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LE BON GOUT
NOYAU
CAHIER DESSINE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791090875821
Flaubert écrivait : " Il y a une chose qui nous perd, une chose stupide qui nous entrave. C'est ''le goût'', le bon goût. Nous en avons trop. " Et d'ajouter : " Aussi comme les grands maîtres sont excessifs ! Ils vont jusqu'à la dernière limite de l'idée. " Noyau ne déroge pas à ce principe. Un toréador combat des carcasses de taureau dans une chambre froide, un footballeur shoote sa propre tête, une danseuse étoile accouche en pleine arabesque, un vendeur de kebab découpe une femme nue sur sa broche, les Rois mages assistent bouche bée à l'échographie de Marie, Narcisse se mire dans l'obscurité de son fondement... Nous rions et nous tremblons en tournant ces pages : c'est notre propre prosaïsme, notre plate résignation au vulgaire d'aujourd'hui que Noyau dézingue à grands jets de gouache. Avec une rare clairvoyance, surtout. Dans ce véritable pamphlet sur la vie moderne, l'absurdité s'allie au grotesque, le pathos à la dérision, la finesse à la trivialité. Et, toujours, une virtuosité époustouflante, un art particulier de la composition, du cadrage, du corps, du décor, du détail.
Résumé : C'est au Japon que Noyau a dessiné ses premiers livres-objets. Dessiné ? Oui, mais avec les doigts trempés dans la gouache noire. Poses érotiques, explosions orales, anales ou génitales, il a fait danser ses personnages sur de grandes feuilles qu'il a assemblées en différents albums. Et chaque album, limité à un exemplaire unique, fut exposé dans une galerie, soigneusement refermé sur une table, pour surtout ne rien donner à voir. Car Noyau, pudique et secret comme tous les excessifs, s'ingénie à tout dissimuler ; mais ses livres s'ouvrent soudain et les voilà qui révèlent le fruit longtemps défendu d'un dessinateur virtuose.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Noyau pourrait très bien nous dessiner telle ou telle situation d'un trait noir, direct, sans chichis. Mais voilà, il ne se contente pas des codes éprouvés du dessin d'humour, il va chercher la composition la plus savante, le cadrage inhabituel, la plongée ou la contreplongée malaisée, sans parler du jeu subtil des surfaces et des matières. Et c'est précisément parce qu'il en appelle à cette extrême difficulté que s'offre à lui une autre vision des choses. La réalité prend des airs inédits : les voitures roulent sans roues, les portes s'ouvrent sur des murs, le chasseur ne chasse qu'avec ses gardes du corps, toute une ville brûle dans l'âtre de la cheminée, et les objets les plus variés se transforment en pain, croissant, biscuit. Pour bien nous faire sentir sa réalité à lui, il évoque quelques souvenirs d'enfance, en noir et gris, comme sur des photos d'autrefois. Il nous rappelle ainsi que son regard sur le monde ne date pas d'hier. C'est une longue histoire. Il fallait une virtuosité époustouflante pour que nous l'admettions.
Un siècle d'Art Suisse en un clin d'oeil. La carte du Musée Réduit présente l'ensemble de sa collection dans un format idéal pour les randonnées culturelles. Chacune des oeuvres, minutieusement contrefaite à la gouache puis encadrée avec soin, a été réduite et répertoriée afin de faciliter l'accès au patrimoine pictural helvétique à toutes et à tous.
De Gustave Courbet (1819-1877), chef de file de l'école réaliste, réformateur incontesté de la peinture moderne, artiste prolifique et largement commenté, on ne saurait imaginer qu'il reste des zones d'ombre à éclaircir. Et pourtant, le mystère qui entoure son activité de dessinateur a été jusqu'ici peu abordé, et cela s'avère d'autant plus surprenant que certains dessins sont absolument remarquables. Cet ouvrage propose pour la première fois une étude historique d'ensemble, des carnets de croquis aux dessins les plus aboutis, en passant par des académies et des esquisses préparatoires. Mêlant inédits et oeuvres célèbres, il ouvre la voie à une réévaluation du rôle du dessin dans l'oeuvre de Courbet. Sous la direction de Niklaus Manuel Güdel Avec la collaboration de Anne-Sophie Poirot et Philippe Clerc Préface de Louis-Antoine Prat Textes de Lonnie Baverel Pierre Chessex Petra ten-Doesschate Chu Philippe Clerc Nicolas Ducimetière Dominique de Font-Réaulx Niklaus Manuel Güdel Michael Jakob Leïla Jarbouai Jean-David Jumeau-Lafond Robert Kopp Ségolène Le Men Dominique Lobstein Emmanuelle Neukomm Isolde Pludermacher Séverine Petit Anne-Sophie Poirot Pauline Santschi Thierry Savatier Nathalie Strasser Cet ouvrage paraît à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Courbet et est le résultat d'un projet franco-suisse des institutions suivantes : Société Courbet, Musée Courbet, Musée Jenisch Vevey, Musée d'Orsay.
Le Livre blanc est un livre rare. Publié en 1970 à Milan, il n'a jamais été réédité ni traduit. On y découvre un Copi qui se soucie moins de noircir du papier que de souligner le silence des pages blanches. Et dans ce silence, il se fabrique un monde pétaradant dont il a le secret, comme ça, l'air de rien, au fil de l'inspiration - et quelle inspiration ! Est-ce un livre de prières, une bande dessinée, un conte, le début d'un roman, ou serait-ce le dernier acte d'une comédie ? C'est surtout un ouvrage inimitable : personne, probablement, n'avait écrit et dessiné avec autant de spontanéité, voire de désinvolture. Ce n'est plus un livre, c'est une improvisation théâtrale sur une scène de papier.
Résumé : Muzo pose sur la table une pile de carnets haute comme un petit homme. " C'est toute ma vie ", confie-t-il. Et ce sont des dessins par centaines, des esquisses, des astuces graphiques, des fantasmes ou des blagues. Tout un monde s'agite, un monde d'hommes et de femmes obsédés par le sexe, mangés par la peur, les caprices, les doutes. Muzo les observe, de loin, de près, devant, derrière, de bas en haut. Il ne s'en lasse pas. Parfois, pris de démangeaison, il les peint. Résultat : un livre très drôle et très méchant.
Dans les aventures d'Anna Sommer, il n'y a pas d'aventure. Tout peut donc arriver. Ainsi, elle nous entraîne dans sa vie la plus secrète, sans jamais recourir aux procédés habituels de la narration: l'intrigue, le suspense, le happy end... Elle va gratter là où il ne faudrait pas, dans le détail le plus infime, et relate une anecdote presque insignifiante, une phrase anodine, en visant toujours au juste milieu, là où l'innocence se partage avec l'effroi face à l'aventure - la vraie - d'exister, de grandir, de vieillir. Et c'est ici toute sa malice, son humour incomparable, son courage d'exprimer l'indicible. Les philosophes allemands diraient d'Anna qu'elle a une sacrée vision du monde (une Weltanschauung). Elle démontre aussi un talent exceptionnel à faire s'entrechoquer la bande dessinée la plus classique et l'art de l'immobilisme, de la suggestion. Provocation rare, par les temps qui courent.