Dès les années 1860, la famille impériale de Russie choisit Nice et ses alentours comme villégiature. Dans son sillage, une communauté russe d'aristocrates, de militaires et d'artistes se forme, rendant bientôt nécessaire la construction d'un lieu de culte orthodoxe. Ce sera l'église de la rue Longchamp puis, au tournant du siècle, la cathédrale Saint-Nicolas et sa remarquable silhouette à bulbes se découpant sur le ciel de la Côte d'Azur. D'autres témoins comme la chapelle du tsarévitch ou le cimetière de Caucade ancrent avec force la présence russe au coeur de la ville. La richesse et la qualité exceptionnelles des archives conservées ont permis de retracer avec précision l'histoire de ces différents édifices et l'aventure de leur construction. L'étude porte plus particulièrement sur la cathédrale conçue par M. T. Préobrajensky, l'un des architectes de la Cour impériale. Mêlant le langage traditionnel de l'architecture russe aux dernières innovations techniques, la cathédrale est un témoin exceptionnel du courant éclectique qui traverse l'Europe artistique du début du XXe siècle. En compagnie d'Alexis Obolensky, marguillier de la cathédrale, de l'architecte Luc Svetchine et de l'architecte en chef des monuments historiques Pierre-Antoine Gatier, l'ouvrage des " églises russes de Nice " expose les connaissances les plus récentes sur l'histoire et l'architecture de ces oeuvres d'art et de mémoire.
Histoire d'un palais, histoire d'un musée, histoire de France... Au coeur de Paris et du pouvoir, quel bâtiment mieux que le Louvre peut ainsi articuler l'histoire d'un lieu à celle d'une capitale et d'une nation ? Dès le XIIIe siècle, la forteresse et sa grosse tour s'affirment comme le symbole d'une monarchie puissante. Perdant peu à peu son rôle défensif, l'austère ouvrage militaire cède bientôt la place à une riche résidence. A la Renaissance, la construction des Tuileries à proximité fait naître le projet d'une liaison entre les deux palais : c'est le Grand Dessein. De Louis XIV à Napoléon Ier, ce nouvel idéal de grandeur ne cessera d'habiter les règnes successifs. C'est finalement Napoléon III qui réalisera le rêve des Bourbons, mais pour quelques années seulement, jusqu'à l'incendie du palais des Tuileries, pris dans la tourmente de la Commune. Aujourd'hui, le palais du Louvre, indissociable de sa pyramide de verre, évolue, encore et toujours, pour répondre tout entier à sa fonction de musée. Si le Louvre est désormais l'un des musées les plus visités au monde, on oublie trop souvent l'histoire du palais dans lequel il se déploie. Pourtant, pendant plus de huit cents ans, les plus grands architectes se sont penchés sur cet édifice, avec une constance et un souci de perfection sans équivalents ailleurs en Europe sur une si longue durée. Au cours de cette grande odyssée créative, Guillaume Fonkenell sélectionne pour nous dix périodes clés détaillées chacune par de spectaculaires perspectives en reconstitution 3D. L'auteur signe avec cet ouvrage une synthèse qui se veut utile et accessible à tous sur l'histoire du Louvre à travers les siècles.
La remarquable diversité des travaux publics des Romains ne doit pas faire oublier leur réalisation la plus évidente dans l'art de bâtir: la domus ou maison d'habitation. Grâce à l'héritage grec dont ils se sont montrés les admirateurs sincères, les Romains vont porter à un niveau étonnant le confort et le luxe décoratif découverts dans les demeures hellénistiques. Que ce soit à Pompéi, dans la maison de Trebius Valens reconstituée en 3D spécifiquement pour cet ouvrage, ou bien dans celles d'autres contrées de l'Empire, l'ouvrage offre au lecteur le temps d'une déambulation sensible à travers les différentes pièces de la maison romaine. C'est avec la passion bien connue de l'architecte-archéologue Jean-Pierre Adam que nous partons à la découverte des différents espaces qui caractérisent la domus. Grâce à des photographies originales et à des reconstitutions virtuelles, l'architecture mais aussi le mobilier, les matériaux, permettent la représentation d'une société valorisant un art de vivre exceptionnel.
On connaît d'Arles son amphithéâtre et son théâtre antiques, sa cathédrale romane et sa douceur de vivre... En plus d'une richesse monumentale distinguée par l'Unesco au titre du patrimoine mondial de l'humanité, la cité arlésienne peut s'enorgueillir d'une architecture et d'un décor sculpté d'une variété et d'une profusion exceptionnelles : marques religieuses, insignes du pouvoir, bestiaires fantastiques... De façon diffuse, le passé et la vie bruissent aux détours des rues et s'inscrivent sur les façades, grandioses ou modestes de la ville. Aux promeneurs mais aussi à tous les amoureux sensibles au langage de la pierre, ce livre permet de découvrir Arles autrement. Passionnés, inédits, parfois amusants, les points de vue de Jean-Marc Bernard et d'Hervé Hôte rendent hommage à ces témoins des siècles passés, avec sensibilité et poésie.