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Lyon, un chantier limousin. Les maçons migrants (1848-1940)
Ochandiano Jean-Luc de
LIEUX DITS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782914528597
Extrait de l'introduction:Une photographie peut nous servir de point de départ. Elle nous donne à voir le percement de la rue Impériale - actuelle rue de la République - au début des années 1850. Il s'agit d'un des premiers clichés représentant un chantier de construction lyonnais. À sa vue, nous pouvons imaginer l'ampleur de cette entreprise qui a pourtant été menée en quelques années. Mais le regard à beau scruter l'image, il ne perçoit aucun être humain: les ouvriers du chantier, pourtant nombreux à un moment où la mécanisation est inexistante, n'apparaissent pas dans le cadre. Les temps de pause, très longs à l'époque, ne permettent pas de saisir des êtres vivants en action. Ils sont pourtant bien là mais comme invisibles aux yeux du photographe. Cette photo peut être vue comme une métaphore de la place de l'ouvrier au moment où commence cet ouvrage. Au milieu du XIXe siècle, cette catégorie de population est absente de l'espace public. Les groupes privilégiés la craignent mais refusent d'accorder la moindre légitimité à ses revendications sociales et politiques. L'État, fidèle au credo libéral de l'époque, porte au monde ouvrier une attention limitée strictement aux questions de maintien de l'ordre public. Et les journaux ne parlent jamais d'elle sauf lorsque la révolte gronde en son sein. Mais c'est alors pour tenir des propos tels que ceux utilisés par Saint-Marc Girardin dans le très sérieux Journal des Débats après la révolte des canuts de 1831: «Les barbares qui menacent la société ne sont point au Caucase ni dans les steppes de la Tartarie; ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières». Pendant les premiers mois de la Seconde République, après la Révolution de 1848, on a pourtant pu croire que les choses allaient changer mais, rapidement, la parenthèse s'est refermée sur cette très courte expérience de «République sociale», et les ouvriers sont à nouveau passés au second plan. Parmi les classes populaires, les migrants constituent alors une catégorie victime d'une stigmatisation encore plus forte. Ces ruraux issus de régions pauvres, poussés périodiquement vers les grandes villes pour y travailler quelques mois avant de rejoindre leurs villages d'origine, sont relégués dans les espaces les plus dégradés des villes et privés des solidarités locales. On se méfie de ces populations interlopes vivant aux marges du monde urbain, notamment des maçons intervenant sur les chantiers lyonnais qui, pour l'immense majorité d'entre eux, quittent leurs villages de la Creuse, de la Haute-Vienne ou du Puy-de-Dôme au printemps pour s'embaucher le temps d'une «campagne», et qui s'en retournent quand l'hiver les empêche de grimper sur les échafaudages.
Résumé : Depuis deux siècles, des dizaines de milliers d'Italiens se sont installés à Lyon, puis dans son agglomération. Au départ, il s'agissait surtout de paysans pauvres qui, pendant une partie de l'année, quittaient les montagnes italiennes pour venir gagner quelques sous dans les ateliers ou sur les chantiers, en tant que plâtriers, mosaïstes, sculpteurs sur bois, tisseurs ou ferblantiers. Mais, au fur et à mesure du développement industriel, ils sont de plus en plus nombreux à s'installer à Lyon pour travailler dans les usines qui naissent aux marges de la ville. Des quartiers marqués par une forte présence italienne naissent alors, des entreprises et des commerces italiens se développent, des associations voient le jour. Ils permettent à ces déracinés de préserver leur mode de vie, leurs traditions, et un peu de la chaleur de leur région d'origine. Cette immigration italienne a perduré jusqu'à la fin des années 1960, à tel point qu'aujourd'hui, de nombreux Lyonnais comptent parmi leurs ancêtres un émigrant qui a dû quitter son Italie natale. Qui étaient ces Italiens et quelle a été leur vie au cours de ces deux siècles de migration à Lyon ? Comment ont-ils peu à peu trouvé une place dans la ville ? Quelle mémoire a laissé cette immigration, la plus importante à Lyon au cours de ces deux siècles ? L'historien Jean-Luc de Ochandiano aborde toutes ces questions, et bien d'autres, dans ce beau livre richement illustré.
