Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mixités conjugales. Discrédits, résistances et créativités dans les familles avec un partenaire arab
Odasso Laura ; Varro Gabrielle
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753551299
Sujet fort politisé et médiatisé de nos jours, la "mixité conjugale", celle de couples formés par des européens avec des non-européens, recèle les enjeux et les potentialités générés par les migrations. Elle confronte également nos sociétés à une redéfinition continue de la relation à l'altérité, qu'elle soit juridique, culturelle, religieuse, linguistique, sexuelle. Ce livre s'insère dans ce débat et y apporte une contribution innovante à partir des histoires des couples formés entre des citoyens européens (ici en l'occurrence français ou italiens) et des partenaires "arabes". Des marqueurs d'identités, réels ou supposés, tels que la nationalité, l'origine ethnico-culturelle et l'affiliation religieuse, alimentent des représentations souvent négatives vis-à-vis de ces couples et de leurs enfants. Des contraintes multiples, occasionnées à la fois par des administrations et des entourages, n'affectent pas seulement le conjoint étranger mais aussi te conjoint européen. L'enquête montre que ses propres droits sont remis en question ; et, il/elle risque, en raison de son choix affectif, un déclassement social dans sa communauté. Toutefois, contrairement aux idées reçues, les difficultés que ces couples- et encore trop souvent leurs enfants-rencontrent peuvent générer des formes de résistance innovantes. En effet, la force de ces familles réside dans le processus de "migration conjointe" effectuée par les deux partenaires (le membre européen du couple ayant vécu quant à lui/elle une sorte de migration "subjective" appelée ici "migration de contact") et dont les enfants bénéficieront dans leur construction identitaire vers l'âge adulte. Au-delà de l'histoire des couples mixtes et des familles rencontrés, des descriptions de leurs bonheurs et déboires, l'ouvrage innove en montrant que la migration n'est pas uniquement le résultat d'un déplacement géographique et de l'installation dans un nouvel espace sociétal : elle déclenche aussi chez le partenaire amoureux, à travers le partage intime des expériences et des vécus du partenaire migrant, un processus de changement identitaire subjectif.
Ce numéro interroge le tournant affectif et intime ayant accompagné les changements du "faire famille" et les tensions politico-sociales qu'il a engendrées dans l'Italie contemporaine. Par le biais d'un travail théorique et empirique apte à démêler les entrelacs des pratiques intimes et des discours et décisions publics au sujet de la reproduction nationale, les contributions relèvent les enjeux qui ont accompagné et accompagnent les politiques de l'intime et la définition de la filiation et de la parentalité pendant ce qui a été défini comme le "siècle des enfants" .
Fillod-Chabaud Aurélie ; Odasso Laura ; Slama Serg
Ces dernières décennies, les migrations internationales ont considérablement influencé les manières de "faire famille" . Des individus migrent pour rejoindre leur conjoint ; d'autres donnent naissance à un enfant dans un pays où ils n'ont pas le droit de séjourner ; des mineurs sont conçus à l'étranger par GPA ou PMA. Soumises à des normes nationales et internationales, ces migrations ont un impact sur la formation et la dissolution de la conjugalité, sur la filiation et la parenté, sur la reproduction et la procréation. Ces moments constitutifs de la vie familiale sont régulés par un pluralisme juridique. Objet fluide, le droit est travaillé par le législateur et les juridictions, il est incorporé par les individus ordinaires et mobilisé dans des contextes sociaux où des acteurs ayant une position sociale et des ressources différentes interagissent. Cet ouvrage propose une réflexion sur les dispositifs juridiques et l'encadrement de la circulation des personnes à l'échelle locale, nationale et supranationale. Grâce à des contributions qui dépassent les frontières disciplinaires et mobilisent des matériaux d'enquête variés, il montre que la transversalité des analyses en droit et sciences sociales est possible et riche.
Un ouvrage qui offre de nouvelles ressources aux personnes touchées par le cancer mais aussi à celles qui les accompagnent. Bien que l'on sache de mieux en mieux traiter et guérir le cancer, la maladie est toujours une épreuve pour ceux qui en sont atteints. Une fois le tsunami de l'annonce passée, combien de personnes éprouvent, en plus d'une angoisse légitime, une insurmontable solitude et le sentiment de n'être plus un individu, mais un patient lambda atteint d'un cancer ? D'autant que l'entourage, totalement dépourvu, ne sait pas toujours comment trouver la bonne distance pour accompagner au mieux. Le docteur Christelle Besnard-Charvet et Frédérique Odasso nous conduisent à mieux connaître le cancer pour le dédramatiser, lever les tabous, et parlent franchement et simplement de tout ce qu'il risque d'induire dans les sphères physiologique, psychique, mais aussi conjugale, familiale et professionnel
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.