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La Belle et la Bête de Jean Cocteau, 1946. Une affaire de genre
Obadia Paul
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782343182841
De longue date loué pour la grande qualité de ses décors, de ses costumes et maquillages, de sa lumière, célébré pour le soin apporté à l'adaptation d'un conte fameux du XIXe siècle, LaBelle et la Bête que réalise Jean Cocteau au sortir du second conflit mondial est remarquable également pour les libertés, apparemment discrètes mais dans les faits profondément subversives, que le film prend avec son modèle littéraire. Quand celui-ci, en conformité avec ce que dispose l'ordinaire des contes, promeut, via un parcours semé d'embûches et comme récompense ultime, un bonheur conjugal que conditionnent la grande vertu, les qualités morales et la soumission du personnage de la jeune fille, le film de Cocteau vient bousculer l'édifice en livrant dans la relecture qu'il propose une redéfinition parfaitement différente du féminin autant que du masculin et de leurs rôles respectifs. D'autant plus notable dans les années d'après-guerre où une grande partie du cinéma français s'emploie à restaurer dans ses représentations et schémas un patriarcat dont les fondements ont été fortement ébranlés par les temps qui ont précédé, pareille redéfinition ouvre à l'inverse à un questionnement de fond sur la notion de genre. A travers une étude détaillée du film, l'ouvrage se propose d'envisager précisément la manière dont s'y opère la subversion du modèle patriarcal, sa mise à bas, et dont s'y dessine la perspective - ou, à l'époque, l'utopie - de nouveaux rapports entre les sexes.
Confronté dans le cours de films plus ou moins anciens à certaines transparences, à des toiles peintes ou autres effets notoirement visibles du même type, le spectateur contemporain, habitué qu'il est à ce qu'autorisent les plus sophistiqués des modernes effets spéciaux, déclare volontiers qu'en ces endroits au moins le film est mal fait, que la procédure est grossière, vieillotte, en définitive qu'il n'y croit pas. Majoritairement les procédures en question visent à dessiner un cadre, un décor, et il est vrai que les personnages qui sont censés s'y inscrire apparaissent souvent davantage comme se mouvant devant qu'à l'intérieur de l'espace ainsi livré, à rebours de ce que prescrivent les règles de la représentation réaliste. Ce sont ces modes d'appartenance que l'on se propose d'explorer ici.
Sorti sur les écrans en 1964, Marnie (Pas de printemps pour Marnie) est un film dont l'intrigue explore, parmi d'autres, les voies de la psychanalyse. De cette exploration certains critiques, outre-Atlantique comme en France, tinrent rigueur à Alfred Hitchcock, estimant que l'auteur s'y adonnait à une analyse sans précautions et livrait avec son film une approche sommaire de la discipline. En réalité, bien loin de se contenter de tenter une illustration de la démarche psychanalytique, Hitchcock en interroge plus sûrement, et de manière très critique, les fondements aussi bien que les effets. Improbable (introuvable ? ) romance amoureuse, Marnie se présente comme un objet sombre dans lequel le personnage-titre, lui-même objet d'étude, se voit progressivement dépouillé des maigres, et souvent illusoires, résistances qu'il tente d'opposer à son environnement spatial autant qu'humain. Dans la véritable entreprise de traque à laquelle elle est de fait soumise, Marnie verra son territoire, réel ou fantasmatique, aller s'amenuisant, son espace physique autant que mental se réduire de façon drastique. C'est à l'étude de cet espace, considéré donc au regard de Marnie et de ses mouvements, que se consacre en large partie l'étude.
Obadia Edouard ; Cha Olivier ; Maury Eric ; Boulan
Devant le développement grandissant des rapatriements sanitaires aériens médicalisés la mise en place d'une médecine spécifique est devenue indispensable. Elle conjugue les améliorations technologiques de la réanimation et de l'anesthésie la constitution d'une équipe médicale spécialisée et un transport aérien civil ou militaire adapté. Des contraintes particulières telles que les variations de pression dans la cabine en altitude l'absence de renfort médical possible en vol un espace confiné et une évaluation paraclinique très limitée à bord caractérisent cette médicalisation d'urgence. Cet ouvrage : - expose le cadre législatif et réglementaire lié au transport aéroporté ; - donne les clés de la prise en charge des pathologies des appareils circulatoire respiratoire neurologique et digestif ; - détaille les techniques et ressources nécessaires. Fruit du travail d'experts civils et militaires ce livre s'adresse à tous les médecins urgentistes anesthésistes ou réanimateurs et aux soignants impliqués dans le transport aérien médicalisé ainsi qu'aux médecins désireux de découvrir cette spécialité.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.