Extrait de l'introductionUne photographie peut nous servir de point de départ. Elle nous donne à voir Le percement de la rue Impériale - actuelle rue de la République - au début des années 1850. Il s'agit d'un des premiers clichés représentant un chantier de construction lyonnais. À sa vue, nous pouvons imaginer l'ampleur de cette entreprise qui a pourtant été menée en quelques années. Mais le regard à beau scruter l'image, il ne perçoit aucun être humain: les ouvriers du chantier, pourtant nombreux à un moment où la mécanisation est inexistante, n'apparaissent pas dans le cadre. Les temps de pause, très longs à l'époque, ne permettent pas de saisir des êtres vivants en action. Ils sont pourtant bien là mais comme invisibles aux yeux du photographe. Cette photo peut être vue comme une métaphore de la place de l'ouvrier au moment où commence cet ouvrage. Au milieu du XIXe siècle, cette catégorie de population est absente de l'espace public. Les groupes privilégiés la craignent mais refusent d'accorder la moindre légitimité à ses revendications sociales et politiques. L'État, fidèle au credo libéral de l'époque, porte au monde ouvrier une attention limitée strictement aux questions de maintien de l'ordre public. Et les journaux ne parlent jamais d'elle sauf lorsque la révolte gronde en son sein. Mais c'est alors pour tenir des propos tels que ceux utilisés par Saint-Marc Girardin dans le très sérieux Journal des Débats après la révolte des canuts de 1831: «Les barbares qui menacent la société ne sont point au Caucase ni dans les steppes de la Tartarie; ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières». Pendant les premiers mois de la Seconde République, après la Révolution de 1848, on a pourtant pu croire que les choses allaient changer mais, rapidement, la parenthèse s'est refermée sur cette très courte expérience de «République sociale», et les ouvriers sont à nouveau passés au second plan. Parmi les classes populaires, les migrants constituent alors une catégorie victime d'une stigmatisation encore plus forte. Ces ruraux issus de régions pauvres, poussés périodiquement vers les grandes villes pour y travailler quelques mois avant de rejoindre leurs villages d'origine, sont relégués dans les espaces les plus dégradés des villes et privés des solidarités locales. On se méfie de ces populations interlopes vivant aux marges du monde urbain, notamment des maçons intervenant sur les chantiers lyonnais qui, pour l'immense majorité d'entre eux, quittent leurs villages de la Creuse, de la Haute-Vienne ou du Puy-de-Dôme au printemps pour s'embaucher le temps d'une «campagne», et qui s'en retournent quand l'hiver les empêche de grimper sur les échafaudages.Comment vivaient ces maçons migrants au sein des villes? Quelles solidarités mettaient-ils en oeuvre malgré un environnement globalement hostile? Quelles luttes collectives ont-ils menées pour accéder à de nouveaux droits? Comment se sont-ils peu à peu intégrés dans l'espace urbain mais aussi dans une culture nationale plus large?Telles sont les questions qui guident les pages qui vont suivre et qui nous feront parcourir un siècle de construction dans l'agglomération lyonnaise. Car parler des maçons, c'est aussi se pencher sur un métier et les réalisations qu'il a produites, regarder les techniques mises en oeuvre et les matériaux utilisés, étudier les conditions d'exercice de cette profession, et mettre en évidence ses transformations entre la Révolution de 1848 et la Seconde Guerre mondiale. Et surtout comprendre l'impact de tous ces éléments sur la manière dont ces ouvriers percevaient leur place dans le monde qui les entourait. Les Limousins ont alimenté la corporation des maçons pendant toute la période étudiée et l'ont marquée de leur empreinte, c'est pourquoi nous avons choisi de nous intéresser à eux. Mais qu'est-ce qu'un Limousin?
Résumé : Lyon 68 raconte l'histoire de l'agglomération lyonnaise à travers les mouvements contestataires et alternatifs qui s'y sont développés entre 1958 et 1979. Dans la capitale des Gaules, et en lien avec la mobilisation nationale de 68 mais aussi notamment les luttes du Larzac et de LIP, on assiste durant ces deux décennies à l'émergence de nouvelles formes et de nouvelles thématiques de revendication : autogestion, luttes des femmes, écologie, libre expression de l'homosexualité, luttes des travailleurs immigrés, antimilitarisme... De nouvelles attentes politiques et sociales émergent, dont on trouve les premiers signes avant mai 68, contrairement à ce que l'éclatement brutal de la mobilisation étudiante et ouvrière des mois de mai-juin laisse supposer. Confrontée à un développement tous azimuts des formes de contestation, l'agglomération lyonnaise révèle alors ses failles. Ces années 68 vont brutalement mettre en évidence l'appartenance de Lyon à un ensemble national par son adhésion massive à la contestation née de mai-juin, à rebours des représentations d'une ville enfermée dans ses réseaux institutionnalisés et dominée par une élite industrielle et commerçante. C'est donc une dynamique sociale nouvelle qui s'impose alors à Lyon et dans le Rhône, à l'exemple de ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde. Le récit général est ponctué de focus consacrés à un événement social ou une thématique revendicative sans oublier une chronologie des événements marquants de mai 68 survenus à Lyon et sa périphérie.
