Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Orsana, l'Ukrainienne
Odojewski Wlodzimierz
NOIR BLANC
22,30 €
Épuisé
EAN :9782882501325
Karol, historien polonais d'un certain âge, souffre d'un cancer et se sait condamné. Il quitte brusquement Munich où il vit, et roule instinctivement vers l'Italie qu'il aime et qui lui est familière. La peur de la douleur, qu'il tente de noyer dans l'alcool, le rattrape au cours des soirées solitaires à l'hôtel, et c'est alors un bilan amer qu'il fait des années passées. Sa femme l'a quitté pour émigrer en Amérique où elle est morte, sans qu'il l'ait vraiment connue, son fils lui est presque étranger. Dans une auberge de Molène, il rencontre Oksana, une jeune femme médecin d'origine ukrainienne, de passage avec sa famille. Et c'est avec elle qu'il va poursuivre la route, et vivre intensément ce qu'il pense être une ultime histoire d'amour. De ville en village se noue entre eux un dialogue tendre et passionné. La révélation réciproque de lourds secrets liés à la Seconde Guerre mondiale vient compliquer leur relation. Karol est un guide érudit. Dans le cadre romantique de l'Italie puis de la Sicile, avec leurs monuments, leurs trattorias, leurs plages, la conversation se poursuit sur des sujets graves ou légers : l'Histoire, le mensonge, la vengeance, la maladie, la condition d'émigré, l'amour. Oksana ne tardera pas à découvrir l'état de Karol et, d'une façon aussi dramatique qu'inattendue, le sauvera. Un grand roman au style envoûtant qui nous emporte et nous transporte.
Après Une saison à Venise, la trilogie de l'adieu à l'enfance se poursuit avec deux récits d'initiation sexuelle qui se déroulent en 1941, pendant l'occupation nazie en Galicie, avec toute l'ambiguïté du rapprochement entre l'émerveillement de la découverte des plaisirs charnels et l'effroi face à la violence et la mort. Dans chacune des deux longues nouvelles, Marek fait un pas de plus vers la sexualité adulte mais, chaque fois, la guerre et le génocide surgissent. " L'écrivain adopte le regard de Marek, "planté là, étourdi, les veux embués" face aux lieux enchanteurs, à la magie des objets, des costumes, des corps - mais aussi face à la violence et à la terrible balafre de l'innommable. L'émotion reste intacte et la maîtrise littéraire impressionnante. " (Livres Hebdo)
Odoïevski Vladimir ; Lermontov Mikhaïl ; Titov Vla
Ce volume, consacré à des proses fantastiques de l'époque romantique, contient trois récits formant un panorama saisissant : Cosmorama d'Odoïevski, Chtoss de Lermontov et La petite maison solitaire de l'île Vassilievski de Titov. Le cosmorama qui donne son titre au premier récit de cet ensemble provoque chez le héros, depuis son enfance, des phénomènes de vision et de voyance. Révélant l'avenir comme le passé, cette curieuse boîte va devenir l'incarnation même du mal. Chtoss, le deuxième récit, est aussi le dernier texte écrit (et laissé inachevé) par Lermontov, tué en duel en 1841. Un peintre désabusé de tout loue sur un coup de tête un appartement inoccupé où se trouve un étrange portrait de vieillard, qui se révélera bientôt être un fantôme, joueur de cartes. On raconte que c'est Pouchkine, maître incontesté de la tradition fantastique et romantique russe, qui fit cadeau à Titov de l'idée de La petite maison solitaire de l'île Vassilievski, le dernier récit du présent volume. Nous y retrouvons tous les ingrédients du genre : un Saint-Pétersbourg à l'atmosphère étrange, l'incarnation du mal face à la pureté angélique, une morte ressuscitée par la magie noire.
Né en 1933 à Zurich, René Burri est partout où l'histoire se joue. Membre de l'agence Magnum depuis 1955, il photographie le Moyen-Orient, la Guerre des Six Jours et celle du Viêt Nam ; il parcourt le Japon, la Chine, l'Europe, l'Amérique du Nord et du Sud. De nombreuses personnalités sont passées devant son objectif : Picasso, Le Corbusier, Niemeyer, Giacometti ou Tinguely. En 1963, il réalise son célèbre portrait du "Che au cigare" qui le fera connaître auprès de tous les publics. Les liens entre René Burri et le Musée de l'Elysée sont ancrés dans l'histoire de l'institution. Son exposition "Les Ruines du futur" y est présentée en 1987, suivie d'une rétrospective en 2004. En 2013, René Burri décide de créer une fondation à son nom au Musée. A partir de ce fonds exceptionnel, le Musée de l'Elysée a programmé une nouvelle rétrospective. Celle-ci révélera pour la première fois l'ensemble de l'oeuvre multiple de Burri. Les photographies seront mises en perspective avec ses films, carnets de voyage, collages, dessins, aquarelles... On y découvrira ainsi la part plus intime d'un des plus grands photoreporters de notre temps.
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Résumé : Mikhaïl Chichkine, qui s'était donné pour mission d'adapter le modernisme "à la Joyce" aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles. Qu'il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l'importance du mot ou le destin de l'écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir. Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d'oeuvre : c'est, selon Paul Nizon, l'hommage éblouissant d'un écrivain à un autre écrivain. Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l'appel de la littérature, l'exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de "sa" langue d'écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le "code" de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d'inspiration autant que ses obsessions.
Résumé : Fanny a 17 ans quand ses parents meurent dans un accident de voiture. Elle décide de rester dans la maison familiale, à la campagne, isolée de tous, sans voisins, sans famille, sans amis proches. Fanny a les élans et la fougue de la jeunesse, mais cette ébullition est sous un couvercle de chagrin. En lutte entre deux forces contradictoires, la rage de vivre et le deuil, avec une imagination d'une richesse inouïe, Fanny reprend vie en nourrissant son esprit de lectures, son coeur d'amour, son corps de plaisirs charnels. Pour la première fois traduit en français, Rune Christiansen a la poésie et le sens de l'observation des grands sensibles. Fanny et le mystère de la forêt en deuil est un conte nordique résolument moderne qui joue avec la fable et le mystérieux. " Je lis Rune Christiansen depuis plusieurs années, sa poésie visuelle, presque cinématographique, me parle beaucoup, et les atmosphères qu'elle convoque, ou qui s'éveillent en moi, sont une forme de constante dans ma vie, elles font partie des choses que je vois toujours, qui me font ressentir, mais auxquelles je ne réfléchis jamais. " Karl Ove Knausgård