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Rumeur, potin et parole oiseuse dans le théâtre contemporain d'expression française
Nutting Stéphanie
PU MONTREAL
28,01 €
Épuisé
EAN :9782760650442
Si le potin - et son proche parent, la rumeur - est une notion complexe, que l'on a tendance à banaliser, il l'est surtout en raison de sa nature fondamentalement performative. L'autrice en révèle ici l'étonnante polyvalence et la riche polyphonie dans un répertoire dramatique très varié. A travers cette lentille du théâtre, elle explore le tissu social en se concentrant sur les mécanismes du potin et de la rumeur - le discours "furtif" présent dans la réalité quotidienne autant que dans la dramaturgie - qui, tel l'épouillage animal, seraient intrinsèques à la création de liens et au fonctionnement même d'une communauté. L'autrice s'appuie sur la sélection d'une trentaine de pièces contemporaines écrites en français, jouées partout dans le monde, et fait la part belle à différents thèmes : inclusion et exclusion, potin érotique, mimèsis, conte et racontar, rumeur politique dans le théâtre africain, crise et ragot dans l'industrie du divertissement. De plus, afin d'approfondir la compréhension du concept, elle présente un tableau synoptique des mécanismes, une bibliographie étoffée et un index d'auteurs.
C'est dans le cadre d'une conception élargie du comportement - un comportement "à visage humain" - que l'auteur explore la motivation dans toute sa diversité et complexité. Trop longtemps, la psychologie scientifique s'est limitée à l'étude psychopathologique et psychophysiologique des "besoins", Ici, au contraire, les relations préférentielles que, dans son comportement, l'être humain établit avec son monde servent de point de départ à une théorie de la motivation intrinsèque et extrinsèque. Les besoins de croissance, d'auto-développement, d'interaction, de changement et de progrès y trouvent leur place fonctionnelle, à côté d'autres tels que l'altruisme, le plaisir et la motivation au travail, dans le contexte des relations biologiques, psychosociales et cognitives que l'individu entretient avec le monde.L'intégration de processus motivationnels et cognitifs, à l'intérieur d'un même fonctionnement comportemental, revêt la motivation humaine de plusieurs caractéristiques importantes, souvent négligées. Les processus par lesquels les besoins se développent et se concrétisent en projets d'action retiennent spécialement l'attention de l'auteur. La personnalisation des motifs en est l'effet direct, personnalisation qui, à son tour, est à la base de l'autorégulation et auto-évaluation de l'action.
Ce livre est une course sauvage: sexy, rapide et terrifiante, le contrepoint parfait à Lolita. En comparaison, Humbert Humbert est soumis et docile. Personne ne devra savoir à quel point vous avez aimé ce livre!" David Vann Celeste Price, 26 ans, est professeur dans un lycée de la banlieue de Tampa, Floride. Elle est mariée au beau Ford, un policier issu d?une famille aisée. Tous deux ont un charme fou, ils forment, à tous les égards, le couple parfait. Voilà pour les apparences. La réalité est beaucoup plus sordide. Celeste est en effet depuis très longtemps tourmentée par son goût particulier pour les adolescents. Dévorée par une passion de plus en plus incontrôlable, elle décide un jour de passer à l?acte et de séduire un de ses élèves. Sans se douter qu?elle entre ainsi dans un engrenage infernal aux conséquences terribles. Avec ce portrait à la première personne d?une femme qui entend rester libre de ses désirs, même les plus pervers, l?auteur prend le lecteur au piège entre l?empathie naturelle qu?il éprouve pour la narratrice et les actes irrépressibles de celle-ci. Proche des univers de Gillian Flynn ou de Mo Hayder, qu?elle pousse à leur paroxysme, Alissa Nutting nous offre un thriller pour le moins dérangeant qui a déclenché une véritable polémique lors de sa sortie aux États-Unis, et qui sera certainement ici aussi l?un des livres les plus controversés de ce début d?année. "Un regard provocant sur un sujet tabou: courageux et magnifiquement écrit!" Irvine Welsh
[... ] l'écriture de Jean Marc Dalpé fracture le silence, répète à qui veut l'entendre, jusqu'à la vocifération, la nécessité absolue de la voix, source de toute affirmation et de toute dignité". L'oeuvre riche et consacrée de Jean Marc Dalpé - trois prix du Gouverneur général - passe ici sous la loupe de dix-sept spécialistes, dont Lucie Hotte, François Ouellet, Dominique Lafon et Mariel O'Neill-Karch, et sous le regard de créateurs, dont Robert Dickson (prix du Gouverneur général). Il s'agit du premier examen en profondeur des trente ans d'écriture de Dalpé : son théâtre, sa poésie, ses romans et nouvelles. Les chercheurs étudient sa langue, "obscure, compacte, fulgurante" , et explorent les résonances culturelles et collectives de ce langage "pétri et poli" . Ils analysent le sous-texte, le riche non-dit et le tragique qui en émane, "sourd, brutal, invisible comme le vent et qui éparpille les êtres" . Ils se penchent sur les rapports de force entre les personnages, le noyau oedipien et la fiction du bâtard. Enfin ils définissent l'ouvrier d'un dire comme acteur social, dont l'influence agit sur les générations de créateurs qui ont suivi.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.