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Les peuples Bantu. Migrations, expansion et identité culturelle - Tome 1
OBENGA THEOPHILE
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782858029891
Cet ouvrage marque un véritable tournant dans l'approche des études relatives à l'aire culturelle bantu, qui couvre l'Afrique centrale, orientale et australe. A l'initiative du Centre International des Civilisations Bantu (CI-CIBA), prés de cent chercheurs, regroupant presque toutes les disciplines en sciences humaines, ont ainsi exploré, selon des méthodes scientifiques dynamiques et interdisciplinaires, l'espace culturel bantu. Leurs études apportent des faits inédits concernant la genèse et l'essaimage des peuples de langue et de civilisation bantu dans toute l'Afrique subéquatoriale. Des faits nouveaux sont également acquis, ayant trait aux frontières linguistiques du monde banco. Parmi les nouvelles voies d'approche présentées, on peut noter que le monde bantu, jusque-là confiné au seul domaine des études linguistiques, émerge maintenant comme une aire culturelle globale avec toute sa profondeur historique, tous ses faciès particuliers et toute la richesse de son identité.
Entre la vision ou l'orientation des chercheurs africains et les idéologies des analystes européens au sujet de l'Afrique, de son histoire, de ses civilisations, de ses langues et de son avenir politique, le fossé se fait de plus en plus grand. D'un côté fonctionne le paradigme hérité de l'historiographie de Hegel qui a engendré le primitivisme ethnologique, les analyses et concepts tiers-mondistes ; de l'autre côté, le paradigme conçu par Cheikh Anta Diop, désormais à l'oeuvre, intensément, auprès de toute l'intelligentsia africaine mondiale. Autres désignations du paradigme ethnologique : africanisme, eurocentrisme, et autres tiers-mondes, etc. Le racisme est souvent nettement discernable dans les études africanistes eurocentristes. Aux USA notamment, le paradigme africain est connu sous le terme "d'afrocentricité", et non "d'afrocentrisme", comme aiment dire les africanistes. L'auteur examine scrupuleusement, sans passion, mais vigoureusement, en signe de réponse aux attaques virulentes des africanistes, le récent ouvrage collectif publié aux Editions Karthala et intitulé Afrocentrismes. L'Histoire des Africains entre Egypte et Amérique. Ce qu'il faut percevoir, à travers ces querelles universitaires, c'est la montée irrésistible, extraordinaire, globale, de la conscience historique et culturelle africaine, partout dans le monde, en vue de la Renaissance Africaine, tandis que recule, fatalement, l'africanisme, renouvelant sa ruse, mais incapable de faire une saine auto-critique et de reformuler, en conséquence, son discours post-colonial.
L'université de Lubumbashi (RDC) a reconnu solennellement le 14 octobre 2016 l'importance du travail pédagogique et scientifique du professeur Obenga à l'occasion d'une cérémonie de collation du grade de "docteur honoris causa". Lors de cette cérémonie fut prononcé par le récipiendaire un discours de circonstance relatant l'itinéraire intellectuel, la formation et les acquis scientifiques de recherche à la suite de travaux fondateurs de Cheikh Anta Diop.
De plus en plus nombreuses, il est vrai, les études linguistiques africaines donnent cependant, de nos jours, l'impression de tourner constamment en rond, pour autant que les langues africaines, anciennes et modernes, ne soient appréhendées, jusqu'ici, qu'au seul plan ethnographique, selon une logique synchronique "a-temporelle". Or, dès 1925, le grand comparatiste français Antoine MEILLET avait prédit que toutes les "langues nègres de l'Afrique" reposaient sur "une même langue originelle". L'ouvrage que voici marque assurément un tournant décisif dans le domaine linguistique africain. Il démontre, avec une méthodologie tout à fait sûre et une maîtrise tout aussi admirable des faits, que l'égyptien ancien, le copte et les langues négro-africaines modernes ont une origine commune. Ainsi la linguistique historique, à peine esquissée en Afrique noire, peut effectivement prendre naissance et essor, sur le continent africain, à partir de cet ouvrage de référence dont l'envergure scientifique honore, en vérité, la recherche africaine, et en fait, d'évidence, une encyclopédie de la linguistique générale africaine.
Il nous plaît de féliciter l'équipe mise en place, pour ses compétences, en vue de la rédaction de ce premier ouvrage de synthèse sur l'Histoire générale du Congo des origines à nos jours. Ce travail patriotique de science et de culture, de connaissance et de pédagogie, trouvera nécessairement, et toujours, grand accueil auprès de tous les Congolais et de tous les amis du Congo de par le monde. C'est un des fermes souhaits à la Nation que nous formulons à l'occasion de la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance de la République du Congo". Denis Sassou N'Guesso, Président de la République du Congo
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.