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Fictions modernistes du masculin-féminin (1900-1940)
Oberhuber Andrea ; Arvisais Alexandra ; Dugas Mari
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753548848
Sous quel signe placer le roman, comment inventer de nouvelles fictions face à ce que Virginia Woolf appelle "l'imprudence d'écrire, de tenter d'écrire ou d'échouer à écrire un roman" ? Comment renouveler la création artistique - la photographie, la peinture, le cinéma, la mode -, quelle place accorder au sujet créateur dans un monde en perte de valeurs traditionnelles et de repères identitaires ? Telles sont les questions que posent dans leurs oeuvres Marcel Duchamp, Elsa von Freytag-Loringhoven. Hannah Höch, Pierre Loti, Colette, Maya Deren, Marcelle Tinayre, Natalie Barney, Georges Bernanos, Claude Cahun et Mireille Havet, entre autres. Dans nombre d'oeuvres modernistes - littéraires et visuelles -, c'est autour du personnage féminin que se cristallisent les enjeux complexes du monde moderne ; c'est lui qui sème le trouble dans le genre permettant aux auteurs et aux artistes de déconstruire la vision antagonique des identités sexuées et sexuelles, siège de nombreuses frictions dans les premières décennies du ne siècle. Cet ouvrage réunit les réflexions de chercheurs européens et nord- américains sur les enjeux sociaux, culturels et identitaires des fictions modernistes. Les dix-sept contributions proposent autant de facettes de ces héroïnes de papier, de toile ou de pellicule qui ont marqué l'imaginaire des années 1900 à 1940. De l'ensemble des études se dessine un portrait en mosaïque de l'esthétique moderniste en ce qui a trait à la symbolisation du Nouveau incarné par des personnages féminins ambivalents, le plus souvent frondeurs.
Leperlier François ; Latimer Tirza ; Oberhuber And
Du 3 juillet à l'automne 2015, l'important fonds d'oeuvres et documents autour de Claude Cahun appartenant à la ville de Nantes, conservé par la Bibliothèque municipale et le Musée des Beaux-arts, sera visible à la Médiathèque Jacques Demy : plus de 80 photographies, des oeuvres graphiques, des documents témoignant de son enfance nantaise, de ses relations avec les cercles surréalistes, de sa vie à Jersey (1937-1954). D'importantes acquisitions réalisées en 2010 et 2013 seront présentées au public pour la première fois. Ce catalogue est coédité par la Bibliothèque municipale de Nantes, le musée des beaux-Arts de Nantes et les éditions MeMo.
Longtemps mal acceptées sur le terrain de la pensée et de la création littéraire ou artistique, les femmes ont eu souvent recours au travestissement de leur identité (anonymat, pseudonymie, ventriloquie). Si ces pratiques culturelles sont aujourd'hui reconnues, les manifestations textuelles de ce travestissement, c'est-à-dire l'ensemble des masques féminins qui se donnent à voir dans et par l'écriture, restent encore peu étudiées. Dans une perspective essentiellement littéraire, les dix-neuf contributions qui forment le présent ouvrage cherchent à mettre en lumière, de la Renaissance jusqu'au modernisme, les postures ayant permis aux auteures d'investir des formes convenues, d'y moduler leur voix, au féminin ou au masculin - voire au neutre -, d'imaginer des identités "autres", voire plurielles. Elles mettent en évidence les enjeux identitaires, discursifs et scripturaires de cette entreprise, et tout un jeu complexe de renvois (auto)référentiels, qui masquent le visage autant qu'ils le révèlent. Elles montrent que chaque époque semble avoir privilégié des artifices de mise en scène particuliers permettant à des femmes - et parfois à certains hommes - de se représenter en écrivaine. Grâce à des éclairages variés passant par l'histoire sociale, la rhétorique, les gender studies et l'analyse intermédiale, ce livre, en se penchant sur le façonnement des voix et des visages, des corps et des identités, pose les jalons d'une histoire du travestissement textuel au féminin.
Ce livre est la seule monographie exhaustive depuis près de vingt ans. Tous les aspects de l'oeuvre de Raphaël sont étudiés: peinture, fresques, dessins, architecture, tapisserie... L'auteur garde à l'esprit la composante la plus "profonde" de son art: son rapport à la beauté liée à la dialectique de l'amour terrestre et de l'amour céleste à laquelle il a su donner une image concrète à travers sa peinture. Le livre recèle 300 illustrations principalement en couleur. --Ce texte fait référence à l'édition Relié.
Qui connai^t aujourd'hui Aveux non avenus, Dons des fe ? minines, Hexentexte, La Dame ovale, La Maison de la Peur, Le Coeur de Pic, Le Livre de Leonor Fini, Le Poids d'un oiseau, Oiseaux en pe ? ril ou Oracles et spectacles, autant d'oeuvres hybrides re ? alise ? es entre 1930 et 1975 selon l'ide ? al surre ? aliste du travail collaboratif, a` l'instigation d'une e ? crivaine ? Ve ? ritable changement de paradigme e ? ditorial, le Livre surre ? aliste, objet a` part entie`re, qui prend son origine dans l'e ? criture a` quatre mains, n'a presque jamais un seul auteur. Il de ? ploie des rapports texte/image d'une grande variabilite ? et appelle une lecture croise ? e entre l'e ? crit et le pictural. Cet ouvrage se propose de combler une lacune de recherche en s'inte ? ressant a` un corpus a` tort ne ? glige ? par la critique litte ? raire et artistique. Dix cas de figure emble ? matiques sont analyse ? s quant aux modalite ? s de de ? marche collaborative ("au fe ? minin" , "mixte" ou "en dualite ? cre ? atrice") afin de re ? pondre a` la question suivante : qu'en est-il d'une esthe ? tique avant-gardiste au fe ? minin, d'une communaute ? d'auteures et d'artistes qui s'est constitue ? e malgre ? elle gra^ce au livre, espace de rencontre et creuset de partage ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.