'agrocarburants dans l'optique de la transition énergétique. L'auteur détaille les conséquences du déboisement sur le cycle de l'eau, le climat, les sols ou la biodiversité, et les solutions envisageables : conservation, protection, certification de la gestion forestière, développement et transmission des connaissances... Mais la solution n'est-elle pas entre les mains de tous et dans la prise de conscience du rôle que nous pouvons jouer en adoptant un comportement plus raisonnable ?
L'agriculture au XXIe siècle est-elle possible sans pesticides ? La conjoncture actuelle favorise l'apparition et le développement de nouvelles méthodes de lutte évitant le recours aux pesticides pour répondre aux préoccupations croissantes en matière d'environnement, de santé et pour aider les producteurs confrontés régulièrement aux problèmes de résistance aux pesticides. Dans ce contexte, les méthodes de lutte physique contre les mauvaises herbes, maladies et ravageurs, utilisées en pré- et en post-récolte constituent des approches novatrices. La lutte physique en phytoprotection est le premier livre qui traite exclusivement de ces méthodes. Dans le contexte général de la protection des plantes, le lecteur découvrira les méthodes thermiques, électromagnétiques, mécaniques et pneumatiques à travers l'exposé de leurs principes. De nombreux exemples d'application révèlent toute une panoplie diversifiée de procédés physiques : sarcleurs et brûleurs pour détruire les mauvaises herbes, aspirateurs géants pour nettoyer les champs des insectes, silos réfrigérés pour inhiber la multiplication des charançons, utilisations agricoles des microondes... Ces outils trouvent leur place parmi ceux déjà utilisés dans les programmes de protection intégrée des productions végétales. Découvrez ou redécouvrez ces méthodes physiques qui n'ont pas fini de bénéficier des technologies récentes pour gagner en efficacité et en popularité.
Prés de 40 % des cancers ont des causes évitables. Alors quels sont les produits et les comportements à risque ? Quelles stratégies mettre en oeuvre ? L'ouvrage décrypte avec précision les causes connues du cancer pour que chacun puisse évaluer son propre risque : tabac, alcool, alimentation, soleil, travail, pilule ou traitement hormonal de la ménopause, pollution, pesticides, perturbateurs endocriniens... Savoir d'où vient la menace est fondamental. Quelle quantité d'alcool peut-on boire sans risque ? Combien de temps peut-on s'exposer au soleil ? Existe-t-il une consommation de tabac acceptable ? Faut-il arrêter de manger de la viande ? ... L'ouvrage décrit dans quelles circonstances, à quelles doses, pour quelle durée, certains éléments de notre vie quotidienne augmentent le risque. Et bien sûr, il offre des conseils de prévention, des pistes pour prendre soin de soi. Ce livre est destiné à tous ceux qui sont prêts à modifier leur mode de vie pour se prémunir au maximum, même si bien sûr, nul ne peut garantir une protection absolue. Oui, il y a des moyens de prévenir certains cancers. Encore faut-il agir en conséquence et en finir avec la politique de l'autruche !
Sans en avoir toujours conscience, nous cohabitons constamment avec des microbes, qu'ils se trouvent sur ou dans notre corps ou qu'ils soient présents dans les environnements que nous fréquentons. Certains d'entre eux nous sont depuis longtemps indispensables. Il est connu que le pain, le vin ou encore le café nécessitent une fermentation réalisée par des microbes. Mais savez-vous qu'utiliser certains microbes permet de réduire le recours aux conservateurs chimiques dans les aliments ? Que l'usage de virus propose une alternative aux antibiotiques ? Que la police scientifique de demain résoudra peut-être des crimes grâce à nos microbiotes ? Ou encore que certaines bactéries nous mettent d'humeur joyeuse ? Que les microbes peuvent favoriser nos cultures car ils interagissent naturellement dans le sol avec toutes les plantes ? Certes, ils peuvent causer des infections, et des précautions d'hygiène restent nécessaires. Mais vous découvrirez aussi que certaines organisations microbiennes en biofilms nous protègent contre des microbes pathogènes. Dans ce livre, dix personnages d'une famille, selon leur âge et leurs activités, nous présentent les actions, bénéfices et opportunités des bactéries, virus, levures, champignons et autres micro-organismes.