Résumé : Depuis deux siècles, des dizaines de milliers d'Italiens se sont installés à Lyon, puis dans son agglomération. Qui étaient ces Italiens et quelle a été leur vie au cours de ces deux siècles de migration à Lyon ? Comment ont-ils peu à peu trouvé une place dans la ville ? Quelle mémoire a laissé cette immigration, la plus importante à Lyon au cours de ces deux siècles ? Autant de réponses à découvrir dans ce beau livre très complet et documenté, enrichi de nombreuses illustrations généralement inédites.
« Tant qu?il y aura cet engagement culturel chez moi, j?aurai ce désir d?avoir une librairie: cette nécessité de la transmission, de donner à l?autre, de lui dire « j?ai lu, j?ai aimé: allez y, allez y parce que vraiment c?est du plaisir ».Se dire « libraire » suscite généralement des réactions positives: « quel beau métier de travailler au milieu des livres! », « c?est un métier intellectuel »... Mais l?amour des livres ne fait pas tout! Si cette immersion dans la création littéraire et le monde des idées représente le côté attractif du métier, la manutention et la gestion des stocks ou de l?entreprise pèsent lourdement dans l?emploi du temps. Quant à faire fortune en librairie? Le salaire, souvent modique, coïncide rarement avec le niveau d?études, généralement élevé. Dans cet ouvrage, nous découvrirons les coulisses et les problématiques de la librairie, nous verrons comment il est possible de devenir libraire, et quelles sont les différentes situations de travail selon les types de magasins. Des libraires, salariés ou chefs d?entreprise, témoigneront des aspects les plus passionnants, mais aussi les plus difficiles, de leur métier au quotidien.
Résumé : Dominé par la forteresse de Couzan, témoin des conflits qui ont présidé à la naissance du comté de Forez au XIIe siècle et de la position stratégique de ce territoire aux confins du Roannais, du Lyonnais et de l'Auvergne, la communauté de communes du Pays d'Astrée s'étend entre monts du Matin et monts du Soir, de la plaine aux monts du Forez. C'est dans ce paysage doux et vallonné, où un chapelet d'étangs se cache derrière des haies de saules et de roseaux, qu'Honoré d'Urfé situe L'Astrée, roman pastoral en 5000 pages qui passionna les lecteurs du XVIIe siècle. Les pics basaltiques, les châteaux et les demeures du bocage arrosé par le Lignon en forment le décor vivant : du jardin de la Bastie d'Urfé aux châteaux de Marcilly et de Goutelas, du prieuré de Montverdun à l'abbaye de Bonlieu, on peut suivre le périple de Céladon et d'Astrée enfin réunis au terme d'innombrables péripéties. Le pisé est le matériau de prédilection d'une architecture rurale qui a préservé de beaux exemples de fermes " foréziennes " dont la façade s'orne d'une galerie de bois, l'" aître ". L'architecture religieuse, tant pour les églises des prieurés romans comme l'Hôpital-sous-Rochefort ou Sainte-Foy-Saint-Sulpice, que pour celles du " gothique forézien ", bâties au tournant du XVIe siècle, rappelle quant à elle la proximité de l'Auvergne. Après une seconde moitié du XIXe siècle florissante pour l'industrie textile et métallurgique qui se développa dans les vallées, associée à l'exploitation de la source thermale de Sail-sous-Couzan, la Communauté de communes du pays d'Astrée, constituée dès 1996, travaille aujourd'hui à son développement économique. Aidée par le Pays d'Art et d'Histoire du Forez Monts et Plaine, elle met en valeur ses paysages, son patrimoine rural et ses savoir-faire, comme l'appellation d'origine contrôlée des Côtes du Forez qui, en 2000, a couronné les efforts des viticulteurs locaux.
Un métier exercé par près d?un million de personnes! Véritable pivot dans l?entreprise, la secrétaireporte différentes « casquettes », illustrées dans cet ouvrage par six portraits. Les questionsessentielles sont posées: quelle carrière envisager, où exercer, comment concilier vieprofessionnelle et vie privée