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Au seuil de la mort. Discours de mourants dans le roman espagnol contemporain
Noyaret Natalie
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753509221
Si, pour être un être de fiction, le narrateur d'un récita cet avantage sur l'homme de pouvoir discourir jusque dans l'instant même de sa propre mort, le recours d'un écrivain à une telle pratique fait néanmoins figure de véritable tour de force. S'agissait-il avant tout d'aller sonder l'insondable comme pour mieux pouvoir dire l'indicible ou bien d'élargir le champ des possibles dans une perspective de renouvellement du roman espagnol ? Toujours est-il qu'un certain nombre d'écrivains espagnols - et pas des moindres - optent pour cette singulière solution énonciative tout au long des années quatre-vingt et au-delà. Sur la base d'un corpus constitué de cinq oeuvres majeures parues en Espagne entre 1981 et 1991 - Teoria del conocimiento de Luis Goytisolo, El caldero de oro de José Maria Merino, Beatus Ille d'Antonio Muiioz Molina, La Iluvia amarilla (La pluie jaune) de Julio Llamazares et La cuarentena (Barzakh) de Juan Goytisolo -, l'auteur de ce livre s'emploie à cerner les enjeux ontologiques, narratifs, esthétiques et idéologiques de la narration au seuil de la mort, dans une attention constante à la lettre et tout en s'interrogeant sur le rattachement de ces récits à une tradition. On cherche avant tout à percer le sens de cet intérêt pour une telle solution narrative à l'époque considérée, par la mise rapport des textes et de leurs auteurs avec un contexte historique précis : la période qui a suivi la Transition Démocratique, dont on peut ainsi mieux approcher l'imaginaire. On doit aussi à cet ouvrage de mettre en lumière toute la productivité littéraire de l'énonciation au seuil de la mort et son implication dans le processus de déconstruction/reconstruction d'une identité problématique du sujet contemporain, dans une diction fictionnelle de l'Histoire et dans la réflexion sur la création littéraire.
Pour se soigner, utiliser les plantes a été pendant plusieurs siècles la seule méthode. Aujourd'hui encore, de très nombreux médicaments sont fabriqués à base de plantes. Véritable initiation à la médecine douce, ce livre constitue un guide très complet : il commence par exposer les origines de la phytothérapie pour présenter ensuite les différentes plantes utilisées. Enfin, une vaste partie pratique propose des remèdes aux pathologies les plus courantes, sans oublier les maux spécifiques de la femme et de l'enfant.
Il existe des êtres immodestes et d'une certaine façon monstrueux qui expriment par leur génie toute la sensibilité, toute la volupté, tous les cris et toutes les ambitions du monde. Ceux-là atteignent à la gloire qu'aucune sentence ne peut humilier, que l'oubli ne peut flétrir et qui intimident même les plus sceptiques par le prestige de leur supériorité etsurtout parce que les siècles ne parviennent pas à les recouvrir de leurs cendres. Ils ennoblissent les consciences les plus frustes dans lesquelles ilss'insinuent à leur insu et leur ouvrent, avec les troubles et l'émulation qu'ils suscitent, les portes d'un univers où s'accomplit un prodige qui provoque le vertige: l'accès au monde mystérieux et sublime où l'obscurité s'illumine de tous les flambeaux de l'éternité. Quintessence du cosmopolitisme, aventurier, agent secret, escroc à ses heures, bien sûr séducteur et joueur, Casanova (1725-1798) occupe un des barreaux supérieurs de cette échelle des distinctions. Cette place, il lamérite, mais non pour les raisons triviales qui ont fait sa réputation. Ce n'est pas lui rendre justice, c'est même lui faire injure, que de le parangonner comme le modèle de tous les vices et de le réduire à la somme de ses dérèglements. Ses fabuleux Mémoires, l'Histoire de ma vie, ne sont pas seulement une grande odyssée et un témoignage exceptionnel sur l'Europe des Lumières, mais un monument de la littérature universelle. Ils n'épuisent pas son génie, qui accomplit aussi d'autres exploits qu'on ne saurait sans arbitraire négliger ou dédaigner. Ses ultimes paroles - "j'ai vécu en philosophe" - ne traduisent pas une simple revendication formelle d'identité, mais elles correspondent à un engagement, à un contrat avec lui-même et avec son siècle, susceptible de le guider vers les arcanes de la spéculation philosophique comme un Voltaire, un Diderot ou un Condorcet. S'il s'est constitué des titres sérieux à l'admiration des lettrés, Casanova s'est fait aussi l'avocat des causes que le XVIIIe siècle a soutenues, il a contribué au mépris des conventions et à la revendication de liberté. Témoin des Lumières, il en est en même temps l'un des acteurs. Rien de ce qui a préoccupé l'esprit de ses contemporains ne lui a été étranger. Biographie de l'auteur Directeur d'études honoraire à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, spécialiste éminent du XVIIIe siècle, Guy Chaussinand-Nogaret est l'auteur de nombreux ouvrages fondamentaux sur cette période: biographies (Mirabeau, Choiseul, Madame Roland, Le Cardinal Dubois, qui reçut le grand prix de la biographie de l'Académie française...) et travaux de synthèse sur la noblesse et les élites.
