
Le génie du mensonge
Affirmer une théorie et vivre le contraire, est-ce une contradiction, un mensonge, une folie, une liberté ? Rousseau écrit un traité d'éducation grâce à l'abandon de ses cinq enfants, Kierkegaard compose des textes religieux quand il vit en libertin, Beauvoir fonde la philosophie du féminisme tout en jouissant d'une relation servile à son amant américain, Foucault exalte le courage de la vérité et organise le secret sur son Sida, Deleuze hait les voyages et devient le philosophe du nomadisme? Qui sommes-nous lorsque nous pensons ? Plusieurs, sans doute, comme le montrent les penseurs qui s'inventent des personnalités multiples à travers leurs théories. Au lieu de dénoncer leurs erreurs ou leur hypocrisie, François Noudelmann étudie le plus complexe des mensonges, celui envers soi-même, à travers les angoisses, les fugues et les métamorphoses de ces philosophes au double je.
| SKU: | 9782315006427 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782315006427 |
|---|---|
| Titre | Le génie du mensonge |
| Auteur | Noudelmann François |
| Editeur | MAX MILO |
| Largeur | 153 |
| Poids | 490 |
| Date de parution | 20150924 |
| Nombre de pages | 330,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un tout autre Sartre
Noudelmann FrançoisRésumé : Se mettre sur les traces de Jean-Paul Sartre avec Arlette Elkaïm, sa fille adoptive, à partir de documents inédits, permet d'aller bien au-delà d'un reportage biographique sur sa vie privée. Cette enquête éclaire des aspects méconnus de l'écrivain, son romantisme refoulé, son goût du tourisme, ses penchants pour la rêverie, ses moments dépressifs aussi bien que sa gaieté et ses pitreries. Plus encore, cette relation révèle une autre politique de l'existence, différente de la grande politique avec ses déclarations, ses professions de foi et ses principes universels, qui furent les marqueurs de l'engagement sartrien. Elle fait entendre une tension entre l'engagé et le désengagé, entre d'un côté les devoirs et de l'autre les désirs, les fantasmes, les peurs. Sartre se réservait des pas de côté, des échappées vis-à-vis de ses engagements et prises de position les plus célèbres. François Noudelmann propose le portrait inattendu d'un être complexe et multiple.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

Les airs de famille. Une philosophie des affinités
Noudelmann FrançoisLes ressemblances de famille s'attachent à des motifs saugrenus: la forme d'un nez, un grain de beauté, une allure décidée, mais aussi un tempérament sexuel ou une maladie héréditaire. Relier des êtres qui se ressemblent - l'enfant à ses parents, l'animal à sa race - confirme l'ordre du monde. Chacun trouve sa place dans le déroulé des filiations. Mais parfois des formes louches dérogent aux apparentements naturels. L'imagination des femmes enceintes fut souvent alléguée pour expliquer ces bizarreries. Plus rigoureuses, les sciences du vivant s'employèrent à trouver la raison généalogique permettant de distinguer entre les semblables. Le siècle de Darwin, féru de typologies, inventa des familles d'oreilles et de crânes pour décrypter les physionomies saines ou criminelles. La codification des types est cependant menacée par l'extension infinie des airs de famille qui suggèrent un vertige: n'importe qui peut ressembler à n'importe quoi! Aux portraits robots ils opposent le flou photographique des visages. Wittgenstein s'en inspira pour modifier toute la grammaire des parentés. Lorsque ces airs sont aussi entêtants que des musiques, ils deviennent des affinités. Ce mot ancien désigne des échanges subtils entre des sujets, selon le milieu et l'occasion. Réactualisé par les sites de rencontres, il se réduit aujourd'hui à l'assortiment des mêmes goûts. Mais les affinités, au contraire, composent avec le dissemblable. Leurs voisinages magnétiques effrayèrent Kant et Goethe. Insidieuses ou fulgurantes, les affinités transportent une puissance de désaffinité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 € -

Le toucher des philosophes. Sartre, Nietzsche et Barthes au piano
