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La Grèce d'à côté. Réel et imaginaire en miroir en Grèce antique
Brulé Pierre
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753504950
Les Athéniens avaient fait le voeu de sacrifier tous les ans autant d'animaux que d'ennemis tués si la déesse donnait au peuple la victoire. Ils se contentèrent de 500 chèvres qu'ils sacrifiaient chaque année à Artémis en exécution de ce voeu fait avant la bataille de Marathon. La chèvre et Artémis? Ce couple symboliserait à lui seul une des raisons d'être de ce livre. Mises en regard, et chacune pour ce qu'elle est, elles figurent le concret et l'imaginaire, en miroir. De son côté, la chèvre, policée et sauvage, offre une voie, détournée peut-être, mais si adéquate, pour entrer en pensée, en matière et en territoires grecs. Ni d'ici d'ailleurs. Ni de l'ager ni du saltus. Contiguë des deux mondes matériel et idéel. Celle qui boit le vent, respire par les oreilles et amplifie les messages du dieu est si proche du divin, et des fillettes; si proche d'Artémis.. Par les textes rassemblés ici, ce livre porte sur cette Grèce d'à côté un regard attentif, amoureux, autant que possible compréhensif . Ni la pensée, ni les actes, ni la matière ne sont étudiés pour eux-mêmes. Et, au-delà des thèmes traités (démographie, genre, corps, mythes, cultes, polythéisme, parenté), il n'est pas impossible que le lecteur perçoive des proximités singulières d'un thème à l'autre, surprenantes, voire étranges, d'autres sens que ceux que nos taxinomies habituelles cloisonnent.Pierre Brulé est professeur d'histoire grecque à l'université Rennes 2 et fondateur du Crescam.
Habituellement perçu dans l'ombre du siècle précédent , le IVe siècle n'en est pas moins une période capitale dans l'histoire de la culture grecque : siècle qui fait passer de Périclès à Alexandre, qui voit s'opérer des transformations aussi diverses que fondamentales. Résultant de la collaboration de spécialistes reconnus, ce livre propose un bilan complet et largement renouvelé par les découvertes et recherches récentes de ce siècle charnière. "Nous avons cherché à donner un sens le plus clair possible à la période qui a souvent à tort été assimilée à un moment de crise pour le monde grec."Le volume précédent consacré au Ve siècle a paru dans la même collection en 2001 sous la signature de Pierre Briant, Pierre Levêque, Pierre Brulé, Raymond Descat, Marie-Madeleine Mactoux
Le monde grec antique s'il n'a rien perdu pour nous de son exotisme se désenchante peu à peu pour nous apparaître aujourd'hui sous un jour plus prosaïque. L'Histoire Ancienne a, en effet, accompli dans les dernières décennies des avancées remarquables en renouvelant profondément son questionnement sur le double aspect matériel et idéel des pratiques sociales. La compréhension de l'esclavage, de la guerre et de l'économie sont au coeur de ces problématiques. Dans quelle mesure les différentes formes d'esclavage pratiquées en Grèce sont-elles comparables ? Evoluent- elles au même rythme ? Constituent-elles un modèle d'intelligibilité pour d'autres types de domination ? Et la guerre, qui fut l'activité principale des anciens Grecs ; comment structure-t-elle la société ? Quelles valeurs véhicule-t-elle ? Que signifient les fortifications qu'elle pousse à construire ? L'économie enfin si difficile à isoler ; faut-il et comment la retrouver dans la monnaie naissante ou la richesse d'une cité ? Telles sont les questions qui tissent la toile de fond des études réunies dans ce volume. C'est en effet pour rendre hommage à Yvon Garlan qui enseigna l'histoire grecque à l'université Rennes 2 et contribua magistralement au débat relatif à l'esclavage, la guerre et l'économie, qu'une dizaine d'historiens du monde entier se sont penchés à nouveaux frais sur les sources. Des esclaves de Crète aux femmes d'Athènes, des généraux de Sparte aux éléphants orientaux, des monnaies archaïques du Péloponnèse aux fortifications hellénistiques de Syrie, des inscriptions de l'époque classique aux romanciers de l'époque impériale, cette série d'études diverses se complètent pour nous faire découvrir une Grèce antique dont l'histoire est toujours à refaire. Avec le soutien du CNL