Fils naturel d'une nonne libertine, condamné au sort des enfants trouvés, Jean Le Rond dit d'Alembert acquiert très jeune la réputation de plus grand géomètre d'Europe; esprit facétieux, il enchante les salons par ses saillies burlesques et ses dons d'imitateur. Mais c'est la littérature qui fait de lui la grande figure du siècle des Lumières. Le "Discours préliminaire" de l'Encyclopédie, entreprise dont il assure la direction avec Diderot, lui vaut une gloire comparable à celle de Voltaire et l'amitié des "despotes éclairés", Catherine de Russie, Frédéric le Grand, qui tentent même de l'attirer chez eux. Après avoir investi les salons parisiens et les académies, d'Alembert devint le fédérateur du "parti philosophique", soutint avec ardeur la lutte contre les dévots s'engagea sur tous les fronts et dans toutes les querelles qui opposaient les gens de lettres et souvent leur valaient les foudres de l'autorité. Peu apprécié à la cour, il avait aussi des ennemis dans son propre camp. Ceux-ci réprouvaient ses idées radicales, ceux-là enviaient la position acquise par ses seuls mérites qui lui donnait le magistère sur le monde des sciences et des lettres, la quasi-totalité de ses pairs lui rendaient justice, mais ceux qu'il avait blessés lui vouaient une haine féroce, le qualifiaient d'usurpateur et le condamnaient pour son charlatanisme supposé: sa prétendue supériorité en géométrie lui aurait valu son triomphe dans la littérature, alors que sa renommée d'homme de lettres en aurait imposé aux mathématiciens... On lui reprochait aussi son despotisme et son esprit vindicatif. Ce dernier reproche était parfois justifié; mais si d'Alembert intrigua parfois, ce fut pour la cause, celle des Lumières, et nullement par ambition ou intérêt. Discret sur sa vie intime, il connut une passion publique qui ne s'éteignit qu'avec lui. Le couple d'Alembert-Julie de Lespinasse compte au nombre des idylles qui n'ont pas encore révélé tous leurs secrets. Au-delà des querelles, il reste son oeuvre: inséparable du caractère de l'homme partagé entre ironie et fureur, elle a suscité générosité et passion partisane et reste, à côté de celle de Voltaire, la manifestation la plus éloquente, le procès-verbal le plus explicite de l'exceptionnelle fermentation intellectuelle d'un siècle qui a voulu s'aventurer hors des territoires connus et labourer les terres vierges que son optimisme disputait aux fanatismes et au fatalisme. Biographie de l'auteur Directeur d'études honoraire à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, spécialiste éminent du XVIIIe siècle, Guy Chaussinand-Nogaret est l'auteur de nombreux ouvrages fondamentaux sur cette période: biographies (Mirabeau, Choiseul, Madame Roland, Le Cardinal Dubois, qui reçut le grand prix de la biographie de l'Académie Française...) et travaux de synthèse sur la noblesse et les élites. Il a récemment publié une biographie de Casanova (Fayard 2006).
Dérivé d'une figure qui hante l'imaginaire humain depuis plus de deux siècles, le vampirisme s'est laissé définir comme étant ce transfert d'énergie vitale d'un être à un autre, qui associe le sang, le sexe et la mort, et constitue la forme ultime de la domination ou du parasitisme. Fruit d'une récente recherche collective menée sur le mode de la transdisciplinarité, le présent ouvrage invite tout d'abord son lecteur à reconsidérer les origines et les fondements du vampirisme et à revisiter la riche tradition littéraire qui s'y rattache, pour lui proposer ensuite une large exploration des formes et des dimensions que le phénomène a pu revêtir dans les littératures et les arts - musique et cinéma en l'occurrence - jusqu'à aujourd'hui, avec une attention toute particulière sur le processus de vampirisation en lui-même et ses effets. En même temps qu'il dévoile quelques-uns des ressorts de la création littéraire et artistique, cet ouvrage engage à réfléchir sur la teneur de notre relation à l'Autre, et de notre rapport à la réalité.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.