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Le sens de la lutte contre l'africanisme eurocentriste
Obenga Théophile
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782738499356
Entre la vision ou l'orientation des chercheurs africains et les idéologies des analystes européens au sujet de l'Afrique, de son histoire, de ses civilisations, de ses langues et de son avenir politique, le fossé se fait de plus en plus grand. D'un côté fonctionne le paradigme hérité de l'historiographie de Hegel qui a engendré le primitivisme ethnologique, les analyses et concepts tiers-mondistes ; de l'autre côté, le paradigme conçu par Cheikh Anta Diop, désormais à l'oeuvre, intensément, auprès de toute l'intelligentsia africaine mondiale. Autres désignations du paradigme ethnologique : africanisme, eurocentrisme, et autres tiers-mondes, etc. Le racisme est souvent nettement discernable dans les études africanistes eurocentristes. Aux USA notamment, le paradigme africain est connu sous le terme "d'afrocentricité", et non "d'afrocentrisme", comme aiment dire les africanistes. L'auteur examine scrupuleusement, sans passion, mais vigoureusement, en signe de réponse aux attaques virulentes des africanistes, le récent ouvrage collectif publié aux Editions Karthala et intitulé Afrocentrismes. L'Histoire des Africains entre Egypte et Amérique. Ce qu'il faut percevoir, à travers ces querelles universitaires, c'est la montée irrésistible, extraordinaire, globale, de la conscience historique et culturelle africaine, partout dans le monde, en vue de la Renaissance Africaine, tandis que recule, fatalement, l'africanisme, renouvelant sa ruse, mais incapable de faire une saine auto-critique et de reformuler, en conséquence, son discours post-colonial.
Si l'on distingue nettement l'accessoire de l'essentiel, le contingent de l'indispensable, il ressort que la dynamique de la renaissance africaine a pour finalité politique l'Etat fédéral africain, qui est véritablement, pour les générations africaines actuelles et futures, la seule issue. Ce texte vibrant et nécessaire présente, de façon claire et convaincante, ce que pourrait être la puissance de l'Etat fédéral africain à l'échelle continentale, dans l'urgence du monde contemporain.
Cet ouvrage marque un véritable tournant dans l'approche des études relatives à l'aire culturelle bantu, qui couvre l'Afrique centrale, orientale et australe. A l'initiative du Centre International des Civilisations Bantu (CI-CIBA), prés de cent chercheurs, regroupant presque toutes les disciplines en sciences humaines, ont ainsi exploré, selon des méthodes scientifiques dynamiques et interdisciplinaires, l'espace culturel bantu. Leurs études apportent des faits inédits concernant la genèse et l'essaimage des peuples de langue et de civilisation bantu dans toute l'Afrique subéquatoriale. Des faits nouveaux sont également acquis, ayant trait aux frontières linguistiques du monde banco. Parmi les nouvelles voies d'approche présentées, on peut noter que le monde bantu, jusque-là confiné au seul domaine des études linguistiques, émerge maintenant comme une aire culturelle globale avec toute sa profondeur historique, tous ses faciès particuliers et toute la richesse de son identité.
Le rôle éducateur de l'Egypte pharaonique vis-à-vis de la Grèce (ce qui n'est point un "mirage" intellectuel ou un "imaginaire" historique), l'Ecole d'Alexandrie avec tous ses savants (moment crucial du développement culturel et scientifique de l'humanité), les mots grecs d'origine égyptienne (encore en vie dans les langues modernes) : tels sont les thèmes et questions examinés dans cet ouvrage. Textes grecs des auteurs anciens, textes égyptiens, faits archéologiques, travaux pertinents de l'érudition contemporaine, méthodologies critiques interdisciplinaires, goût et sensibilité pour une culture générale solide, style clair et rigoureux : voilà qui donne à cet ouvrage toute sa force et sa magnifique envergure intellectuelle, sur des questions historiques si peu explorées, - l'histoire de la pensée humaine dans l'Antiquité méditerranéenne, d'un point de vue interculturel. Au lieu de "l'enfermement culturel" coutumier, l'auteur élargit au contraire nos perceptions et consciences, en montrant comment circulent et voyagent les faits de civilisation pour consolider finalement, la conscience culturelle planétaire de l'espèce humaine.
Il nous plaît de féliciter l'équipe mise en place, pour ses compétences, en vue de la rédaction de ce premier ouvrage de synthèse sur l'Histoire générale du Congo des origines à nos jours. Ce travail patriotique de science et de culture, de connaissance et de pédagogie, trouvera nécessairement, et toujours, grand accueil auprès de tous les Congolais et de tous les amis du Congo de par le monde. C'est un des fermes souhaits à la Nation que nous formulons à l'occasion de la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance de la République du Congo.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.