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Les mots de l'historien
Offenstadt Nicolas ; Dufaud Grégory ; Mazurel Herv
PU MIDI
10,00 €
Épuisé
EAN :9782858167357
Depuis longtemps, tes historiens utilisent un vocabulaire qui leur est propre notamment à travers l'usage de techniques dites auxiliaires (Diplomatique, Paléographie...). Mais les réflexions sur la discipline et la confrontation aujourd'hui indispensable avec les autres sciences humaines tes conduisent à se référer à un ensemble de méthodes et de concepts qui n'ont pas d'interprétation univoque (Biographie, Culture, Echelle...). Si la discipline semble éclatée, sa diversité en fait aussi tout l'intérêt : c'est pourquoi ce lexique présente tes courants tes plus novateurs (Histoire du genre, Socio-histoire...) comme les plus établis (Histoire des concepts, Histoire des représentations...). Les Mots de l'historien font également le point sur des termes généraux qui, au-delà de l'histoire, posent la question du rapport, souvent délicat, d'une société avec son passé (Archives, Mémoire, Négationnisme...).
Contrairement à ce que la place de l'histoire en France pourrait faire croire, faire de l'histoire n'a rien de naturel, réfléchir le passé non plus. Certaines sociétés se dispensent de tout regard sur ce qui semble terminé, tandis que dans les nôtres d'aucuns appellent sans cesse à se projeter dans l'avenir sans se retourner.Il faut donc comprendre comment la discipline et le métier d'historien se sont constitués, pourquoi et comment les historiens travaillent; comment, aussi, leurs questions et leurs manières de faire évoluent en fonction des défis de leur temps. Ce livre, en privilégiant une approche thématique, permet de présenter jusqu'aux courants les plus récents et les plus dynamiques de l'historiographie: la nouvelle histoire mondiale (global history) ou encore l'histoire du gender, du genre (c est-à-dire le sexe tel qu il est socialement vécu et construit).L'historien sait bien aujourd'hui qu'il lui faut réfléchir sur ses pratiques et ne pas faire comme s'il n'était ni d'aucun temps, ni d'aucun lieu. Cela invite à interroger la place des historiens dans nos sociétés où les débats sur le passé sont parfois très douloureux.
Résumé : L'objet de l'historiographie est d'explorer les conceptions de l'histoire, les pratiques et les manières de faire des historiens : comment ils interrogent le passé, avec quels outils et pour en comprendre quoi. Dresser aujourd'hui un panorama des recherches en histoire, c'est ainsi montrer comment cette discipline s'est constituée au fil du temps, mais aussi présenter l'histoire telle qu'elle se pratique aujourd'hui, en France et dans le monde. La nouvelle histoire mondiale (global history) ou encore l'histoire du genre (gender) illustrent le renouvellement récent des approches. En découvrant la fabrique de l'histoire, cet ouvrage questionne la place de l'historien dans nos sociétés si consommatrices d'histoire(s) et de "mémoire". Une "Histoire de l'histoire" comme discipline en somme, qui éclaire notre rapport parfois douloureux au passé, et bien souvent aussi notre présent.
Résumé : "C'est l'enfer[ ...]. II faut y être passé pour comprendre" écrit le simple soldat Clerfeuille en évoquant le Chemin des Dames après le début de la fameuse offensive du 16 avril 1917, Le conflit dure depuis plus de deux ans et demi et le plan grandiose du général Nivelle ne vise rien moins qu'à terminer la guerre en perçant le front à cet endroit. Malgré certaines réticences civiles et militaires, qui ne peuvent être rendues publiques, Nivelle est alors porteur des espoirs de toute la nation, à l'avant comme à l'arrière. Près d'un million d'hommes sont rassemblés pour cette immense opération qui se transforme, dès les premières heures, en un épouvantable calvaire pour les soldats, confrontés à des positions allemandes en contre-haut, bien organisées dans un dédale de galeries et de cavernes insuffisamment détruites par l'artillerie : plus de cent mille hommes sont hors de combat en quinze jours... Les assauts dans la boue et la neige, face à des pentes imprenables, transforment l'espoir en boucherie. L'échec de l'offensive ouvre rapidement la voie à de nombreux débats et discussions et rend la mémoire de l'événement particulièrement trouble. D'emblée honteuse, la bataille est difficilement baptisée ; elle est bataille de l'Aisne, bataille du Chemin des Dames, ou encore offensive Nivelle, en fonction de ce que l'on veut souligner... On nie d'abord l'échec évident du projet ; on écarte ou minimise l'événement dans l'écriture de la guerre. Son importance est pourtant considérable par les choix militaires qu'elle entraîne (la fin des grandes offensives), les mutineries qu'elle provoque (et qui sont ici revisitées), et, au-delà, par son rôle dans la construction du mythe Pétain (le "sauveur" qui redresse les erreurs de Nivelle). Pour saisir toute la portée de l'événement, une équipe d'historiens, entre l'archive et le terrain, a mené une enquête de grande ampleur abordant toutes les facettes du "Chemin des Dames", de 14-18 à nos jours : histoires, combats, traces, mémoires... Il fallait aussi entendre ces autres voix qui ont toujours fait la vigueur du récit de la Grande Guerre : celle du combattant au c?ur des offensives (Paul Clerfeuille) ou celle du Chemin des Dames d'aujourd'hui (Noël Genteur), celle de l'image (Arlette Farge) ou celle du romancier (Didier Daeninckx livre ici une nouvelle inédite). NI
L'histoire n'est jamais restée la propriété des seuls historiens. Mais de nos jours, elle est devenue un enjeu politique majeur. D'un côté, de multiples groupes cherchent à saisir leurs passés, souvent marqués par la souffrance (persécutions, esclavage...), de l'autre, le président de la République, appuyé sur un courant de fond, y compris dans la sphère intellectuelle, tente de faire renaître le roman national, ce grand récit patriotique bâtissant une France toute de cohérence et de progrès. A travers dix épisodes des années 2007-2009, de la lettre de Guy Môquet au projet du musée d'Histoire de France, le volume démonte le processus de réinvention du national par le sarkozysme historique; une histoire blingbling qui agite et consomme les grandes figures et les événements historiques marquants hors de tout contexte. Au-delà de la conjoncture, c'est une réflexion d'ensemble sur les usages publics de l'histoire qui est proposée et surtout une nouvelle manière de gérer le dialogue entre mémoires et histoires.
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats à l'épreuve de linguistique de l'agrégation d'anglais. Il permettra à ceux qui ont déjà suivi une formation en linguistique de mettre à jour leurs connaissances; les autres y trouveront une initiation indispensable et accessible: un rappel des bases grammaticales nécessaires, assorti de références bibliographiques permettant de compléter leurs connaissances, ainsi que l'exposé d'une méthodologie efficace. L'ouvrage propose une mise en oeuvre de cette méthodologie à partir d'exercices conformes aux modalités de l'épreuve (quatorze sujets sont traités, qui couvrent les points essentiels de la grammaire anglaise). Biographie de l'auteur Les trois co-auteurs sont docteurs en linguistique anglaise, enseignent à l'Université, et interviennent dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement CAPES et Agrégation d'anglais. Ils ont été membres du jury de l'agrégation interne d'anglais.