Noudelmann FrançoisL'engagement de Sartre dans l'Histoire est connu, ses discussions avec Che Guevara, ses déclarations incendiaires contre la colonisation, ses harangues sur un tonneau de Billancourt... Sait-on qu'en pleine euphorie militante, Sartre réservait chaque jour du temps pour le piano? Il déchiffrait des partitions de Chopin ou Debussy. L'homme qui incarnait son siècle vivait des intensités et des rythmes secrets. Comment la philosophie s'accorde-t-elle à cette pratique en contrebande? Nietzsche, qui se rêvait compositeur plus que philosophe, adopta le piano comme son diapason, la table d'évaluation de ses idées, l'instrument de ses transfigurations intimes. Combattre Wagner, vaincre la lourdeur, épouser Lou, devenir méditerranéen... il joua sa vie sur le clavier, même pendant sa folie. Décider de vivre en musique engage le corps amoureux. Barthes le comprit, à l'écart des codes dont il était devenu le théoricien. Le piano lui offrit une échappée hors des discours savants. Musicien, il découvrit une autre érotique, tantôt berceuse enfantine, tantôt pourvoyeuse de pulsions. Le jeu musical transporte une gamme d'affects qui se prolongent dans la vie sociale et intellectuelle, de sorte que la pratique du piano ne laisse pas intact le reste des jours. Doigtés, allures, sensualités, tout se livre sur la touche. Biographie de l'auteur François Noudelmann, professeur à l'université Paris-VIII et "visiting professor" à Johns Hopkins University, a écrit plusieurs livres sur les fictions du temps. Il anime "Les vendredis de la philosophie" sur France Culture.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,25 €
Du même éditeur
-
Les invisibles. Révélations sur le business de la détresse
Toulouse Philippe ; Pascot PhilippeRésumé : C'est l'histoire héroïque d'un éducateur auprès des sans abris, qui dénonce la mainmise des barons politiques sur les associations pour détourner de l'argent et corrompre les élus. Dans ce récit haletant, l'auteur raconte son combat, les menaces de mort, les gardes à vue qu'il a subi pour le faire taire. Il en sort aujourd'hui en héros en faisant tomber le maire de la ville.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,90 € -
Les enfants de Terezin et le monstre à la moustache
Chardak HenrietteRésumé : A Terezín, de nombreux enfants ont chanté pour les cadres nazis et la Croix-Rouge. Ils furent utilisés comme outils de propagande, entre 1942 et 1944, pour faire croire au monde qu'Hitler avait offert un "paradis" aux Juifs... Seulement une centaine d'êtres innocents sur les 15 000 passés parce camp de transit ont survécu. Ela Stein Weissberger, déportée à 10 ans, est l'une des rares rescapées. Dans l'opéra Brundibár de Hans Krása joué dans le camp, elle tenait le rôle du Chat, l'animal rebelle qui s'attaque au monstre à moustache, avec l'espoir de gagner la guerre ! Son témoignage poignant redonne la parole à ces enfants courageux et pleins d'espoir qui ont laissé 4 500 dessins, journaux et poèmes à Terezín. Tel un road movie intérieur, l'auteur offre un récit parallèle : elle revient sur sa propre histoire familiale, son cheminement à la recherche d'Ela, ses anecdotes de tournage et s'adresse à tous les enfants et petits-enfants, visés par la haine.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,90 € -
Crimes sans châtiment. Affaire Bouaké, l'un des plus grands scandales de la Ve République
Balan Jean ; Malaussène Renaud deDébut 2020, s'ouvre à Paris le procès des deux pilotes qui ont bombardé le camp militaire français de Bouaké le 6 novembre 2004, faisant 9 morts et 34 blessés. Il s'agit d'un des plus grands scandales de la Vème République, impliquant trois ministres français. Me Jean Balan, le principal avocat des familles des soldats français lève le voile sur cette tragédie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,90 € -
Confessions d'un faussaire. La face cachée du marché de l'art
Piedoie Le Tiec EricRésumé : Les faux sont partout dans l'art, dans les musées, les salles d'exposition, les galeries, et cela pour une raison simplissime : ces chefs-d'oeuvre sont réalisés avec la complicité des maîtres eux-mêmes (parfois), de la famille des artistes quand ils sont décédés (très souvent), des experts et des galeristes du monde entier (tout le temps). " L'empereur " a réalisé des dizaines de milliers de faux, qui ont permis d'enrichir un grand nombre de marchands d'art. " Tout le monde savait ce que nous fabriquions à Nice, Copenhague, New York, Anvers, Shanghaï... mais tout le monde la fermait, car il y avait beaucoup d'argent à gagner ".ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,90 €
