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Refonder l'école catholique
Nordmann Jean-Daniel ; Schönborn Christoph
AD SOLEM
23,55 €
Épuisé
EAN :9782884820394
Alors que l'Éducation nationale s'arc-boute sur sa laïcité et que l'École catholique affiche sa mondanité, le moment semble être venu de s'interroger sur les fondements et les conditions d'une authentique École catholique. Loin d'être le prétexte à un repli communautaire ou identitaire, l'École catholique est avant tout un lieu de culture, où les lumières de la Révélation rejoignent l'expérience de la sagesse humaine pour constituer ensemble une anthropologie digne de l'homme et de sa finalité. Mais quelle finalité? La réponse implique une vision du monde différente selon que la perspective est "radicalement naturelle", comme dans l'École laïque, ou "naturellement surnaturelle", ainsi qu'il devrait en être dans l'École catholique. L'homme est un être de culture, appelé à faire de sa vie une ouvre nourrie au contact des livres, des sciences, de ce dépôt de sagesse acquis par l'homme au long de son cheminement dans l'histoire et transmis par l'école. Mais il est aussi, et avant tout, un être spirituel que sa soif de liberté et sa vocation portent au-delà des plates ambitions auxquelles le laïcisme militant veut de toutes ses forces le cantonner. Dans ce livre, le "catholicisme" de l'École ne relève pas d'une culture de sacristie mais d'un humanisme authentique, qui sait "ce qui est dans l'homme" parce que l'Incarnation de la Parole constitue la lumière essentielle, éclairant les rapports entre Dieu et le monde, la foi et la culture. C'est la conviction et la foi qui habitent l'auteur de ce livre, Jean-Daniel Nordmann, directeur de l'école La Garanderie, à Lausanne en Suisse. Ce livre est le fruit d'une longue expérience de l'enseignement, à la fois théorique et pratique. Il constitue un authentique traité de pédagogie chrétienne.
Enfant doué? Surdoué? Haut potentiel intellectuel? Au-delà des désignations diverses, la réalité de la "surdouance" a fait l'objet de nombreuses publications. Le présent ouvrage aborde cette question sous un angle spécifiquement pédagogique. Quelle pédagogie mettre en oeuvre? Une pédagogie qui ne se défausse pas constamment sur la mesure du talent ou du mérite de l'élève; qui reconnaît en chaque élève une manière particulière d'effectuer les actes de connaissance; qui vise au plus-être et non seulement au plus avoir. On reconnaît là les intuitions fondamentales du philosophe et pédagogue français Antoine de La Garanderie (1920-2010) dont les travaux, connus sous le nom de "gestion mentale", inspirent la recherche et la pratique de l'ecole La Garanderie à Lausanne. La proposition pédagogique formulée ici s'enracine donc à la fois dans les fondements théoriques de la gestion mentale et dans l'expérience quotidienne d'une école spécialisée dans l'accueil des enfants surdoués.
Conduite à la lumière de la philosophie de Taine, cette étude montre la cohérence d'une pensée qui analyse la littérature et les arts plastiques avec une rigueur logique empruntée aux sciences de la nature. Cette perspective montre l'originalité et la modernité de Taine, qui apparaît comme un fondateur des sciences humaines.
Résumé : Il y a péril en la demeure scolaire. L'oxygène manque aux professeurs comme aux élèves, tous asphyxiés par la "normose". À l'art subtil d'enseigner s'est substituée l'obsession de l'utile, du mesurable et de l'intégration. Le collectif et le souci d'harmonie relèguent au subalterne le sens de la personne singulière. Or l'élève est une personne que les auteurs distinguent de l'individu en ce qu'elle est irréductible aux normes et aux évaluations, fussent-elles légitimes. Aucun élève n'est comme un autre et dès lors que l'on fait de l'égalité la mystique du projet éducatif, on n'éduque plus, on dresse, on adapte, on formate et l'on meurt, ensemble et harmonieusement ! Ce "manuel" n'élabore aucune thèse. Il se contente de mettre en forme quelques réflexions tirées de cahiers de notes élaborées pendant des dizaines d'années d'enseignement. Il prend la liberté du ton familier, celui d'un "ancien" partageant avec un collègue plus jeune non pas des certitudes mais des convictions qui l'ont aidé à vivre.
Résumé : Bakou se pose des questions. Pourquoi sa mère pleure quand il lui demande ce qu'est l'amour fou ? Pourquoi son parrain l'emmène au musée et ne s'intéresse pas aux ?uvres qu'il voit ? Pourquoi il faudrait faire des études si les études ne servent à rien pour devenir intelligent ? À quoi ça sert de faire une guerre où il n'y a pas de vainqueur ? Pourquoi les adultes ont oublié qu'ils ont été des enfants ? Les adultes ont beaucoup de mal à lui répondre.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine