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FBI : portés disparus. Une tristesse infinie
Obadia Paul
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782343087436
Diffusée sur le réseau CBS aux Etats-Unis de 2002 à 2009, FBI : portés disparus (Without a trace dans sa version originale) se distingue de la majorité des séries US qui lui sont contemporaines par bien des aspects. De tonalité résolument libérale, au sens étasunien du terme, elle accuse volontiers, au gré des quelque cent soixante épisodes qui la composent, le trait de ce qu'il est convenu de nommer le "rêve américain", en pointant tout à la fois les prestiges et les défaillances, les tares, en un mot, qui sont consubstantielles de ce rêve aux bien sombres accents. L'univers humain dont la série dresse le tableau n'est dans son ensemble pas moins sombre, les êtres que l'on y croise y formant une drôle de communauté que réunissent quelques syndromes plus particulièrement, le mal-être largement familial, le sentiment de culpabilité, de sorte que ce qui y rassemble (et fait se ressembler) est simultanément ce qui isole et sépare les êtres les uns des autres. Dans cet univers qui décline le principe d'une universelle et commune solitude, les policiers qui forment la brigade du FBI affectée à la recherche des personnes disparues ne sont pas en reste. Bien au-delà de la notification, conventionnelle dans la plupart des séries policières, de leur non indifférence à l'égard de ce sur quoi ils enquêtent, c'est une relation d'intimité essentielle, pour ainsi dire de projection, qui fonde le rapport des enquêteurs aux sujets de leurs enquêtes. De la sorte, il est bien possible que le motif de la disparition, qui est au coeur du dispositif de Without a trace, menace autant les policiers eux-mêmes que les personnes qu'ils recherchent, voire que dans les faits il les menace en priorité.
Confronté dans le cours de films plus ou moins anciens à certaines transparences, à des toiles peintes ou autres effets notoirement visibles du même type, le spectateur contemporain, habitué qu'il est à ce qu'autorisent les plus sophistiqués des modernes effets spéciaux, déclare volontiers qu'en ces endroits au moins le film est mal fait, que la procédure est grossière, vieillotte, en définitive qu'il n'y croit pas. Majoritairement les procédures en question visent à dessiner un cadre, un décor, et il est vrai que les personnages qui sont censés s'y inscrire apparaissent souvent davantage comme se mouvant devant qu'à l'intérieur de l'espace ainsi livré, à rebours de ce que prescrivent les règles de la représentation réaliste. Ce sont ces modes d'appartenance que l'on se propose d'explorer ici.
Sorti sur les écrans en 1964, Marnie (Pas de printemps pour Marnie) est un film dont l'intrigue explore, parmi d'autres, les voies de la psychanalyse. De cette exploration certains critiques, outre-Atlantique comme en France, tinrent rigueur à Alfred Hitchcock, estimant que l'auteur s'y adonnait à une analyse sans précautions et livrait avec son film une approche sommaire de la discipline. En réalité, bien loin de se contenter de tenter une illustration de la démarche psychanalytique, Hitchcock en interroge plus sûrement, et de manière très critique, les fondements aussi bien que les effets. Improbable (introuvable ? ) romance amoureuse, Marnie se présente comme un objet sombre dans lequel le personnage-titre, lui-même objet d'étude, se voit progressivement dépouillé des maigres, et souvent illusoires, résistances qu'il tente d'opposer à son environnement spatial autant qu'humain. Dans la véritable entreprise de traque à laquelle elle est de fait soumise, Marnie verra son territoire, réel ou fantasmatique, aller s'amenuisant, son espace physique autant que mental se réduire de façon drastique. C'est à l'étude de cet espace, considéré donc au regard de Marnie et de ses mouvements, que se consacre en large partie l'étude.
Ouvrage atypique et hybride, " Frisottis de vie " s'apparente à la fois au recueil de nouvelles et au journal intime. Le quotidien distillé sur un mode fantaisiste est le liant autour duquel s'articulent les propositions littéraires. Au fil des pensées et des réflexions, un lien se tisse avec le lecteur impliqué dans l'action. L'éventail des genres abordés est vaste (romantique, historique, psychologique, philosophique, réaliste, surréaliste, policier, aventure...) sans thème fédérateur, hormis le partage de la beauté des mots. Ouvrez vite le livre pour découvrir l'effervescence ébouriffée de brins de vie qui ondulent et s'entortillent de façon imprévisible...
Pour très différentes que soient, aux plans de la tonalité comme du contenu, les oeuvres de Jacques Tati et de Robert Bresson, elles partagent une similaire exigence. Celle-ci regarde autant à la facture des films qu'ils proposent qu'à ce qui, en parallèle, est attendu du spectateur dont les deux auteurs, chacun à sa façon, s'emploient à construire un regard neuf et lucide. "Fais apparaître ce qui sans toi ne serait peut-être jamais vu" : le mot de Robert Bresson extrait de ses Notes sur le cinématographe convient en ce sens à définir aussi bien le projet de l'auteur de ces lignes que celui de Tati. Cela établi, c'est un aspect particulier de ces oeuvres singulières qui intéresse l'étude qui est proposée ici. Les quatre films qui composent cette étude, tout divers qu'ils soient, s'articulent autour d'une période particulière qui court des années 50 à la fin des années 60. Au coeur des "Trente Glorieuses", cette période voit émerger la modernité telle que notre début de vingt-et-unième siècle la continue. Si l'ancrage des films de Tati dans la société française de l'époque s'impose d'évidence, celui des films de Bresson peut sembler plus discret, moins immédiatement sensible. Pour autant, à leur manière propre, ceux-ci également rendent compte d'une situation de l'homme contemporaine de leur réalisation. C'est cette situation, telle que les quatre films considérés ici en tracent le dessin, que l'on se propose d'approcher, situation qui fait aux êtres un paradoxal devoir : celui d'habiter un monde en voie de devenir inhabitable... ou d'ores et déjà devenu tel.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.