De la même catégorie
-
Pour comprendre Levinas. Un philosophe pour notre temps
Pelluchon CorineRésumé : Emmanuel Levinas a renouvelé en profondeur la philosophie, qu'il s'agisse de la définition de la subjectivité par la responsabilité, des implications politiques de cette conception du sujet ou de son insistance sur la corporéité, pensée comme vulnérabilité ou associée à une phénoménologie du "vivre de" et des nourritures. Dans un séminaire qui s'adressait à des étudiants en philosophie et à des soignants, Corine Pelluchon donne les clefs pour comprendre cette oeuvre exigeante et communique une expérience de pensée liée à la manière dont la réflexion et le style de Levinas l'ont bouleversée. Elle montre en quel sens il a inspiré ses propres travaux, qui prolongent et parfois discutent ses thèses, soulignant aussi l'actualité de Levinas, y compris lorsqu'on s'intéresse à des sujets sur lesquels il ne s'est pas exprimé, comme la médecine, l'écologie et le rapport aux animaux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
La notion de l'autorité
Kojève Alexandre ; Terré FrançoisRésumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,50 € -
L'oeil et l'esprit
Merleau-Ponty MauriceLa science manipule les choses et renonce à les habiter. Elle s'en donne des modèles internes et, opérant sur ces indices ou variables les transformations permises par leur définition, ne se confronte que de loin en loin avec le monde actuel. Elle est, elle a toujours été, cette pensée admirablement active, ingénieuse, désinvolte, ce parti pris de traiter tout être comme «objet en général», c'est-à-dire à la fois comme s'il ne nous était rien et se trouvait cependant prédestiné à nos artifices.Mais la science classique gardait le sentiment de l'opacité du monde, c'est lui qu'elle entendait rejoindre par ses constructions, voilà pourquoi elle se croyait obligée de chercher pour ses opérations un fondement transcendant ou transcendantal. Il y a aujourd'hui - non dans la science, mais dans une philosophie des sciences assez répandue - ceci de tout nouveau que la pratique constructive se prend et se donne pour autonome, et que la pensée se réduit délibérément à l'ensemble des techniques de prise ou de captation qu'elle invente. Penser, c'est essayer, opérer, transformer, sous la seule réserve d'un contrôle expérimental où n'interviennent que des phénomènes hautement «travaillés», et que nos appareils produisent plutôt qu'ils ne les enregistrent. De là toutes sortes de tentatives vagabondes. Jamais comme aujourd'hui la science n'a été sensible aux modes intellectuelles. Quand un modèle a réussi dans un ordre de problèmes, elle l'essaie partout. Notre embryologie, notre biologie sont à présent toutes pleines de gradients dont on ne voit pas au juste comment ils se distinguent de ce que les classiques appelaient ordre ou totalité, mais la question n'est pas posée, ne doit pas l'être. Le gradient est un filet qu'on jette à la mer sans savoir ce qu'il ramènera. Ou encore, c'est le maigre rameau sur lequel se feront des cristallisations imprévisibles. Cette liberté d'opération est certainement en passe de surmonter beaucoup de dilemmes vains, pourvu que de temps à autre on fasse le point, qu'on se demande pourquoi l'outil fonctionne ici, échoue ailleurs, bref que cette science fluente se comprenne elle-même, qu'elle se voie comme construction sur la base d'un monde brut ou existant et ne revendique pas pour des opérations aveugles la valeur constituante que les «concepts de la nature» pouvaient avoir dans une philosophie idéaliste.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
La faiblesse du vrai. Ce que la post-verité fait à notre monde commun
Revault d'Allonnes MyriamRésumé : L'irruption récente de la notion de "post-vérité", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité d'innombrables commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du "régime de vérité" de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des "vérités de fait" en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif. Loin d'enrichir le monde, la "post-vérité" appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 €








