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Cinéma et turbulences politiques en Amérique latine
Obregon Iturra Jimena Paz ; Pineda Franco Adela
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753520714
Depuis sa naissance, le cinéma entretient une relation profonde et intime avec le politique. Ce média inventa notamment des moyens novateurs et inédits de capter et mettre en scène la violence avec laquelle cinéma et politique ont fréquemment partie liée. Il est donc question de rapports de force, domination ou soumission institués ou non-institués, ainsi que d'accommodements, compromis et négociations en vue de la construction d'espaces de partage et de coexistence. Cet ouvrage envisage tout autant le cinéma du pouvoir et le pouvoir du cinéma, mettant l'un et l'autre en perspective. Il analyse comment le cinéma assume et intègre les bouleversements sociopolitiques de l'Amérique latine ou bien au contraire comment il les élude ou les tient à distance. L'ouvrage intègre à la réflexion des cinématographies qui, tout en ne se voulant pas politiques ou n'abordant pas des questions dites politiques, méritent d'être envisagées au regard du politique tel qu'il se déploie dans les sociétés qui les produisent et les regardent.
Cet ouvrage explore les points d'articulation entre rituels et conflits dans le centre-sud du Chili à la fin du XVIIe siècle. La recherche se déploie autour d'une source privilégiée, par sa richesse et par son caractère inédit : les actes manuscrits d'une enquête-procès que les autorités hispano-créoles intentèrent à quatorze Araucans-Mapuches, treize hommes et une femme chamane. La procédure judiciaire, initiée pour sorcellerie, se doubla rapidement d'une dimension puissamment politique. Ces actes judiciaires inédits - miraculeusement conservés - sont l'objet d'une édition critique en annexe.
En quoi l'Amérique australe serait-elle traversée par des "frontières coloniales" jusqu'au XXe siècle? En effet, si la conquête de l'Amérique par les Européens s'est concrétisée par leur prise de possession rapide de territoires répartis sur l'ensemble du continent, dès le XVIe siècle ils se heurtent à des limites qui marquent le pas de l'expansion coloniale. Celles-ci sont imposées par des peuples amérindiens qui résistent à leur avancée; elles sont aussi environnementales, des milieux sont difficiles à pénétrer ou à contrôler. D'autres territoires restent éloignés des grandes voies de circulation. De sorte qu'au milieu du XIXe siècle, une grande partie des terres américaines demeure à l'écart de l'expansion européenne. Les années 1860-1880 marquent la fin du processus de conquête des terres amérindiennes, qui se prolonge néanmoins jusqu'au XXe siècle dans des espaces plus difficiles d'accès. Cet ouvrage analyse en quoi les régions de l'entre-deux restent dans la longue durée des espaces mouvants, des points de rencontre, où se font face l'autonomie indienne et le pouvoir colonial hispanique. Ces espaces ne sont pas une ligne radicale, mais une zone poreuse faite d'échanges, de négociations et de conflits. Le Cône sud constitue un observatoire privilégié permettant de travailler des régions qui transcendent les limites administratives des empires hispano-portugais, puis celles des Etats-nations. Le livre s'ouvre sur les systèmes classificatoires des altérités indiennes fabriqués par le monde colonial en fonction de son entreprise hégémonique. La deuxième partie se situe à l'époque républicaine, au XIXe siècle, qui scelle l'encerclement puis la défaite militaire des derniers groupes indiens souverains. L'ouvrage se clôt sur le cas singulier du Chaco qui connaît la poursuite, encore au XXe siècle, d'un état de choses rejoignant par bien des aspects le plus classique des colonialismes de l'époque impériale.
Nous aimons le sucre, parce qu'il est raffiné. Nous aimons le sucre parce qu'il est raréfié. Nous aimons le sucre technique. Nous aimons le sucre qui éclot - fleur chimique. Nous aimons le sucre qui se détaille par petits paquets molletonnés. Nous aimons le sucre". Dans ce roman inclassable, d'un bout à l'autre mêlé aux vapeurs des psychotropes, le lecteur épousera la vie de XXX, un écrivain en quête de sens au sein d'un monde déstructuré.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?