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La grammaire de la signification. Querelle des fondements de la philosophie contemporaine du langage
Nsonsissa Auguste ; Nguimbi Marcel
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782343084459
Ce qui est dit est dit par ceux qui savent ce que parler veut dire. En choisissant de regrouper quelques considérations métalogiques sur les moments qui ont traversé l'histoire contemporaine de la philosophie contemporaine de l'esprit, en termes de nature et limites des représentations, valeur et portée de la théorie de la signification cognitive de Frege à Quine, cet ouvrage donne une idée de l'âge de la science logique, à la lisière de la sémantique et l'épistémologie. En restituant de manière critique la diversité des projets de ces derniers, ces lectures philosophiques font écho à la complexité des rapports entre logique et ontologie du sens. Elles posent donc le problème de la démarcation de la signification et de la représentation dans le débat contemporain de Quine avec Frege. Une telle clarté critique face à l'imprécision des mots au coeur des modèles représentationalistes, en alerte, présente néanmoins d'importantes difficultés épistémologiques. Elle ne manque pas de soulever une série d'objections, dont la suite des enjeux et des débats autour de la question de la signification qui est désormais confrontée à la thèse controversée défendue par les philosophes de la perception en la situant entre phénoménologie, grammaire philosophique et sciences cognitives.
Cet ouvrage aborde un thème épistémologique qui reflète l'orientation actuelle de la pensée scientifique chez Edgar Morin: la prise de conscience par les scientifiques contemporains de plus en plus accrue qu'une science n'est plus à même d'expliquer exactement la réalité dans sa complexité et qu'elle est invitée à s'ouvrir à d'autres perspectives non accessibles par sa propre méthodologie, mais plus conscients du fait que la rationalité scientifique n'est qu'une forme réduite de la rationalité. Le projet transdisciplinaire a pour but d'envisager la possibilité de concevoir ce qui relie les objets entre eux, les sujets entre eux et le développement de l'aptitude à contextualiser et à globaliser les savoirs. La disciplinarité, la pluridisciplinarité, l'indisciplinarité, l'interdisciplinarité, la poly-disciplinarité deviennent dans ce sens la quête de fondements de la transdisciplinarité et la transversalité épistémologiques chez Edgar Morin ayant pour tâche de fondre et non de confondre les connaissances humaines en un Savoir capable de relever le défi de la complexité.
Nsonsissa Auguste ; Nzaba Michel Wilfrid ; Bowao C
Comment peut-on ne pas penser à la "crisologie" ? Indice par excellence des savoirs modernes, de l'avenir de la raison et du devenir des rationalités, la crise n'engendre pas seulement la montée des incertitudes ; elle est aussi l'une des barbaries du contemporain qui exposent les sociétés libres à la difficulté du surgissement de l'humain et aux paradoxes de l'irrationalité.
La dynamique de la nature se situe à l'intersection de la physique et de la bio-épistémologie. Elle rend raison de la place cruciale que le vide occupe dans la nature et dans la vie. Elle révèle des arguments proposés par les philosophes classiques et non classiques relatifs à la philosophie naturelle. S'ouvrant sur une philosophie de la vie, dont la complexité naturelle contraste avec la simplicité des théories biophysiques classiques, cet ouvrage propose des éléments constitutifs de la philosophie interstitielle mise en évidence ici par rapport à l'énoncé canonique aristotélicien selon lequel le vide n'existe pas. Mais, qu'il s'agisse du rejet du vide ou de son omniprésence au sein de l'espace, la dynamique de la nature travaille à relier les connaissances scientifiques au moyen d'un principe d'interlocution dialogique qui associe complexité et phénomènes bio-physiques du vide ; non sans s'intéresser à la question difficile de vivre de mort et mourir de vie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.