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Pas de printemps pour Marnie d’Alfred Hitchcock, 1964. L’espace de Marnie
Obadia Paul
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782336428819
Sorti sur les écrans en 1964, Marnie (Pas de printemps pour Marnie) est un film dont l'intrigue explore, parmi d'autres, les voies de la psychanalyse. De cette exploration certains critiques, outre-Atlantique comme en France, tinrent rigueur à Alfred Hitchcock, estimant que l'auteur s'y adonnait à une analyse sans précautions et livrait avec son film une approche sommaire de la discipline. En réalité, bien loin de se contenter de tenter une illustration de la démarche psychanalytique, Hitchcock en interroge plus sûrement, et de manière très critique, les fondements aussi bien que les effets. Improbable (introuvable ? ) romance amoureuse, Marnie se présente comme un objet sombre dans lequel le personnage-titre, lui-même objet d'étude, se voit progressivement dépouillé des maigres, et souvent illusoires, résistances qu'il tente d'opposer à son environnement spatial autant qu'humain. Dans la véritable entreprise de traque à laquelle elle est de fait soumise, Marnie verra son territoire, réel ou fantasmatique, aller s'amenuisant, son espace physique autant que mental se réduire de façon drastique. C'est à l'étude de cet espace, considéré donc au regard de Marnie et de ses mouvements, que se consacre en large partie l'étude.
Pour très différentes que soient, aux plans de la tonalité comme du contenu, les oeuvres de Jacques Tati et de Robert Bresson, elles partagent une similaire exigence. Celle-ci regarde autant à la facture des films qu'ils proposent qu'à ce qui, en parallèle, est attendu du spectateur dont les deux auteurs, chacun à sa façon, s'emploient à construire un regard neuf et lucide. "Fais apparaître ce qui sans toi ne serait peut-être jamais vu" : le mot de Robert Bresson extrait de ses Notes sur le cinématographe convient en ce sens à définir aussi bien le projet de l'auteur de ces lignes que celui de Tati. Cela établi, c'est un aspect particulier de ces oeuvres singulières qui intéresse l'étude qui est proposée ici. Les quatre films qui composent cette étude, tout divers qu'ils soient, s'articulent autour d'une période particulière qui court des années 50 à la fin des années 60. Au coeur des "Trente Glorieuses", cette période voit émerger la modernité telle que notre début de vingt-et-unième siècle la continue. Si l'ancrage des films de Tati dans la société française de l'époque s'impose d'évidence, celui des films de Bresson peut sembler plus discret, moins immédiatement sensible. Pour autant, à leur manière propre, ceux-ci également rendent compte d'une situation de l'homme contemporaine de leur réalisation. C'est cette situation, telle que les quatre films considérés ici en tracent le dessin, que l'on se propose d'approcher, situation qui fait aux êtres un paradoxal devoir : celui d'habiter un monde en voie de devenir inhabitable... ou d'ores et déjà devenu tel.
Maïmonide Obadia ; Maïmonide David ; Fenton Paul ;
Si au singulier elle est synonyme de cabale, la mystique juive est multiple comme le prouvent ces deux ouvrages représentatifs d'un courant spirituel encore trop mal connu. Exhumée des manuscrits de la Genizah du Caire, la théosophie des hassidim d'Orient dévoile progressivement ses mystères saisissants. Prétendue héritière d'une antique tradition ésotérique, elle contribue à l'éclosion de la cabale en Terre Sainte. A la fois philosophie et mystique, elle se situe à la confluence du soufisme islamique et du piétisme rabbinique, où tombent les voiles entre Israël et Ismaël. Secte syncrétiste et secondaire dira-t-on. Pourtant ses porte-parole sont les descendants directs du plus illustre champion du judaïsme rabbinique, Moïse Maïmonide (1135-1204), dont on a cru longtemps que l'oeuvre marquait la fin de la créativité juive en Israël. Ces deux traités traduits pour la première fois en français sont deux manuels spirituels issus de cette étonnante dynastie de dirigeants égyptiens. Exhortations ascétiques et itinéraires mystiques, ces écrits représentent la tentative la plus poussée d'une synthèse entre la musique islamique et l'éthique judaïque.
Une édition rénovée et enrichie rénovée - textes et exercices actualisés enrichie - des séquences systématiques d'expression écrite organisée en deux temps: - exercices d'entraînement aux techniques d'expression écrite - doubles pages incitant l'élève à la production de différents types de textes. Ce manuel actif et attrayant présente un enseignement complet de la langue française: Grammaire, Vocabulaire, Orthographe, Conjugaison et Expression écrite. Une progression en 30 unités de 4 ou 5 séquences chacune, permet de suivre en parallèle ces cinq champs disciplinaires fondamentaux de trimestre en trimestre et de semaine en semaine. Chaque séquence aide les élèves à observer les faits de langue et à dégager les éléments à retenir. Elle propose de nombreux exercices d'apprentissage et de consolidation. En complément du livre de l'élève: - Un cahier de travaux pratiques (à paraître) - Un fichier pédagogique pour le maître
Confronté dans le cours de films plus ou moins anciens à certaines transparences, à des toiles peintes ou autres effets notoirement visibles du même type, le spectateur contemporain, habitué qu'il est à ce qu'autorisent les plus sophistiqués des modernes effets spéciaux, déclare volontiers qu'en ces endroits au moins le film est mal fait, que la procédure est grossière, vieillotte, en définitive qu'il n'y croit pas. Majoritairement les procédures en question visent à dessiner un cadre, un décor, et il est vrai que les personnages qui sont censés s'y inscrire apparaissent souvent davantage comme se mouvant devant qu'à l'intérieur de l'espace ainsi livré, à rebours de ce que prescrivent les règles de la représentation réaliste. Ce sont ces modes d'appartenance que l'on se propose d'explorer ici.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.