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La guerre en Grèce à l'époque classique
Brulé Pierre ; Oulhen Jacques
PU RENNES
19,82 €
Épuisé
EAN :9782868474209
Offrir, sur un sujet précis, un choix d'études à la fois fondamentales et novatrices signées des meilleurs spécialistes internationaux, c'est une pratique fréquente en certains pays, un peu plus rare en France. Plus que d'autres domaines, la guerre grecque antique, parce qu'elle constitue depuis une trentaine d'années un des secteurs en expansion de la recherche historique, exige que l'on fasse ainsi le point sur les avancées historiographiques récentes. C'est ce qu'ont pensé les éditeurs en réunissant ici une quinzaine de contributions des meilleurs connaisseurs internationaux de ce phénomène si caractéristique de ces sociétés. Les questions que pose la guerre grecque sont en effet fondamentales. D'abord, pour elles-mêmes : la définition même du mot, celle de l'état de guerre, ses implications, sa place dans les relations entre communautés et entre grandes alliances, autant de questions qui agitent encore (et pour longtemps) les spécialistes. De même que sont sans cesse remis sur le métier d'autres problèmes de nature "technique" comme l'armement, les modes de combat, la tactique, la stratégie, le commandement, la marine, les fortifications... Toutefois, si les problèmes historiques soulevés par la guerre grecque se limitaient à ce catalogue de questions pour école d'officiers, le jeu n'en vaudrait peut-être pas tout à fait la chandelle. Si ce thème dépasse de loin les questions d'aile gauche et d'aile droite et de longueur de lance, c'est que guerre et société sont imbriquées si intimement en Grèce antique, qu'étudier l'une c'est enrichir l'histoire de l'autre. Que ce soit au plan de l'organisation politique, de la texture et des grandes armatures du tissu social, des conceptions et du fonctionnement de l'économie ou du repérage sur une échelle de valeur (et la liste n'est pas limitative), la guerre grecque constitue comme le centre de gravité de cette culture, elle en est le révélateur le plus puissant. Il n'est donc pas impossible que son étude offre le maximum de clés pour la comprendre et ce livre contribuera donc certainement à ouvrir quelques portes.
Les historiens de l'Antiquité s'interrogent beaucoup sur les relations établies entre les économies et les sociétés des mondes grecs, et, pourtant, il n'existe aucune synthèse récente depuis le monumental ouvrage de M. I. Rostovtseff, Histoire économique et sociale du monde hellénistique, paru en 1941. De très nombreuses études dispersées ont paru, qui souvent, par delà les bilans utiles ou les nouveaux documents publiés, modifient la vision générale sur tel ou tel champ de l'économie grecque et ses répercussions sociales. Sans prétendre à l'exhaustivité, ni avoir d'autre ambition qu'une mise au point historiographique partielle, le présent volume rassemble quelques-unes de ces études qui ont marqué la discipline par leur approche, leurs perspectives ou leurs idées novatrices. Articles savants en forme de bilan ou chapitres d'ouvrages spécialisés, parfois traduits de langues étrangères, les textes ici présentés apportent chacun à leur manière, de l'élevage au crédit, de l'époque classique à l'époque hellénistique, un éclairage particulièrement intéressant pour qui réfléchit à l'économie antique et aux sociétés de la Grèce classique et hellénistique.
Les Athéniens avaient fait le voeu de sacrifier tous les ans autant d'animaux que d'ennemis tués si la déesse donnait au peuple la victoire. Ils se contentèrent de 500 chèvres qu'ils sacrifiaient chaque année à Artémis en exécution de ce voeu fait avant la bataille de Marathon. La chèvre et Artémis? Ce couple symboliserait à lui seul une des raisons d'être de ce livre. Mises en regard, et chacune pour ce qu'elle est, elles figurent le concret et l'imaginaire, en miroir. De son côté, la chèvre, policée et sauvage, offre une voie, détournée peut-être, mais si adéquate, pour entrer en pensée, en matière et en territoires grecs. Ni d'ici d'ailleurs. Ni de l'ager ni du saltus. Contiguë des deux mondes matériel et idéel. Celle qui boit le vent, respire par les oreilles et amplifie les messages du dieu est si proche du divin, et des fillettes; si proche d'Artémis.. Par les textes rassemblés ici, ce livre porte sur cette Grèce d'à côté un regard attentif, amoureux, autant que possible compréhensif . Ni la pensée, ni les actes, ni la matière ne sont étudiés pour eux-mêmes. Et, au-delà des thèmes traités (démographie, genre, corps, mythes, cultes, polythéisme, parenté), il n'est pas impossible que le lecteur perçoive des proximités singulières d'un thème à l'autre, surprenantes, voire étranges, d'autres sens que ceux que nos taxinomies habituelles cloisonnent.Pierre Brulé est professeur d'histoire grecque à l'université Rennes 2 et fondateur du Crescam.
Résumé : " Contemplez chaque jour, dans sa réalité, la puissance de la cité, aimez-la, et quand elle vous semblera grande, dites-vous que les hommes qui ont acquis cela montraient de l'audace, discernaient leur devoir et, dans l'action, observaient l'honneur "... La fidélité, voilà ce que Périclès réclame de ses concitoyens. Pierre Brulé s'attache à décrire cette relation de l'individu à la cité et de la cité à l'individu, d'Athènes à Périclès, à travers guerres et paix, dans ce Ve siècle av. J.-C. où s'élaborent les fondements de la démocratie.
Le monde grec antique s'il n'a rien perdu pour nous de son exotisme se désenchante peu à peu pour nous apparaître aujourd'hui sous un jour plus prosaïque. L'Histoire Ancienne a, en effet, accompli dans les dernières décennies des avancées remarquables en renouvelant profondément son questionnement sur le double aspect matériel et idéel des pratiques sociales. La compréhension de l'esclavage, de la guerre et de l'économie sont au coeur de ces problématiques. Dans quelle mesure les différentes formes d'esclavage pratiquées en Grèce sont-elles comparables ? Evoluent- elles au même rythme ? Constituent-elles un modèle d'intelligibilité pour d'autres types de domination ? Et la guerre, qui fut l'activité principale des anciens Grecs ; comment structure-t-elle la société ? Quelles valeurs véhicule-t-elle ? Que signifient les fortifications qu'elle pousse à construire ? L'économie enfin si difficile à isoler ; faut-il et comment la retrouver dans la monnaie naissante ou la richesse d'une cité ? Telles sont les questions qui tissent la toile de fond des études réunies dans ce volume. C'est en effet pour rendre hommage à Yvon Garlan qui enseigna l'histoire grecque à l'université Rennes 2 et contribua magistralement au débat relatif à l'esclavage, la guerre et l'économie, qu'une dizaine d'historiens du monde entier se sont penchés à nouveaux frais sur les sources. Des esclaves de Crète aux femmes d'Athènes, des généraux de Sparte aux éléphants orientaux, des monnaies archaïques du Péloponnèse aux fortifications hellénistiques de Syrie, des inscriptions de l'époque classique aux romanciers de l'époque impériale, cette série d'études diverses se complètent pour nous faire découvrir une Grèce antique dont l'histoire est toujours à refaire. Avec le soutien du CNL
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.