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Faire oeuvre à deux. Le livre surréaliste au féminin
Oberhuber Andrea
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753598218
Qui connai^t aujourd'hui Aveux non avenus, Dons des fe ? minines, Hexentexte, La Dame ovale, La Maison de la Peur, Le Coeur de Pic, Le Livre de Leonor Fini, Le Poids d'un oiseau, Oiseaux en pe ? ril ou Oracles et spectacles, autant d'oeuvres hybrides re ? alise ? es entre 1930 et 1975 selon l'ide ? al surre ? aliste du travail collaboratif, a` l'instigation d'une e ? crivaine ? Ve ? ritable changement de paradigme e ? ditorial, le Livre surre ? aliste, objet a` part entie`re, qui prend son origine dans l'e ? criture a` quatre mains, n'a presque jamais un seul auteur. Il de ? ploie des rapports texte/image d'une grande variabilite ? et appelle une lecture croise ? e entre l'e ? crit et le pictural. Cet ouvrage se propose de combler une lacune de recherche en s'inte ? ressant a` un corpus a` tort ne ? glige ? par la critique litte ? raire et artistique. Dix cas de figure emble ? matiques sont analyse ? s quant aux modalite ? s de de ? marche collaborative ("au fe ? minin" , "mixte" ou "en dualite ? cre ? atrice") afin de re ? pondre a` la question suivante : qu'en est-il d'une esthe ? tique avant-gardiste au fe ? minin, d'une communaute ? d'auteures et d'artistes qui s'est constitue ? e malgre ? elle gra^ce au livre, espace de rencontre et creuset de partage ?
Longtemps mal acceptées sur le terrain de la pensée et de la création littéraire ou artistique, les femmes ont eu souvent recours au travestissement de leur identité (anonymat, pseudonymie, ventriloquie). Si ces pratiques culturelles sont aujourd'hui reconnues, les manifestations textuelles de ce travestissement, c'est-à-dire l'ensemble des masques féminins qui se donnent à voir dans et par l'écriture, restent encore peu étudiées. Dans une perspective essentiellement littéraire, les dix-neuf contributions qui forment le présent ouvrage cherchent à mettre en lumière, de la Renaissance jusqu'au modernisme, les postures ayant permis aux auteures d'investir des formes convenues, d'y moduler leur voix, au féminin ou au masculin - voire au neutre -, d'imaginer des identités "autres", voire plurielles. Elles mettent en évidence les enjeux identitaires, discursifs et scripturaires de cette entreprise, et tout un jeu complexe de renvois (auto)référentiels, qui masquent le visage autant qu'ils le révèlent. Elles montrent que chaque époque semble avoir privilégié des artifices de mise en scène particuliers permettant à des femmes - et parfois à certains hommes - de se représenter en écrivaine. Grâce à des éclairages variés passant par l'histoire sociale, la rhétorique, les gender studies et l'analyse intermédiale, ce livre, en se penchant sur le façonnement des voix et des visages, des corps et des identités, pose les jalons d'une histoire du travestissement textuel au féminin.
Ce livre est la seule monographie exhaustive depuis près de vingt ans. Tous les aspects de l'oeuvre de Raphaël sont étudiés: peinture, fresques, dessins, architecture, tapisserie... L'auteur garde à l'esprit la composante la plus "profonde" de son art: son rapport à la beauté liée à la dialectique de l'amour terrestre et de l'amour céleste à laquelle il a su donner une image concrète à travers sa peinture. Le livre recèle 300 illustrations principalement en couleur. --Ce texte fait référence à l'édition Relié.
Résumé : Talcott Parsons n'occupe plus guère de place dans les débats sociologiques contemporains, en particulier francophones. Il a pourtant exercé une influence profonde et durable sur la discipline - par ses propres travaux et au travers des auteurs pour lesquels il a compté, de Robert K. Merton à Niklas Luhmann et Jürgen Habermas en passant par Erving Goffman, Harold Garfinkel, Clifford Geertz, Renée C. Fox ou encore Robert N. Bellah. Ce livre propose un regard contemporain sur certains aspects de l'oeuvre de Parsons : son rapport à l'anthropologie sociale, et en particulier au travail de Ralph Linton, durant les années 1930-1940 ; l'usage qu'il a fait de la psychanalyse, qui lui a attiré de virulentes critiques. Sur ces deux fronts, l'ouvrage vise à restituer leur intelligibilité aux positions de Parsons tout en rendant compte des controverses et confusions qu'elles ont suscitées.
Oberhuber Andrea ; Arvisais Alexandra ; Dugas Mari
Sous quel signe placer le roman, comment inventer de nouvelles fictions face à ce que Virginia Woolf appelle "l'imprudence d'écrire, de tenter d'écrire ou d'échouer à écrire un roman" ? Comment renouveler la création artistique - la photographie, la peinture, le cinéma, la mode -, quelle place accorder au sujet créateur dans un monde en perte de valeurs traditionnelles et de repères identitaires ? Telles sont les questions que posent dans leurs oeuvres Marcel Duchamp, Elsa von Freytag-Loringhoven. Hannah Höch, Pierre Loti, Colette, Maya Deren, Marcelle Tinayre, Natalie Barney, Georges Bernanos, Claude Cahun et Mireille Havet, entre autres. Dans nombre d'oeuvres modernistes - littéraires et visuelles -, c'est autour du personnage féminin que se cristallisent les enjeux complexes du monde moderne ; c'est lui qui sème le trouble dans le genre permettant aux auteurs et aux artistes de déconstruire la vision antagonique des identités sexuées et sexuelles, siège de nombreuses frictions dans les premières décennies du ne siècle. Cet ouvrage réunit les réflexions de chercheurs européens et nord- américains sur les enjeux sociaux, culturels et identitaires des fictions modernistes. Les dix-sept contributions proposent autant de facettes de ces héroïnes de papier, de toile ou de pellicule qui ont marqué l'imaginaire des années 1900 à 1940. De l'ensemble des études se dessine un portrait en mosaïque de l'esthétique moderniste en ce qui a trait à la symbolisation du Nouveau incarné par des personnages féminins ambivalents, le plus souvent frondeurs.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.