Par Lampeter over Cwmann, Wales (UK). Cela vous dit ? Bien sûr ! C'est dans cette université bucolique que se sont rassemblés durant une petite semaine un panel de spécialistes du sacrifice antique. Mais qu'allaient-ils faire à Lampeter over Cwmann, et sur un tel sujet ? La raison de leur présence en cette thébaïde entourée de collines peuplées d'une abondante gent ovine est simple : ils s'y sont rendus à l'invitation de la Ive Celtic Conference in Classies qui rassemble tous les deux ans des chercheurs des western provinces (mais pas seulement). Pour ce qui est de la raison, il est nécessaire de faire un petit peu d'historiographie. Y a-t-il donc encore quelque chose à dire sur le sacrifice antique, surtout quand on appartient au monde francophone, depuis la publication en 1979 de La cuisine du sacrifice en pays grec, éditée par M. Detienne et J.-P. Vernant ? Le quidam s'interroge : tout n'a-t-il pas été dit dans cet excellent ouvrage ? Au vrai, que ce soit à l'étranger ou en France, dans des perspectives souvent différentes, on a bien avancé depuis sur d'anciennes pistes et sur de nouvelles. Du côté des archéologues, des iconographistes, des historiens de la religion, on a produit de nouveaux objets (ainsi les recherches ostéologiques), on a posé d'autres questions et on est sorti de certaines impasses. Sans prétendre épuiser les très copieux dossiers sur le sacrifice antique, les promoteurs du voyage à Lampeter se fixaient pour objectifs d'examiner de nouveaux documents, de reposer des questions anciennes et d'en proposer de nouvelles afin de contribuer à l'interprétation de ce processus essentiel de la communication entre les hommes et les dieux qu'est le sacrifice.
Offrir, sur un sujet précis, un choix d'études à la fois fondamentales et novatrices signées des meilleurs spécialistes internationaux, c'est une pratique fréquente en certains pays, un peu plus rare en France. Plus que d'autres domaines, la guerre grecque antique, parce qu'elle constitue depuis une trentaine d'années un des secteurs en expansion de la recherche historique, exige que l'on fasse ainsi le point sur les avancées historiographiques récentes. C'est ce qu'ont pensé les éditeurs en réunissant ici une quinzaine de contributions des meilleurs connaisseurs internationaux de ce phénomène si caractéristique de ces sociétés. Les questions que pose la guerre grecque sont en effet fondamentales. D'abord, pour elles-mêmes : la définition même du mot, celle de l'état de guerre, ses implications, sa place dans les relations entre communautés et entre grandes alliances, autant de questions qui agitent encore (et pour longtemps) les spécialistes. De même que sont sans cesse remis sur le métier d'autres problèmes de nature "technique" comme l'armement, les modes de combat, la tactique, la stratégie, le commandement, la marine, les fortifications... Toutefois, si les problèmes historiques soulevés par la guerre grecque se limitaient à ce catalogue de questions pour école d'officiers, le jeu n'en vaudrait peut-être pas tout à fait la chandelle. Si ce thème dépasse de loin les questions d'aile gauche et d'aile droite et de longueur de lance, c'est que guerre et société sont imbriquées si intimement en Grèce antique, qu'étudier l'une c'est enrichir l'histoire de l'autre. Que ce soit au plan de l'organisation politique, de la texture et des grandes armatures du tissu social, des conceptions et du fonctionnement de l'économie ou du repérage sur une échelle de valeur (et la liste n'est pas limitative), la guerre grecque constitue comme le centre de gravité de cette culture, elle en est le révélateur le plus puissant. Il n'est donc pas impossible que son étude offre le maximum de clés pour la comprendre et ce livre contribuera donc certainement à ouvrir quelques portes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.