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Cinq amis de Dieu en un temps d'angoisse
Nuth Joan M,Sainte-Marie Alain
CARMEL
26,00 €
Épuisé
EAN :9782847131246
L'Angleterre du XIVe siècle a produit une extraordinaire floraison d'écrivains religieux. Richard Rolle, le plus prolifique, vécut aux environs de 1300 à 1349. Trois autres apparurent vers la fin du siècle : l'auteur anonyme du Nuage de l'InconnaLoance qui fut actif dans les années 1380 ; Walter Hilton, qui mourut en 1395-96, et Julienne de Norwich (vers 1342-1416). Quant à la fervente laïque Margerie Kempe (vers 1373-1440), elle dicta le récit de ses expériences spirituelles dans les premières années du XVe siècle. Ce livre se propose d'examiner l'héritage spirituel de ce groupe d'auteurs et de présenter la contribution qu'ils ont apportée à la tradition mystique chrétienne. Nous espérons qu'il pourra susciter l'envie d'aller plus avant dans la lecture de leurs écrits, et que certaines de leurs intuitions pourront nourrir la vie et la prière de nos contemporains.
Voici un spécimen de " livre de piété " élaboré au milieu du Siècle des lumières. Constitué de fragments de lettres, d'avis, maximes et conseils, c'est un recueil qui n'a ni centre, ni structure apparente mais du souffle et de la saveur; il réussit à créer de puissantes lignes de force qui, à la requête d'un désir de Lui constamment renouvelé, conduisent à " Dieu seul ". Son but est de soutenir l'exercice de la prière et celui de l'amour du prochain. L'un et l'autre ne vont pas sans combat. " Je ne veux point de jérémiades, je veux des âmes fortes... ". L'enjeu de ces " Lectures ", c'est la paix, le courage, l'expérience d'une existence jour après jour réconciliée. La personnalité de Jean-Pierre de Caussade, jésuite du XVIIIe siècle, donne à ces pages qui datent d'une époque révolue une curieuse actualité. Vigueur des convictions, qualités d'un style, patiente élaboration des conditions d'un plus réel abandon à la miséricorde de Dieu, en raison même de ce qu'Il est: le propos retient l'attention. Les destinataires de cet accompagnement spirituel n'existent que par leurs traits de caractère, leur désir de perfection et leurs questions sur les voies du progrès. On ne sait rien non plus des copistes ni des usagers de leurs ouvrages. Le texte qui nous arrive porte la marque d'un épistolier connu et la signature d'un guide sûr. Il peut devenir, aujourd'hui encore, trésor d'enseignements et d'agrément, comme il le fut sans aucun doute à l'origine.
Les capucins tirent au début du XVIIe siècle les infatigables ouvriers intérieurs de l'essor spirituel. Martial d'Etampes (1575-1635) fut l'un d'eux, représentant le plus remarquable de la seconde génération capucine, succédant de près à celle illustrée par Benoît de Canfield. Nous donnons l'admirable et bref Exercice du silence intérieur de pensée, de parole, et d'œuvre pour être toute unie et absorbée eu Dieu seul, selon deux versions, et nous le faisons suivre de L'exercice des trois doux amoureux et douloureux, un ouvrage plus ample destiné au cercle des religieuses capucines d'Amiens, les " filles de la Passion " dont il fut le confesseur à la fin de sa vie (le titre ne doit donc rien au dolorisme du siècle) : y apparaît pleinement la douceur d'un guide qui s'adresse aux pèlerins de la vie intérieure. Martial invite ses lecteurs d'hier et d'aujourd'hui à " plonger en Dieu comme des poissons dans l'eau ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.