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Le mystère et les moeurs. Ecrits sur la littérature
O'Connor Flannery
RN
22,00 €
Épuisé
EAN :9791096562725
Qui était Flannery O'Connor ? Son oeuvre, ornée de figures grotesques taillées en haut relief, avec un art incomparable du détail caricatural, tout entière fondée sur la réalité de l'expérience, sans une ombre de moralisme ni de confession personnelle, ne permet guère de le deviner. Recueil posthume d'articles et de conférences regroupés selon quatre thèmes principaux (l'écrivain et son pays, l'enseignement de la littérature, la création artistique, le problème du romancier catholique), Le mystère et les moeurs éclaire singulièrement la personnalité de Flannery O'Connor, la perspective grotesque dans laquelle son oeuvre s'inscrit, la nécessité qu'elle eut de transposer sa vision catholique dans un monde protestant. Loin de chercher à élaborer une doctrine, ces écrits nous font découvrir le contexte littéraire, régional et religieux dont s'entoure son univers, un univers de violence et de la Révélation, où la Grâce divine n'apporte jamais la paix, mais le glaive ; un univers à la fois réaliste et prophétique, car "la vision du romancier est d'ordre prophétique" et le prophète, selon la belle formule de Flannery O'Connor, "le réaliste des lointains".
O'Connor Flannery ; Goffette Guy ; Coindreau Mauri
Résumé : " Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".
Petit-fils d?un évangéliste qui parcourait le Tennessee « portant Jésus dans la cervelle comme un aiguillon », Hazel Mates a résolu de devenir, comme son grand-père, un prêcheur ambulant, mais ce sera pour fonder une secte nouvelle: l?Église sans Christ. Refusant de croire au péché, il n?a que faire d?un Rédempteur. Son fanatisme d?illuminé fournit de faciles excuses à la libre satisfaction de ses pires instincts. Il finit, après avoir assassiné un faux prophète qui lui fait concurrence, par se brûler les yeux avec de la chaux vive, espérant apercevoir ainsi, dans les ténèbres, les vérités que lui cache son hérésie. Un jour d?hiver, la police le retrouve agonisant dans un fossé: les souliers pleins de pierres et de verre pilé et le torse ceint de fils de fer barbelés. Les agents ramènent son cadavre chez sa logeuse, Mrs Flood. Persuadée qu?il avait quelque argent, celle-ci avait rêvé de l?épouser.Parce que Flannery O?Connor, fervente catholique, estime que les évangélistes qui foisonnent aux États-Unis, surtout dans les États du Sud, font de la religion une indécente caricature, elle a, pour raconter l?histoire de Hazel Motes, employé le ton de la farce. Ses personnages ont quelque chose de guignolesque tout en restant profondément humains: Leora Watts, chez qui Hazel perd sa virginité; Asa Hawks, le faux aveugle, et sa fille Sabbath Lily; Onnie Jay Holy, l?évangéliste à la guitare, et son complice Salace Layfield; et surtout Enoch Emery qui a « la sagesse dans le sang ». C?est lui qui se charge de trouver pour Hazel un nouveau Christ qui ne sera pas fils de Dieu et ne donnera pas sa vie pour le rachat des pécheurs. C?est une momie qu?il vole dans un musée, installe dans sa table de toilette dont il a fait un tabernacle et finalement apporte à Sabbath Hawks, qui, parodiant la Nativité, la berce comme un enfant Jésus.Dans ces diverses scènes où la violence s?allie à un grotesque souvent proche des gags de cinéma, Flannery O?Connor stigmatise, en les concrétisant, les déformations sacrilèges que l?hérésie produit dans l?âme de quiconque s?écarte de l?orthodoxie catholique. Mais la pitié n?est pas absente de sa condamnation. Le sort tragique des évangélistes l?émeut, autant que leur pittoresque absurdité l?amuse. D?où la profondeur et la puissante originalité de La sagesse dans le sang.
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.
Ellul Jacques ; Garrigou-Lagrange Madeleine ; Qadr
Jacques Ellul a accordé au début des années 1980 à Madeleine Garrigou-Lagrange des entretiens passionnants et emplis d'intelligence. Il y parle de ses maîtres (Karl Marx, Calvin, Karl Barth et Kierkegaard), de ses amis (Bernard Charbonneau, Jean Bosc) ; il y parle de sa pratique de la dialectique et de sa curiosité insatiable ; il y parle de théologie, de sa foi en Jésus-Christ ; il y parle de politique, de Révolutions ; du communisme, du marxisme, de l'Eglise ; il y parle d'action, de sa maxime devenue célèbre (" penser globalement, agir localement), de ses engagements personnels (sa paroisse, la côte Atlantique) ; il y parle d'amour, d'humour et de foi. Ces entretiens sont immanquables pour tous ceux qui s'intéressent à la grande oeuvre prolifique de Jacques Ellul comme ceux qui voudront apprendre à le connaître davantage.
Les crises manifestes dans lesquelles nos sociétés se débattent remettent au premier plan les questions de morale et la possibilité de déterminer les principes d'une morale commune. Tout le monde commence à percevoir que le slogan "c'est mon droit", revendiqué par tout un chacun, nous mène droit dans un mur. Cet ouvrage propose en premier lieu de déterminer les fondements d'une morale commune qui pourrait valoir devant le tribunal de la raison. Il propose ensuite d'essayer de comprendre comment la morale se transmet et pour quelles raisons nous finissons le plus souvent par lui obéir, mobilisant pour ce faire les ressources de la psychanalyse, de la philosophie existentialiste sartrienne ou encore de la philosophie de Bergson. La troisième partie présente enfin une série "d'études de cas", c'est-à-dire des essais de morale appliquée.
L'univers a-t-il un sens, un but ou une intention ? Depuis la haute antiquité, les réponses données à cette question ont subi des évolutions notoires, mais aussi des revirements violents et profonds. De nos jours, nous vivons à nouveau une telle bifurcation majeure : notre vision du Tout, du cosmos, de l'univers est en train de se révolutionner radicalement sous l'effet de la physique contemporaine. Et si l'univers était en construction, comme un arbre qui pousse de l'intérieur ? Et si cet arbre-univers avait une âme, c'est-à-dire une force intérieure qui le pousse à pousser, qui le pousse à s'accomplir ? Et si cette force intérieure était d'une certaine manière ce que bien des traditions spirituelles appellent Dieu ? Voilà autant d'interrogations qui seront abordées ici depuis la perspective des philosophes anciens jusqu'aux développements les plus récents de la science.
Ce livre percutant a été écrit par Unamuno lors de son exil parisien douze ans après Du Sentiment Tragique de la Vie (1913). Il rappelle qu'Unamuno est avant tout un grand auteur européen, s'inscrivant dans la lignée de Pascal ou encore de Kierkegaard. Exilé aux Canaries par Primo de Rivera après avoir remis en cause le roi d'Espagne, Unamuno part pour la France où, dans la souffrance et la solitude, il rédige ce court essai qui prend pour objet la foi, entendu comme effort personnel et véritable et non comme pratique sociale. Rappelant avec finesse, érudition et force que, sans cet effort, sans ce combat et cette lutte permanents pour conquérir et reconquérir la foi et la vérité du christianisme, toute vie religieuse et spirituelle est vouée à la mort et à la disparition, il propose une inclination vers un ascétisme sans cesse renouvelé qui prend part au monde pour mieux le vivre.