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L'effet transculturel
Jeudy Henri-Pierre ; Galera Maria Claudia ; Ogawa
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296047655
Le multiculturalisme n'est qu'une farce politique qui légitime l'idéologie actuelle de la réparation du "tissu social urbain". L'obsession contemporaine de la défense des identités répond aux seuls objectifs d'un contrôle des rapports humains. Au fil du temps, à l'insu de toute gestion politique, le développement des métissages culturels entraîne une plasticité des échanges sociaux, par la circulation des signes culturels dans l'espace des villes, et par l'hospitalité des langues. En présentant des comparaisons entre la France, le Brésil et le Japon, ce livre met en scène les phénomènes de transculturation, dans la littérature et dans la vie quotidienne urbaine. Comment l'hétérogénéité des signes culturels peut-elle résister au processus d'homogénéisation qu'impose la mondialisation de la consommation culturelle?
L'intimité existe-t-elle vraiment ? Ou n'est-elle qu'une manière de présupposer que ce que nous ne disons pas aux autres reste le secret de nous-mêmes ? Il est vrai que l'étalage du Moi est devenu une pratique contemporaine à la mode. L'exhibition des choses intimes semble donner la preuve de notre singularité. Si la distinction entre vie privée et vie publique est repérable, l'intimité n'est pourtant pas visible, elle est notre intérieur, notre " espace du dedans ". C'est par opposition à ce qui est public que nous l'invoquons, comme une protection de nous-mêmes que nous organisons en posant des limites fictives aux autres, afin d'afficher notre liberté d'exister en dehors d'eux. Mais notre intimité, telle que nous l'imaginons, nous échappe, nous intrigue parce qu'elle est aussi l'autre de nous-même. Et si les expressions de notre corps la dévoile, souvent à notre insu, elle demeure un mystère.
Le langage tenu sur le corps est chargé de stéréotypes. Mais le corps demeure une énigme. Les instants d'émotion révèlent un écart manifeste entre la signification qu'on tient à leur donner et leur intensité affective qui n'a pas de nom. Ainsi peut-on penser que le langage verbal trahit des formes langagières qui sont propres au corps lui-même. Qu'en est-il de telles effractions de la représentation qui bouleversent momentanément nos habitudes mentales ? Les sciences humaines, soumises à l'objectivation impérative de l'interprétation, ne peuvent pas traduire le sens de ces expressions implicites du corps. L'ambiguïté du stéréotype qui semble imposer une forme a priori du sens, tient à la singularité de l'émotion qu'il contient. Il existe ainsi, dans la vie quotidienne, un défi réciproque et permanent entre le corps et le stéréotype.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.